Valérie Boyer, née le 11 juin 1962 à Bourges (Cher), est une femme politique française.
Membre de l'UMP puis des Républicains, cadre supérieur de la Sécurité sociale, elle est adjointe au maire de Marseille de 2008 à 2014, maire du sixième secteur de Marseille de 2014 à 2017, députée de 2007 à 2020 et sénatrice depuis 2020. Elle est membre de La Droite populaire au début des années 2010.
Fille de pieds-noirs, Valérie Jeanne Boyer naît le 11 juin 1962 à Bourges, dans le département du Cher. Elle est la fille de Gabriel Boyer, directeur de société, et de Lucienne née Borg, infirmière et assistante sociale.
Divorcée, elle est mère de trois enfants.
Elle est chrétienne catholique.
Après une classe préparatoire option lettres modernes au lycée Marcelin-Berthelot de Saint-Maur-des-Fossés, Valérie Boyer est diplômée de l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence (1984, section service public). En parallèle, elle passe une licence de langues étrangères appliquées en anglais et en espagnol à l'université d'Aix-Marseille puis est élève à l'École du Louvre (fondation Rachel Boyer).
En 1986, elle entre au Centre national d'études supérieures de sécurité sociale (CNESSS) — XXVe promotion — à Saint-Étienne.
Après le CNESSS, Valérie Boyer commence sa carrière comme responsable de l'accueil à la Caisse nationale d'assurance vieillesse à Paris. Elle est ensuite responsable des relations avec le personnel de santé puis du service des établissements de santé à la caisse primaire d'assurance maladie des Bouches-du-Rhône à Marseille.
En juin 2007, elle est élue députée dans la 8e circonscription des Bouches-du-Rhône face au député socialiste sortant, Christophe Masse. Pour les législatives de juin 2012, elle n'est pas réinvestie par l'UMP dans la 8e circonscription des Bouches-du-Rhône, mais dans la 1re circonscription, où elle obtient au premier tour 26,14 % des voix, derrière Christophe Masse (32,04 %). Elle est élue au second tour avec 50,85 % des voix, ne devançant son adversaire socialiste que de 505 voix, dans une circonscription-clé qu'elle a arrachée de justesse.
Elle soutient la candidature de François Fillon pour la présidence de l'UMP lors du congrès d'automne 2012. Elle est membre de La Droite populaire. En février 2013, dans le cadre de la direction « partagée » entre Jean-François Copé et François Fillon, elle devient, comme onze autres personnalités, secrétaire générale adjointe de l’UMP, en plus du tenant du poste, Marc-Philippe Daubresse.
À la suite des élections municipales de 2014, elle est élue maire du sixième secteur de Marseille.
Candidate à sa réélection lors des élections législatives de 2017, elle est réélue avec 55,1 % des voix au second tour. En raison de la nouvelle réglementation sur le cumul des mandats, elle renonce à son mandat de maire du sixième secteur de Marseille en juillet 2017.
Valérie Boyer est candidate en deuxième position sur la liste LR pour les élections sénatoriales de 2020 dans les Bouches-du-Rhône. Elle est élue sénatrice lors de ce scrutin, réélue le 27 septembre 2026.
Au sein de l'UMP et des Républicains
Le 9 décembre 2014, Nicolas Sarkozy, élu président de l'UMP, la nomme secrétaire nationale de l'UMP chargée de l'égalité homme-femme, avant de la nommer secrétaire nationale des Républicains chargée de la Santé.
Dans le cadre de la primaire présidentielle des Républicains de 2016, elle apporte son soutien à François Fillon, dont elle est la porte-parole, en tandem avec Jérôme Chartier. Il gagne le scrutin et devient candidat de son camp à l'élection présidentielle de 2017.
Le 21 décembre 2016, elle est nommée porte-parole des Républicains.
Durant la campagne présidentielle de 2017, alors que le candidat doit faire face à plusieurs défections de son camp à la suite du Penelope Gate, Valérie Boyer fait partie, avec Jérôme Chartier et Bruno Retailleau, du dernier « noyau dur » de ses soutiens.