Ce Jour-là

Vol TWA 800

Catastrophe aérienne dans l'océan atlantique en 1996

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L'accident du vol TWA 800 est l'explosion en vol d'un Boeing 747 de la Trans World Airlines (TWA), survenue le 17 juillet 1996 au large de Long Island, 12 min après son décollage de l'aéroport international de New York - John-F.-Kennedy. Ce vol international régulier, à destination de l'aéroport Léonard-de-Vinci de Rome Fiumicino, avec une escale prévue à l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, transportait 230 personnes (2 pilotes, 2 mécaniciens navigants, 14 hôtesses et stewards et 212 passagers) à son bord, dont aucune n'a survécu. Il s'agit de la troisième catastrophe aérienne la plus meurtrière dans l'histoire des États-Unis.

À deux jours du début sur le sol américain des Jeux olympiques d'Atlanta, les premières hypothèses et les premiers témoignages laissaient penser à un acte terroriste, ce qui justifia l'intervention du FBI dès le jour de l'accident, sous la direction de James K. Kallstrom, chef du bureau de New York, et sa participation à l'enquête officielle conjointement avec le bureau d'enquête sur les accidents aériens américain (NTSB).

L'enquête a battu des records de durée (quatre ans) et de coût (35 millions de dollars) pour une enquête sur un accident aérien. Les enquêteurs ont reconstitué l'avion dans un hangar de Long Island, à partir de près de 500 000 pièces récupérées dans l'océan Atlantique, soit près de 95 % de l'appareil.

Le 23 août 2000, le NTSB conclut que l'accident était probablement dû à l'explosion du réservoir de carburant central de l'appareil. Cette explosion aurait résulté de la formation d'une atmosphère explosive composée d'air et de vapeurs de kérosène à l'intérieur de ce réservoir, atmosphère qui se serait enflammée et aurait explosé, amenant la destruction de la partie médiane de la carlingue. La cause de cette inflammation du réservoir n'a pu être déterminée avec certitude, mais la plus probable est un court-circuit externe au réservoir qui a provoqué une intensité excessive sur le câble électrique menant à la jauge de carburant à l'intérieur du réservoir central.

L'appareil accidenté, un Boeing 747-131 de la compagnie américaine Trans World Airlines (TWA), a été fabriqué par Boeing en juillet 1971. L’avion, muni de son certificat de navigabilité obtenu en octobre 1971, a été acquis neuf par la TWA la même année. Cet avion gros-porteur était propulsé par quatre turboréacteurs Pratt & Whitney JT9D-7AH et totalisait 93 303 heures de vol et 16 869 cycles (décollages/atterrissages) au moment de l'accident. C'était un 747 de la première génération (TWA a été la première compagnie à acquérir des 747).

L'appareil venait d'effectuer le vol transatlantique TWA 881 en provenance d'Athènes, en arrivant au terminal de JFK à 16 h 38. L'équipage ne détecta aucune anomalie et il y eut, comme prévu, un changement d'équipage. La vérification de l'appareil effectuée vers 18 h ne détecta aussi aucun problème, excepté l'avarie d'une jauge de kérosène, défaillance jugée sans conséquence par les mécaniciens. Il fut procédé au remplissage des réservoirs des ailes, suffisant pour effectuer le vol prévu, et le réservoir central fut laissé vide.

L'escale à JFK dura 3 h 50, plus longtemps que prévu. Son départ pour Paris Charles de Gaulle était prévu vers 19 h, mais il prit du retard sur son horaire à la suite du problème d'un équipement au sol et au fait qu'un passager avait enregistré ses bagages (qui étaient donc dans la soute), mais n'était pas monté à bord.

Après l'annonce de l'embarquement du passager, l'avion quitte la porte d'embarquement à 20 h 2 et décolle à 20 h 19. Quatre hommes de la TWA se trouvaient dans le cockpit : premièrement, le pilote examinateur Steven Snyder, âgé de 57 ans et possédant plus de 17 000 heures de vol. Le pilote en instruction, âgé de 58 ans et ayant accumulé 18 800 heures de vol, était Ralph G. Kevorkian. Finalement, un élève mécanicien de 25 ans, Oliver Krick, était supervisé par un mécanicien plus expérimenté de 62 ans, Richard G. Campbell.

Le temps était clair. L'avion suivit la route et les instructions du contrôle aérien, virant et montant aux paliers successifs qui lui étaient indiqués en vue d'atteindre son altitude de croisière. La dernière transmission radio avec l'avion intervint à 20 h 30 après que l'équipage reçut et confirma les instructions du centre de contrôle aérien de Boston pour monter à 15 000 pieds. Le vol TWA 800 était en train de monter quand les deux enregistreurs de vol interrompirent brutalement leur enregistrement à 20 h 31 min 12 s. Au même moment fut enregistré le dernier retour radar du transpondeur du Boeing par le radar de la Federal Aviation Administration (FAA) à Trevose en Pennsylvanie.

À 20 h 31 min 50 s, le commandant de bord d'un Boeing 737 d'Eastwind Airlines signala au contrôle aérien de Boston qu'il avait aperçu une explosion à environ 16 000 pieds, au-devant de son appareil. Ensuite, différents contrôleurs aériens reçurent des rapports similaires d'une explosion de la part d'autres avions se trouvant dans cette zone aérienne fréquentée. Plus tard, des témoins à terre ou en mer affirmeront avoir vu une explosion accompagnée d’une grosse boule de feu au-dessus de l’océan et avoir observé des chutes de débris, certains en feu, dans la mer.

Environ un tiers des témoins rapporteront avoir vu dans le ciel un jet de lumière montant, à l'endroit où la boule de feu est apparue. C'est sur la base de ces nombreux témoignages que fut échafaudée l'hypothèse d'un missile, qui aurait été accidentellement tiré depuis un sous-marin, l'hypothèse sera écartée par les enquêteurs. Un hélicoptère des garde-côtes, piloté par Fred Meyer, était présent aux alentours au moment de l'accident, qui se produisit au-dessus et légèrement derrière lui. Il fut obligé dans un premier temps de quitter la zone, pour éviter la chute des débris autour de son appareil.

L'alerte fut donc rapidement donnée. Un autre hélicoptère de secours rejoignit très vite la zone de l'accident, rejoint par quarante bâtiments ou vedettes des garde-côtes, des vedettes de police et de nombreuses embarcations de particuliers. La surface de l'océan où des débris flottaient, était en flamme à l'arrivée des navires. Les recherches de survivants durèrent toute la nuit, sans succès.

Parmi les passagers du vol 800 se trouvaient :

Rodolphe Mérieux, biologiste français, héritier de la famille Mérieux ;

Yvon Lamour, professeur de physiologie et chef du service de Neurologie fonctionnelle de l'hôpital Lariboisière, à Paris. Il travaillait sur la maladie d'Alzheimer. Auteur de L’Âge de déraison (Paris : Plon, 1990).

Marcel Dadi, guitariste français ;

Guy Dupont, rédacteur en chef de la revue Guitare et Clavier ;

Rico Puhlmann, un photographe de mode allemand ;

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