Wallis Simpson, née Bessie Wallis Warfield le 19 juin 1896 à Blue Ridge Summit (Pennsylvanie), et morte le 24 avril 1986 à Paris (France), épouse Spencer (1er mari) puis Simpson (2e mari), est une personnalité et socialite américaine. Elle reçoit le titre de duchesse de Windsor dès son mariage en juin 1937 avec l'ancien roi du Royaume-Uni Édouard VIII, devenu duc de Windsor après son abdication en 1936 pour l'épouser.
Wallis Simpson est issue de deux familles de notables du Sud des États-Unis.
Son père, Teackle Wallis Warfield, originaire du Maryland est le cadet d'une famille d'origine anglaise établie aux États-Unis depuis 1662. Elle compte en son sein un gouverneur du Maryland, Edwin Warfield ; sa mère Alice Montague, originaire de Virginie est la fille de William Latane Montague, un homme d'affaires et ancien agent de change, et de Sally Howard Love.
Lorsque les futurs parents de Wallis Simpson se rencontrent, leurs familles sont hostiles à leur relation car Teackle Wallis Warfield est tuberculeux depuis son plus jeune âge. Mais Alice se trouve enceinte et pour éviter un scandale, le couple est obligé de se marier discrètement le 19 novembre 1895 dans le salon du pasteur de la ville.
Wallis Simpson naît le 19 juin 1896 à 22 h 30 à Squaw Cottage, un pavillon en bois de l'hôtel Monterey Inn situé à Blue Ridge Summit (Pennsylvanie) une station de montagne du comté de Franklin, en Pennsylvanie, près de la ville de Hagerstown. Selon la tradition sudiste, elle reçoit un double prénom.
Son père meurt quatre mois plus tard. Sa mère s'installe dans la demeure familiale des Warfield sous la tutelle de sa belle-mère Anna Warfield (née Emory) et de son beau-frère Solomon Davies Warfield (dit « oncle Sol »), le patriarche de la famille Warfield. Brillant et célibataire, il est receveur général des postes de Baltimore, directeur d'une compagnie de chemins de fer, de plusieurs manufactures, ainsi que le propriétaire de plusieurs dizaines de brevets, ce qui le place à la tête d'une fortune estimée à 3 millions de dollars. Wallis vit grâce à sa protection et sous son toit, entourée de domestiques.
En 1902, sa tante Bessie Merryman (née Montague), devenue veuve, accueille la mère et la fille dans sa maison de Baltimore que fréquente l'écrivain Upton Sinclair. La même année, la fillette fait ses débuts à l'école.
En 1906, « oncle Sol » lui finance les cours d'Arundel School. À cette école, elle fait la connaissance de Charlotte Noland, professeur de gymnastique qui organise des camps d'été dans sa propriété de Burland, où les enfants découvrent la vie en plein air. Elle garde cependant, durant cette période, un lien avec ses oncles et tantes, à qui elle rend visite, tantôt chez les Warfield tantôt chez les Montague.
En 1907, sa mère se lie avec John Freeman Rasin, le fils aîné du chef du parti démocrate de Baltimore et déménage. Ils se marient en 1908. La même année, sa mère sous-loue des chambres dans Preston Street et fait même table d'hôte pendant un moment.
En 1911, Wallis Simpson entre à Oldfield School, une école austère où les jeunes filles lisent surtout la Bible, et dont il n'est possible de sortir que deux week-ends dans l'année ; un pensionnat destiné à former de futures épouses d'hommes du grand monde, et qui est l'école de filles la plus chère de l’État. La scolarité est payée par l'oncle Sol. Wallis Simpson s'y fait deux bonnes amies : Renée Dupont de Nemours et Mary Kirk, et continue chaque été à se rendre au camp de Miss Noland.
En 1913, la mort de son beau-père John Rasin replace sa mère dans une situation précaire.
En 1914, à sa sortie d'Oldfield School, sa préoccupation est désormais de se trouver un mari. Wallis Simpson va alors de mondanités en mondanités, parrainée par « oncle Sol » ainsi que par une tante, Lelia, qui réside à Washington. Elle enchaîne les bals, les soirées, et les déjeuners entre Baltimore, Washington et la Virginie, comme à l'université de Princeton ou à l'Académie navale d'Annapolis. Le riche Carter Osborne la courtise vainement.
Fin 1915, à la mort de sa grand-mère Anna Emory, Wallis Simpson est obligée d'observer le deuil, interrompant ainsi sa vie mondaine.
En avril 1916, Sa tante Lelia Montague (née Sinclair) et sa cousine Corinne Mustin (née Montague) l'invitent à Pensacola en Floride. C'est là qu'elle rencontre son futur mari l'officier Earl Winfield Spencer.
C'est à partir de ce moment qu'elle cherche, comme elle le dira, à « prendre sa revanche sur la vie ».
Le 8 novembre 1916, Wallis Warfield se marie avec Earl Winfield Spencer, Jr. (en), officier de marine alcoolique et violent, pionnier de l'aéronavale américaine, par ailleurs agent secret des États-Unis.
En 1922, il sert en tant que commandant du USS Pampanga (en) en Extrême Orient. Son épouse, qui l'a rejoint, en profite pour visiter la Chine de l'époque des Seigneurs de la guerre. Selon certains de ses biographes elle y aurait appris des techniques de massages érotiques par des professionnelles, ce qui lui aurait permis plus tard de s'attacher le prince de Galles (futur Édouard VIII) ; cette hypothèse est rejetée par d'autres biographes. Selon l'épouse de l'un des collègues d'Earl Winfield Spencer, Mme Milton E. Miles (en), Wallis Simpson aurait rencontré à Pékin le comte Galeazzo Ciano, futur gendre de Benito Mussolini et aurait eu une liaison avec lui. Enceinte de lui, elle se serait fait avorter, ce qui l'aurait rendue stérile. Cette rumeur se répand vite, bien qu'elle ait été toujours démentie par l'épouse de Ciano, Edda Mussolini.
De retour aux États-Unis, le couple Spencer y vit séparé, leur divorce étant prononcé le 10 décembre 1927.