Ce Jour-là

Willy (écrivain)

Journaliste, critique musical, romancier et traducteur français

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Henry Gauthier-Villars, dit Willy, né à Villiers-sur-Orge le 10 août 1859 et mort à Paris (15e arrondissement) le 12 janvier 1931, est un journaliste, critique musical et romancier français.

Il écrit sous son propre nom mais également sous divers pseudonymes, comme Gaston Villars, Jim Simley, Henry Maugis, Robert Parville ou Henry Willy et a recours à des prêtes-plumes dont l'écrivaine Colette.

Willy est le fils aîné de Jean-Albert Gauthier-Villars, qui dirige la maison d'édition Gauthier-Villars, mais il ne participe pas à l'entreprise[réf. nécessaire] : c'est son frère, Albert-Paul, qui prendra la succession.

Rencontre et vie conjugale avec Colette

Willy est, entre autres, l'amant de la femme d'Émile Cohl, Marie-Louise Servat, avec laquelle il a un fils, Jacques Henry Gauthier-Villars (né en 1889). Né d'une liaison adultérine, cet enfant est alors élevé par une nourrice à Châtillon-sur-Loing lorsqu'il commence à fréquenter Colette de 15 ans sa cadette. Il l'épouse le 15 mai 1893 à Châtillon-sur-Loing celle-ci étant âgée de vingt ans et lui trente-quatre. Le couple s’installe à Paris, quai des Grands-Augustins, dans la garçonnière d'Henry, au-dessus de la maison d'édition familiale. En 1901, Colette et son mari déménagent 93, rue de Courcelles (Paris), dans un atelier d'artiste au 6e étage, « torride en été, glacial en hiver ». Ils quittent cet appartement dès 1902 pour s'installer au 177 bis.

Selon l'universitaire Carmen Boustani, Henry Gauthier Villars a eu recours aux services de prête-plumes compte tenu de son manque de talent littéraire et du fait que ce statut étant fréquent durant la Belle Époque par nécessité matérielle et où la culture du pseudonyme et du travestissement étaient assumées. En effet, Henry Gauthier Villars est l'un des hommes les plus influents de la vie intellectuelle parisienne : boulevardier, écrivain, critique musical. Ainsi, il signe une centaine d'ouvrages (dont les six premiers romans de Colette) mais fait travailler de nombreux prête-plumes : Jean de Tinan, Marcel Boulestin, Curnonsky, Paul-Jean Toulet, Lugné-Poe, Tristan Bernard, Francis Carco, Émile Vuillermoz, etc. Jules Renard écrira d'ailleurs dans son journal, à la date du 21 janvier 1905, « Willy ont beaucoup de talent ». Erik Satie s'est un jour opposé en duel à Willy.

Peu de temps après son mariage, Willy encourage Colette à se lancer en écriture en lui déclarant « Vous devriez jeter sur le papier des souvenirs de l'école primaire. N'ayez pas peur des détails piquants, je pourrais peut-être en tirer quelque chose, les fonds sont bas ». Ainsi des conditions matérielles qu'elle qualifie d'inconfortables, Colette écrit la série des « Claudine ». Usurpant ses droits d'auteurs, Willy vend les droits des Claudine à ses éditeurs sans son autorisation. Elle ne le lui pardonnera jamais. Elle dira de ce personnage étonnant : « Je le trouve d'une taille, et d'une essence, à inspirer et à supporter la curiosité. Ce qu'il faudrait écrire, c'est le roman de cet homme-là. ».

Le 1er mai 1905, le couple se sépare. Ils divorcent en 1910. Le 22 mars 1909, Willy autorise les éditions Ollendorff à modifier la signature des Claudine, permettant ainsi à Colette de faire reconnaitre ses droits d'auteur tout en utilisant le nom « Colette Willy » jusqu'à son mariage avec Jouvenel, où elle adopte le nom de « Colette ».

En 1911, Willy épouse l'actrice et écrivaine Marguerite Maniez.

« Les derniers jours de Willy sont difficiles. La souscription lancée en 1929 par les amis de Willy, recueille quatre mille francs. Colette, sollicitée, refuse d’y participer. Mais Willy a eu un bel hommage posthume : trois mille personnes suivent son convoi mortuaire. »

Il meurt en 1931, à soixante-et-onze ans. Il est inhumé au cimetière du Montparnasse (10e division).

Les romans de Colette ne sont pas inclus dans cette liste.

P'stt ! vaudeville en 1 acte, avec André Trémisot, Paris, Théâtre des Mathurins, 9 janvier 1904

Le Friquet, pièce en 4 actes, d'après Gyp, Paris, Théâtre du Gymnase, 30 septembre 1904

Allo…263-69, revue en 2 actes, avec Mathonnet de Saint-Georges, 1908

La Petite Jasmin, comédie en 3 actes, avec Georges Docquois, Paris, Théâtre Impérial, 20 septembre 1912

L'Homme sandwich, pièce écrite en collaboration avec José de Bérys, Paris, Théâtre Moderne, 1920

La Vie privée d'un prince allemand au XVIIe siècle. L'Électeur palatin Charles Louis, (1617-1680), avec F. Aussaresses (1926)

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