Ce Jour-là

Vol Air France 447

Accident aérien de 2009 impliquant un Airbus A330

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Le 1er juin 2009, l'Airbus A330 assurant le vol Air France 447 (AF447), un vol international régulier en provenance de Rio de Janeiro, au Brésil, et à destination de Paris, en France, s'écrase dans l'océan Atlantique, entraînant la mort des 228 personnes se trouvant à son bord, ce qui en fait l'accident le plus meurtrier de l'histoire d'Air France, ainsi que la pire catastrophe aérienne impliquant l'Airbus A330.

L'accident débute en vol de croisière à haute altitude (environ 10 700 m), lors de la traversée de la zone de convergence intertropicale (ZCIT). Les bateaux affrétés pour les premières recherches commencent à repêcher des corps et des débris cinq jours après l'accident. Les premières recherches sur le site de l'accident ne permettent de repérer ni l'épave principale ni les boîtes noires. Ces dernières sont finalement retrouvées en mai 2011, grâce à l'utilisation d'un robot sous-marin. Les enregistrements, parvenus à Paris le 12 mai, ont pu être analysés dès les 14 et 15 mai 2011.

L'enquête sur les causes et circonstances de l'accident est confiée au BEA. Sous l'effet d'un violent orage, le givrage des sondes Pitot provoque la perte momentanée des indications de la vitesse de l'appareil et une indication erronée de l'altitude, ce qui déclenche la désactivation du pilote automatique. Le rapport final du BEA, publié le 5 juillet 2012, conclut que les réactions inappropriées des pilotes ne comprenant pas l'origine du problème entraînent le décrochage de l'avion qui se poursuit jusqu'à l'impact à grande vitesse avec la surface de l'océan.

Un procès correctionnel se tient fin 2022 : les deux prévenus, Air France et Airbus, poursuivis pour homicide involontaire, sont relaxés par le tribunal correctionnel de Paris en avril 2023. Le parquet fait appel quelques jours plus tard. Un nouveau procès s'ouvre en septembre 2025.

Le 21 mai 2026, dix-sept ans après les faits, Airbus et Air France sont tous deux jugés "seuls et entièrement responsables" de l'accident par la cour d'appel de Paris et condamnés à la peine maximale d'amende soit 225 000 euros.

Les deux groupes se pourvoient en cassation.

L'appareil impliqué est un Airbus A330-203 âgé de 4 ans, immatriculé F-GZCP (numéro de série MSN 660). Son premier vol a eu lieu le 25 février 2005, et il a été livré deux mois plus tard à la compagnie aérienne Air France, le 18 avril 2005. Au moment de l'accident, il s'agissait de l'exemplaire d'A330 le plus récemment acquis par Air France.

Cet avion long-courrier est propulsé par deux turboréacteurs à double flux, de type General Electric CF6-80E1A3, délivrant une poussée maximale au décollage de 269 à 305 kN, lui donnant une vitesse de croisière moyenne de Mach 0,82 à 0,86 (470 à 493 nœuds, 870 à 913 km/h), à 35 000 pieds (11 000 m) d'altitude et une autonomie de 12 500 km.

Au moment de l'accident, l'avion totalise environ 18 870 heures de vol, et aucun défaut significatif n’a été constaté lors de son dernier contrôle technique, le 16 avril 2009.

Il y a trois membres du personnel navigant technique (PNT) sur ce vol :

le commandant de bord, Marc Dubois, 58 ans (pilote non en fonction, PNF), qui a rejoint Air France en février 1988, après avoir passé plusieurs années chez Air Inter (qui a ensuite fusionné avec Air France), et qui totalise 10 988 heures de vol à son actif (dont 6 258 en tant que commandant de bord), dont 1 700 heures sur Airbus A330 ; il a déjà effectué 16 rotations dans le secteur Amérique du Sud depuis son arrivée dans la division A330/A340 en 2007 ;

le copilote, Pierre-Cédric Bonin, 32 ans (pilote aux commandes, PF) a rejoint Air France en octobre 2003 et totalise 2 936 heures de vol, dont 807 sur Airbus A330 ; il a effectué cinq rotations dans le secteur Amérique du Sud depuis son arrivée dans la division A330/A340 en 2008. Son épouse Isabelle, professeur de physique, était également présente à bord ;

le copilote de relève, David Robert (PNF), 37 ans, a rejoint Air France en juillet 1998 et totalise 6 547 heures de vol, dont 4 479 sur Airbus A330 ; il a effectué 39 rotations dans le secteur Amérique du Sud depuis son arrivée dans la division A330/A340 en 2002. David Robert était diplômé de l'École nationale de l'aviation civile, qui fait partie des Grandes écoles, et était passé de pilote à cadre au centre des opérations de la compagnie aérienne. Il sert comme pilote sur ce vol pour pouvoir conserver ses qualifications de vol.

Le vol Rio de Janeiro–Paris AF447 (AFR447) du 31 mai 2009 était le vol régulier de la compagnie Air France entre l'aéroport international Antônio Carlos Jobim et celui de Roissy-Charles-de-Gaulle. Il transportait 228 personnes, dont 216 passagers et 12 membres d’équipage.

L’avion avait décollé de Rio de Janeiro à 22 h 29 UTC pour une arrivée prévue à 9 h 3 UTC à Roissy (soit 10 h 34 de vol prévu pour une distance de 9 184 km entre les deux aéroports).

Les organismes du contrôle aérien n’ont plus reçu de nouvelles de l’avion après 1 h 35 min 53 s UTC le 1er juin, heure à laquelle l’équipage de l’Airbus communique sa dernière position avec le centre de contrôle de Recife (Brésil), au point tournant INTOL (1° 21′ 39″ S, 32° 49′ 53″ O), soit à 565 km de Natal au Brésil au-dessus de l'océan Atlantique.

Après cet ultime contact, seuls des messages automatiques de maintenance ont été transmis par l’avion via satellite.

Le rapport final du BEA mentionne la présence de « tours convectives actives à l'altitude de vol de l'avion, confirmant la forte probabilité d’une turbulence marquée au sein de l'amas convectif traversé par la trajectoire du vol AF 447 ».

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