Ce Jour-là

Yannick Agnel

Nageur français

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Yannick Agnel, né le 9 juin 1992 à Nîmes, est un nageur français spécialiste des épreuves de sprint, et de demi-fond en nage libre (du 100 m au 400 m).

Il est double médaillé d'or lors des Jeux olympiques de Londres de 2012 sur le 200 mètres nage libre et le relais 4 × 100 mètres nage libre avec ses coéquipiers Gilot, Leveaux et Lefert, et double champion du monde sur les mêmes distances à Barcelone en 2013. Surnommé « Le Squale » en raison de son féroce appétit de compétitions, il est resté longtemps le seul nageur français de l'histoire à avoir gagné deux titres au cours des mêmes Jeux olympiques. Léon Marchand dépasse sa performance en 2024.

Révélé tôt au niveau junior, il se distingue durant l'année 2009 en choisissant de nager avec un simple maillot de bain quand les autres nageurs français préfèrent utiliser les combinaisons en polyuréthane aux Championnats de France, alors que la polémique sur l'utilisation de ces produits est à son apogée, mais il retient également l'attention par ses performances remarquables pour son âge qui font de lui un espoir de la natation française. Dès l'année suivante, marquée par l'interdiction des combinaisons, il confirme les attentes en remportant son premier titre national individuel en grand bassin et en inscrivant son nom sur les tablettes des records de France des 200 et 400 m nage libre. L’année 2010 le voit également s'illustrer au niveau international en remportant son premier titre de champion d'Europe individuel sur 400 m nage libre à Budapest, et son premier titre de champion du monde en relais 4 × 100 m nage libre à Dubaï.

Le 29 juillet 2012, lors des Jeux olympiques 2012 à l'Aquatics Centre de Londres, il est le dernier nageur de l’équipe du relais français du 4 × 100 m nage libre, qui est sacrée pour la première fois dans l'histoire des Jeux ; il remporte en outre la médaille d'or sur 200 m nage libre le lendemain (devenant le cinquième champion olympique français de l'histoire dans une épreuve individuelle de natation), puis le 31 juillet termine le relais 4 × 200 m nage libre qui obtient la médaille d'argent derrière les États-Unis.

Il est l'actuel détenteur du record du monde du 400 mètres nage libre en petit bassin avec un temps de 3 min 32 s 25 et du record d'Europe du 800 m nage libre en petit bassin avec un temps de 7 min 29 s 17. Le 7 août 2016, à l'issue de son élimination d'entrée aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro, il met un terme à sa carrière internationale.

Yannick Agnel naît le 9 juin 1992 à Nîmes, d'un infirmier libéral et d'une directrice des ressources humaines en entreprise. Son prénom est choisi en hommage à Yannick Noah.

Il cite pour passions la politique, la littérature, la musique et la philosophie. Il passe un baccalauréat scientifique au lycée Don-Bosco de Nice, qu'il obtient avec la mention bien. Il étudie ensuite à Sophia Antipolis. Il mesure 2 m 02 et chausse du 50.[réf. nécessaire]

Par ailleurs, il est l'ambassadeur de la marque Le Coq sportif depuis 2012.[réf. nécessaire]

C'est dans sa ville natale qu'il commence la natation au sein du Nautic Club nîmois, à l'âge de 8 ans, après avoir auparavant essayé le tennis. En 2006, le nageur rejoint Nice et son club de l'Olympic Nice Natation.

Tenus en avril à Montpellier, les Championnats de France en grand bassin sont le théâtre de temps jamais réalisés à l'instar des barrières des 21 secondes sur 50 m ou des 47 secondes sur 100 m effacées par Frédérick Bousquet et Alain Bernard. Au cœur de la compétition, l'utilisation de combinaisons en matériaux plastiques entraîne nombre de polémiques. Mais tandis que la grande majorité des engagés se vêtent des dernières tenues, Yannick Agnel se distingue en ne portant qu'un simple maillot de bain, un choix qui éveille l'intérêt du public et des médias pour le nageur alors âgé de 16 ans. « J'ai toujours nagé en maillot et je ne vois pas pourquoi je changerais » assume-t-il alors, tout en reconnaissant avoir essayé une combinaison et remarqué son pouvoir flottant. Malgré ce choix a priori handicapant, il échoue de peu à atteindre la finale du 200 m nage libre en réalisant le dixième temps en demi-finale, ce après avoir battu son record personnel en séries en 1 min 50 s 03, nouvelle meilleure marque nationale cadet. Cette édition le voit par ailleurs conquérir son premier titre national élite en remportant le relais 4 × 200 m nage libre avec ses coéquipiers du club niçois.

En juillet se déroulent les Championnats d'Europe juniors à Prague où Yannick Agnel obtient ses trois premiers titres dans un grand championnat international. Malgré une première posture plus stricte, la Ligue européenne de natation autorise l'usage des combinaisons durant la compétition. C'est pourquoi, afin de placer toutes les chances de son côté, le nageur enfile pour la première fois en compétition un pantalon composé de plaques de polyuréthane. Titré sur 400 m nage libre en 3 min 48 s 17, deuxième chrono français de l'histoire derrière Nicolas Rostoucher, il remporte par la suite le 200 m en 1 min 47 s 02 devant le Russe Danila Izotov déjà sacré champion d'Europe seniors en petit bassin en 2008. Son temps constitue la deuxième performance française de l'histoire derrière le record de France d'Amaury Leveaux. Également aligné au sein des relais, il décroche une troisième médaille d'or au titre du 4 × 200 m — permettant la victoire des siens alors troisièmes avant sa prise de relais — ainsi que l'argent avec le 4 × 100 m nage libre. Sur 100 m nage libre, en revanche, il termine au pied du podium malgré un nouveau record personnel de 49 s 44.

La fin de l'année, synonyme de saison en petit bassin, débute par les Championnats de France organisés à Chartres. En l'absence d'Amaury Leveaux ou d'Alain Bernard sur 200 m nage libre, Yannick Agnel ne rencontre aucune difficulté à remporter son premier titre de champion de France élite. Il double même la mise sur 400 m nage libre en dominant Sébastien Rouault d'une seconde et demie. Grâce à ses deux succès, il peut honorer une première sélection en équipe nationale à l'occasion des Championnats d'Europe disputés quelques jours après à Istanbul en Turquie. Nageant avec un simple bermuda, il ne peut rivaliser avec les meilleurs et est éliminé dès les séries éliminatoires des 200 et 400 m nage libre.

L'année 2010 est marquée par un retour dans le temps puisque l'usage des combinaisons est interdit dès le 1er janvier. Pour les hommes, seul le traditionnel maillot de bain est désormais autorisé. C'est au début de février que le Français effectue sa rentrée à l'occasion d'une réunion tenue dans sa ville natale. Aligné sur trois courses, il prend la tête des bilans mondiaux sur 200 m nage libre et approche son record personnel sur la distance inférieure en 49 s 60, des performances à nuancer puisque réalisées tôt dans la saison. Il confirme pourtant un mois plus tard en améliorant son record personnel sur 200 m en 1 min 46 s 83, menaçant un peu plus le record de France de l'épreuve et subtilisant la meilleure performance mondiale de l'année au Sud-Coréen Park Tae-hwan (1 min 46 s 98). Quelques semaines plus tard ont lieu les Championnats de France en grand bassin qui déterminent les sélections pour les divers championnats internationaux prévus durant l'été. Yannick Agnel se signale tout d'abord sur 400 m en validant sa qualification pour les Championnats d'Europe séniors puisque médaillé d'argent derrière Sébastien Rouault. Sur 100 m, s'il descend pour la première fois sous les 49 secondes en demi-finale (48 s 99), il ne se classe que septième à près d'une seconde de Fabien Gilot en finale. Plus tard, il conquiert son premier titre national en grand bassin en remportant le 200 m, ce après avoir battu le record national en 1 min 46 s 35, soit 19 centièmes de seconde de moins que la référence d'Amaury Leveaux. Le précédent record national, établi en 2008 lorsque les premières combinaisons à plaques ont été utilisées, est le premier battu en 2010. À titre de comparaison, les observateurs évoquent alors le meilleur temps de l'histoire en maillot de bain sur la distance, propriété de l'Australien Ian Thorpe, l'ancien record du monde réalisé en 1999 en 1 min 46 s. Le nageur n'obtient cependant pas sa qualification pour l'Euro puisqu'il ne satisfait aux minima chronométriques exigés par la Fédération française en séries, d'où une polémique sur l'excès de zèle de cette dernière. Lors de celles-ci, il nage en effet 12 centièmes au-delà du temps demandé. Après ces « France », Agnel se concentre sur ses études et obtient un baccalauréat scientifique juste après avoir affronté l'Américain Michael Phelps à l'occasion de l'Open de Paris fin juin. Le nageur améliore alors de cinq centièmes de seconde son propre record de France du 200 m en 1 min 46 s 30. Nageur le plus rapide de l'année depuis les Championnats de France, le Français perd son record au profit du champion du monde en titre allemand Paul Biedermann au début de juillet.

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