Ce Jour-là

William Henry Harrison

Militaire et homme d'État américain

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William Henry Harrison (/ˈwɪljəm ˈhɛnɹi ˈhæɹɪsən/), né le 9 février 1773 à la plantation de Berkeley (colonie de Virginie) et mort le 4 avril 1841 à Washington, D.C., est un militaire et homme d'État américain. Membre du Parti whig, il est le 9e président des États-Unis, en fonction du 4 mars 1841 jusqu'à sa mort, un mois plus tard, devenant ainsi le premier président à mourir en exercice et celui au mandat le plus court de l'histoire américaine. Sa disparition soudaine, provoque une brève crise constitutionnelle et établit un précédent décisif en matière de succession présidentielle.

Originaire d'une famille aisée de Virginie, Harrison étudie brièvement la médecine avant d'intégrer l'armée. Il commence sa carrière militaire à la fin des années 1790 dans le territoire du Nord-Ouest, où il participe aux campagnes contre les nations amérindiennes. De 1798 à 1799, il est secrétaire du territoire, puis premier délégué au Congrès de 1799 à 1800. En 1801, il est nommé gouverneur du territoire de l'Indiana, poste qu'il occupe pendant douze ans.

Il se distingue en 1811 à la bataille de Tippecanoe, remportée contre la confédération amérindienne menée par Tecumseh, ce qui lui vaut le surnom de Old Tippecanoe (« le Vieux Tippecanoe »). Pendant la Guerre anglo-américaine de 1812, il commande les troupes américaines dans le Nord-Ouest et obtient une victoire décisive à la bataille de la rivière Thames (1813), qui met fin à la résistance britannique et amérindienne dans la région des Grands Lacs.

Après la guerre, Harrison s'installe dans l'Ohio, où il devient représentant fédéral en 1816, puis sénateur en 1824. Nommé ministre plénipotentiaire en Grande Colombie en 1828, il rencontre Simón Bolívar et défend auprès de lui les principes du gouvernement représentatif. Bien qu'il s'installe dans un État libre, Harrison ne remet jamais en cause le principe de l'esclavage. Durant son mandat de gouverneur du territoire de l'Indiana, il plaide à plusieurs reprises pour l'introduction de cette institution dans la région, estimant qu'elle favoriserait son développement économique. Retiré ensuite dans sa ferme de North Bend, il y mène une vie d'agriculteur, avant de revenir sur le devant de la scène politique à la faveur de l'élection présidentielle de 1836, où il échoue, puis de l'élection de 1840, qu'il remporte largement sous la bannière du Parti whig.

Son décès, survenu un mois seulement après son entrée en fonction et dû à une pneumonie contractée peu après son discours d'investiture, marque la création d'un précédent constitutionnel : la Constitution ne précisait pas alors si le vice-président devait devenir président à part entière ou simplement assurer l'intérim. Son vice-président, John Tyler, se rend à la Maison-Blanche, prête serment comme président et revendique pleinement le titre ainsi que les pouvoirs de la fonction, ce que le Congrès reconnaît quelques semaines plus tard. Ce principe, qui définira la gestion des futures successions, ne sera formalisé qu'avec l'adoption du 25e amendement en 1967.

William Henry Harrison naît le 9 février 1773 à la plantation de Berkeley, dans le comté de Charles City, dans la colonie de Virginie, alors en Amérique britannique. Il est le plus jeune fils d'une fratrie de sept enfants et ses parents, Elizabeth Bassett et Benjamin Harrison V, appartiennent à une influente famille de planteurs. Harrison est le dernier président américain né sujet britannique avant l'indépendance des États-Unis. Son père fut délégué au Congrès continental de 1774 à 1777 et il signa la Déclaration d'indépendance avant de devenir gouverneur de Virginie de 1781 à 1784. Le frère aîné de William, Carter Bassett Harrison, fut élu à la Chambre des représentants.

En 1787, alors âgé de 14 ans, Harrison entra à l'école presbytérienne de Hampden Sydney où il apprit le latin et le français. Il y resta jusqu'en 1790 avant d'y être retiré par son père épiscopalien, peut-être du fait d'un renouveau religieux ayant lieu à l'école. Il étudia brièvement dans le comté de Southampton et il se serait alors peut-être rapproché des quakers et des méthodistes abolitionnistes de l'école. Furieux, son père, qui était favorable à l'esclavage, l'envoya à Philadelphie chez le commerçant Robert Morris, probablement du fait des études de médecine dispensées dans la ville. Harrison entra à l'université de Pennsylvanie en 1790 où il étudia la médecine avec Benjamin Rush même si, comme il l'expliqua à son biographe, cela ne l'intéressait pas vraiment. À la mort de son père en 1791, Harrison n'avait plus d'argent pour financer ses études et il fut laissé sous la garde de Morris.

Le gouverneur Henry Lee de Virginie, un ami du père de Harrison fut informé de sa situation de pauvreté et le persuada de s'engager dans l'armée. Harrison fut enrôlé en tant qu'aspirant dans le 11e régiment d'infanterie de l'armée américaine et fut envoyé à Cincinnati dans le territoire du nord-ouest où l'unité était engagée dans la guerre amérindienne du Nord-Ouest.

Le général « Mad Anthony » Wayne prit le commandement de l'armée occidentale en 1792 en remplacement d'Arthur St. Clair après la catastrophique bataille de la Wabash. Harrison fut promu lieutenant durant l'été grâce à son respect strict de la hiérarchie et l'année suivante, il servit comme aide de camp. C'est sous l'influence de Wayne qu'Harrison apprit à commander une armée sur la « Frontière ». Harrison participa à la victoire décisive de Wayne lors de la bataille de Fallen Timbers en août 1794 qui mit fin au conflit. Après la guerre, Harrison fut l'un des signataires du traité de Greenville de 1795 qui ouvrait l'Ohio à la colonisation.

À la mort de sa mère en 1793, Harrison hérita d'une portion de la propriété familiale incluant environ 12 km2 de terres et plusieurs esclaves. Comme il était toujours dans l'armée à ce moment, Harrison vendit ses terres à son frère.

En 1795, Harrison rencontra Anna Symmes originaire de North Bend dans l'Ohio. Elle était la fille du juge John Cleves Symmes, une figure importante dans l'État et un ancien représentant au Congrès de la Confédération. Harrison demanda la main de sa fille au juge qui lui refusa. Harrison attendit que Symmes soit en déplacement et Anna et lui s'enfuirent et se marièrent le 25 novembre 1795. Inquiet de la capacité financière de Harrison à soutenir sa famille, Symmes vendit 65 ha de terres à North Bend au jeune couple. Ils eurent dix enfants dont neuf arrivèrent à l'âge adulte. Anna était fréquemment malade du fait de ses nombreuses grossesses mais elle survécut 23 ans à son mari et mourut le 25 février 1864 à l'âge de 88 ans.

Les historiens considèrent également qu'Harrison eut six enfants avec une esclave appelée Dilsia. Durant sa campagne présidentielle, il ne voulut pas avoir d'« enfants esclaves bâtards » autour de lui et il en confia quatre à son frère qui les vendit à un planteur de Géorgie. Harrison est ainsi l'arrière-grand-père de Walter White, un militant des droits civiques qui fut président de la National Association for the Advancement of Colored People de 1931 à 1955.

Harrison quitta l'armée en 1797 et commença à faire campagne pour un poste au sein du gouvernement du territoire du Nord-Ouest. Avec l'aide de son ami, le secrétaire d'État Timothy Pickering, il fut recommandé pour remplacer le secrétaire sortant du territoire. Il fut nommé à ce poste, au cours duquel il agit en tant que gouverneur durant les fréquentes absences d'Arthur St. Clair

Harrison avait de nombreux amis dans les cercles supérieurs de la société et il se fit rapidement une réputation de chef. Le Congrès avait voté une législation qui augmentait le prix des terrains, une décision critiquée par de nombreux habitants du territoire et lorsque Harrison fit campagne pour le Congrès, il annonça qu'il allait modifier la situation pour encourager l'émigration dans le territoire. En 1799, Harrison, âgé de 26 ans, battit le fils d'Arthur St. Clair et devint le premier délégué du territoire au Congrès. Son mandat dura du 4 mars 1799 au 14 mai 1800 mais en tant que délégué d'un territoire et non d'un État, il n'avait pas le droit de vote même s'il pouvait participer aux comités, soumettre des textes de loi et débattre.

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