misterios

Géocaching

Loisir

6 min01/01/2024
Anúncio

Le géocaching est un loisir de plein air qui a transformé la planète entière en un gigantesque terrain de chasse au trésor. Son principe repose sur l'utilisation de la technologie de géopositionnement par satellite, communément connue sous le sigle GPS, pour localiser et dissimuler des caches dans des endroits variés à travers le monde entier. Une géocache typique se présente sous la forme d'un petit contenant étanche et résistant, renfermant au minimum un registre des visites — appelé logbook — et parfois de petits objets ou bibelots que les participants peuvent échanger.

Cette activité n'aurait jamais pu voir le jour avant le 1er mai 2000. À cette date, le gouvernement des États-Unis désactiva la disponibilité sélective du GPS, une restriction délibérée qui limitait jusqu'alors la précision des signaux GPS civils à une marge d'erreur de plusieurs dizaines de mètres. Une fois cette restriction levée, les récepteurs GPS grand public devinrent suffisamment précis pour permettre de localiser un objet caché avec une exactitude de quelques mètres à peine.

La première cache localisée par GPS et dûment documentée fut placée le 3 mai 2000 par Dave Ulmer, originaire de Beavercreek, dans l'Oregon, aux États-Unis. Les coordonnées géographiques de cette cache furent publiées sur le groupe de discussion Usenet sci.geo.satellite-nav, l'un des forums spécialisés de l'époque dans les questions de navigation par satellite. Dès le 6 mai 2000, soit trois jours seulement après sa mise en place, la cache avait déjà été trouvée à deux reprises, et Mike Teague, originaire de Vancouver au Canada, en avait consigné la découverte dans un journal en ligne.

Dans les premiers temps, cette activité naissante était désignée par ses pionniers sous le nom de GPS stash hunt, ou gpsstashing. Ce terme fit l'objet d'une discussion animée sur le groupe gpsstash du site web eGroups, devenu par la suite Yahoo! Groups. C'est lors de ces échanges que Matt Stum proposa de remplacer le mot stash — qui signifie en français « planque » ou « butin » et pouvait avoir des connotations négatives — par geocaching, terme qui combinait la notion de géolocalisation et celle de cache. Ce nouveau nom s'imposa rapidement et définitivement.

En 2000, trois entrepreneurs de Seattle — Jeremy Irish, Elias Alvord et Bryan Roth — fondèrent la société Groundspeak, qui allait devenir le principal acteur institutionnel de cette activité mondiale. Groundspeak gère notamment le site web Geocaching.com, qui répertoriait en septembre 2015 plus de deux millions sept cent mille géocaches actives à travers le monde. Un autre site de la même société, Waymarking.com, répertorie quant à lui les caches dites virtuelles ou les caches webcams, qui n'impliquent pas de contenant physique mais invitent les participants à documenter leur présence en un lieu particulier.

L'essor du géocaching fut considérablement accéléré par la popularisation des récepteurs GPS portables à partir du milieu des années 2000. Ces appareils, désormais vendus à des prix comparables à ceux des appareils photo numériques, devinrent accessibles au grand public. L'avènement des smartphones dotés de puces GPS intégrées amplifia encore cette démocratisation, permettant à des millions de personnes de pratiquer le géocaching sans équipement spécialisé particulier.

En 2013, plus de deux millions de géocaches avaient été répertoriées dans cent quatre-vingt-quinze pays sur les sites communautaires consacrés à ce loisir. En 2017, ce nombre avait dépassé les trois millions sur le seul Geocaching.com, couvrant plus de cent quatre-vingts pays. À titre anecdotique, l'une de ces caches se trouvait à bord de la Station spatiale internationale, témoignant de l'imagination sans limites des géocacheurs. On estime à environ sept millions le nombre total de personnes pratiquant cette activité à travers la planète.

Geocaching.com propose à ses membres plusieurs fonctionnalités communautaires, dont la possibilité de suivre le déplacement de certains objets d'une cache à l'autre — les travel bugs — et de publier des caches dont les coordonnées sont réservées aux abonnés payants. Un abonnement d'une trentaine d'euros par an ouvre l'accès à des options facilitant la pratique, comme le téléchargement en masse de coordonnées à injecter dans un récepteur GPS. La grande majorité des caches reste cependant accessible gratuitement via une inscription de base.

Dans les pays francophones, les pratiquants de cette activité sont généralement désignés sous les termes de géocacheurs, géochercheurs ou géotrouveurs. Au-delà du simple jeu, le géocaching est devenu pour beaucoup une façon originale d'explorer leur environnement, de découvrir des lieux insolites, de pratiquer la randonnée et de partager une passion commune à travers des plateformes communautaires actives sur tous les continents.

Anúncio
Anúncio

Lisez celle-ci et plus de 800 autres histoires dans l’app World in Stories — gratuit

Histoires en vidéo, shorts, mystères et « c’est arrivé un jour comme aujourd’hui ». Téléchargement gratuit, sans carte.

Télécharger l’app — gratuit

iPhone, iPad & Android • PT, EN, ES, DE, FR

Related Stories