Yves Cochet, né le 15 février 1946 à Rennes (Ille-et-Vilaine), est un homme politique et universitaire français.
Membre des Verts puis d'Europe Écologie Les Verts, il est par trois fois tête de liste aux élections municipales à Rennes, puis député du Val-d'Oise de 1997 à 2001 et de Paris de 2002 à 2011. Il est président du groupe de la Gauche démocrate et républicaine à l'Assemblée nationale durant ce dernier mandat. Il est député européen de 1989 à 1991 et à nouveau de 2011 à 2014.
Il est ministre de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement de juillet 2001 à mai 2002, dans le gouvernement Jospin.
Dans plusieurs de ses ouvrages, il soutient que nos sociétés industrielles se dirigent vers un déclin inévitable en raison de l'épuisement des ressources, des limites de la croissance et du changement climatique. Pour Cochet, le déclin est imminent et déjà engagé.
Yves Cochet est le fils d'Émile Raymond Cochet et de Juliette Marie Jacquette Bougouin. Ancien élève du lycée Saint-Vincent de Rennes, Yves Cochet, après des études de mathématiques, devient enseignant-chercheur à l’Institut national des sciences appliquées de Rennes (INSA de Rennes) en 1969. En juin 1971, travaillant avec Maurice Nivat, il soutient sa thèse de troisième cycle de mathématiques à l'université Rennes-I, intitulée « Sur l’algébricité des classes de certaines congruences définies sur le monoïde libre ».
Pendant ses études supérieures, il est président de l’UNEF-Sciences à la faculté de Rennes.
Dans les années 1970, les luttes des mouvements antinucléaires sont pour lui l’occasion d’adhérer à deux associations environnementalistes bretonnes : la SEPNB et Eau et rivières de Bretagne.
En 1973, il entre aux Amis de la Terre, dont il fonde le groupe rennais en 1977. Il participe ensuite activement à la candidature écologiste de l'élection présidentielle de 1981 (Brice Lalonde, 3,88 %).
En 1984, il fait partie des fondateurs des Verts, dont il est membre du Conseil national interrégional (CNIR). De 1984 à 1986, il est porte-parole, ainsi que de décembre 1992 à juin 1997.
Il est élu conseiller municipal de Rennes au premier tour lors des élections municipales de 1989, à la tête d'une liste qui remporte 13,98 % des suffrages exprimés. Il tente alors de s’opposer au métro de Rennes en défendant le tramway.
Il s’intéresse à l’idée de décroissance et est rapporteur lors du premier colloque mondial sur la décroissance, intitulé « Conference on Economics Degrowth, for Ecological Sustainability and Social Equity », les 18 et 19 avril 2008 à Paris.
Après plusieurs candidatures sans succès aux législatives en Bretagne et dans le Nord où il théorise le « nomadisme électoral », il est élu député du Val-d'Oise en 1997 ; il fait alors partie des sept premiers élus écologistes au Parlement français. Il est élu vice-président de l'Assemblée nationale.
En 2001, il signe la mise en accusation de Jacques Chirac initiée par Arnaud Montebourg puis retire sa signature en expliquant qu'elle pourrait empêcher sa nomination comme ministre par le président de la République.
Il devient ministre de l'Environnement et de l'Aménagement du territoire du gouvernement de Lionel Jospin en juin 2001, succédant à Dominique Voynet qui venait de démissionner pour pouvoir postuler au secrétariat national des Verts. Le 15 octobre 2001, il crée avec le ministre chargé de l'agriculture, Jean Glavany, l'Agence bio.
Considérant que sa circonscription du Val-d'Oise rendait sa réélection aléatoire[réf. nécessaire], il se « parachute » dans la 11e circonscription de Paris (une partie du 14e arrondissement). Le 16 juin 2002, il y est élu député pour la XIIe législature (2002-2007).
En 2005, il fait campagne pour le « oui » lors du référendum français sur le traité établissant une constitution pour l'Europe.
Candidat à l’investiture pour représenter les Verts à l’élection présidentielle française de 2007, Yves Cochet obtient le 21 avril 2006 à la primaire interne de son parti 28,33 % des votes des adhérents, contre 35,45 % pour Dominique Voynet, dépassant Cécile Duflot (23 %). Le second tour n’ayant pas réussi à départager les deux candidats (égalité des voix), un second vote est organisé en juillet 2006. Dominique Voynet le devance le 18 juillet de 57 voix et devient la candidate des Verts pour l’élection présidentielle de 2007.
Candidat à sa réélection de député en juin 2007, il l’emporte facilement au second tour face à l’UMP Nicole Guedj, avec plus de 57 % des suffrages exprimés.