Le sous-type H7N9 du virus de la grippe A circule normalement entre oiseaux en infectant occasionnellement les humains. Comme tous les virus de la grippe A, il s'agit d'un virus à ARN monocaténaire de polarité négative à génome segmenté (8 segments) qui appartient au genre Alphainfluenzavirus de la famille des Orthomyxoviridae.
D'abord détecté chez deux personnes à Shanghai et une dans la province de l'Anhui au mois de mars 2013, il a causé quarante-cinq décès confirmés en six mois (selon l'OMS au 13 août 2013). Entre le 9 août 2013 et fin février 2014, 375 cas étaient confirmés et signalés à l'OMS (dont 115 décès) 367 cas signalés par la Chine, deux par le CDC de Taipei CDC), 5 par Hong Kong et un cas détecté en Malaisie chez un voyageur chinois.
Temporellement, une première vague (133 cas) a eu lieu de février à mai 2013 ; suivie de 2 cas en juillet et août; et une seconde vague a démarré en octobre 2013 (240 à ce jour).
Les enfants, adolescents et jeunes adultes sont les moins touchés mais l'âge moyen a diminué à la seconde vague (53 ans contre 58 ans) et les hommes sont légèrement plus touchés (67 %).
Lors de ces deux vagues environ 22 % des patients sont morts. Hormis chez les enfants le tableau clinique est presque toujours grave.
Officiellement, l'état d'épidémie n'est pas proclamé, mais l'épidémiosurveillance considère le H7N9 avec attention puis l'assimile, à fin avril 2013, à la phase 3 de la typologie établie par l'OMS.
La virulence de ce sous-type est faible chez l'oiseau, mais élevée (et croissante) chez l'Homme, il tue en quinze jours, et au début dans un peu plus d'un cas sur cinq, puis il semble être devenu plus pathogène encore.
Le 24 avril 2013 (lire chronologie), l'OMS observe que le taux de morbidité du H7N9 dépasse celui du H5N1 ; on sait cependant peu de choses sur ce tout nouveau virus d'origine aviaire et ses éventuelles capacités de propagation et recombinaison via les migrations d'oiseaux, de manière identique ou non aux vagues de recombinaisons observées pour la grippe de 1968.
L'innocuité apparente de ce sous-type pour les oiseaux (pas de symptôme observable jusqu'à présent) complexifie l'établissement d'une cartographie de la circulation et d'un éventuel déploiement du virus dans les années à venir, là où les cadavres d'oiseaux victimes du H5N1 en étaient un marqueur.
Selon les autorités chinoise (début août 2013), la plupart des patients ont en outre des séquelles comme : Une gêne respiratoire très présente, d'occasionnels encombrements des bronches et quelques insuffisances rénales.
Le virus semble avoir été ralenti et endigué après juin 2013 selon l'OMS sans pour autant disparaître (le 7 août 2013 la première transmission interhumaine a été confirmée par des chercheurs chinois qui estiment que le virus H7N9 est alors en train de muter).
Selon le bilan publié le 16 janvier 2017 : sur 918 cas humains confirmés en laboratoire, 359 malades sont morts.
Au 1er juin 2021, ce bilan est 1 668 cas dont 616 mortels selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture .
Cas aviaires dans le Minnesota en 1988
Le virus H7N9 a été identifié pour la première fois en 1988 sur des dindes de l'État du Minnesota, comme indiqué par le Hartwell Center for Bioinformatics & Biotechnology ; il s'est alors propagé à la volaille domestique commerciale et à des oiseaux migrateurs sauvages.
Il n'a par la suite infecté des humains qu'en Chine.
Le virologue Ron Fouchier a indiqué à CNN que ce virus n'est pas semblable à la plupart des virus de la grippe aviaire car il « n'a pas à s'adapter significativement pour contaminer les gens, ce qui est le cas pour les autres » sous-types de grippe A.
Cas humains à Shanghai en 2013