Ce Jour-là

Unité radicale

Organisation politique française

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Unité radicale est une organisation politique d'extrême droite, nationaliste révolutionnaire, créée en juin 1998 par l’alliance du Groupe union défense (GUD), de Jeune Résistance et de l’Union des cercles de résistance, alliance qu’avaient rejointe des cadres et dirigeants dissidents de l’Œuvre française comme Thierry Maillard, ou du Parti nationaliste français et européen (PNFE), critiquant l’inaction, le folklorisme et le passéisme de leurs ex-organisations.

Après la tentative d'assassinat du président français Jacques Chirac par l'un de ses sympathisants, Maxime Brunerie, elle est dissoute en 2002 pour ses discours incitant à la haine et à la violence.

Création : de l'Union des cercles résistance à Unité radicale

Prenant acte de l'impossibilité de faire exister par lui-même un mouvement nationaliste-révolutionnaire et « anticapitaliste », les dirigeants du mouvement Union des cercles résistance, dont Christian Bouchet, décident d'impulser une structure souple. Il s'agit de privilégier une stratégie d'entrisme dans la droite nationale. Après une campagne de presse appelant à l'unité des nationalistes révolutionnaires, l'UCR prend contact avec les différents groupes structurant la mouvance nationaliste à l'époque (PNF, Œuvre française, GUD, PNFE) pour tenter de créer un groupe commun.

Seule la direction du Groupe union défense, groupe symbolique mais quasiment inexistant à l'époque, répond positivement à cet appel. Le nom du GUD sert alors principalement à revendiquer les actions violentes des sections estudiantines d'Unité radicale, tandis qu'est créée l'Union des étudiants nationalistes pour l'activisme officiel.

En 1998, la création d'Unité radicale est annoncée triomphalement comme étant le rassemblement des groupes nationalistes, tandis qu'en réalité seule l'UCR, sa section jeunesse Jeune résistance et le GUD participent à la fondation du mouvement. Cette opération de communication fonctionne néanmoins, et Unité radicale devient le premier groupe d'extrême droite français avec environ 150 adhérents et plusieurs milliers de sympathisants. Le symbole de l'organisation est la croix celtique.

Evolution et rapprochement avec le MNR

Le nouveau groupe agrège rapidement des militants de différentes organisations, notamment plusieurs sections de l'Œuvre française et les débris du Parti nationaliste français et européen (ses responsables perpignanais et franciliens, et plusieurs militants dont Maxime Brunerie qui tentera en 2002 d'assassiner Jacques Chirac).

Unité radicale prend la suite de l'Union des cercles résistance et de Nouvelle résistance comme branche française du Front européen de libération, qui se désagrège en 2002 avec la dissolution d'UR.

Le groupe disposait d'une revue, Jeune Résistance, et d'un site internet géré par Fabrice Robert.

Le mouvement organise sa stratégie en s'appuyant sur le livre de Nonna Mayer, Ces Français qui votent FN, pour cibler les populations sociologiquement plus favorables au parti comme les quartiers HLM ou les lycées techniques et professionnels.

S'inspirant du gramscisme, Unité radicale veut également mener un "combat culturel" et s'implique notamment dans la promotion du rock identitaire français en créant deux labels (Europa Records et Martel en tête), tandis que Fabrice Robert gère sa propre entreprise, Bleu-Blanc-Rock.

En 1999, après la crise du Front national (FN), Unité radicale a apporté un soutien total, bien que critique, à Bruno Mégret et à la création du Mouvement national républicain (MNR). UR participent à deux tentatives du MNR de déstabiliser le Front national en prônant l'union des « forces nationales » : le Front de la jeunesse (1999) et CoordiNation (2000), qui échouent successivement.

Le MNR se rapproche d'Unité radicale en 2000, en considérant que la double adhésion avec celui-ci n'est pas passible d'exclusion et en promettant de placer ses membres sur les listes MNR aux élections municipales. Christian Bouchet et Fabrice Robert sont élus au conseil national du MNR en 2001.

Tensions internes entre identitaires et nationalistes révolutionnaires

Alors qu'Unité radicale entretenait de bonnes relations avec la mouvance völkisch incarnée par le groupe Terre et Peuple, ce dernier se rallie progressivement au sionisme et à l'islamophobie sous l'influence d'Alexandre del Valle. Si la base militante d'UR se rallie à ces nouvelles thèses, ses cadres nationalistes révolutionnaires critiquent vertement ce qu'ils considèrent être une distraction par rapport au véritable ennemi ; la « coalition américano-sioniste ».

Progressivement, deux lignes politiques s'affrontèrent au sein d'Unité radicale : l'une purement nationaliste-révolutionnaire animée par son secrétaire général Christian Bouchet et son secrétaire général adjoint Sébastien Legentil ; l'autre, représentée par des cadres du Sud-Est de la France comme Fabrice Robert, Philippe Vardon et Richard Roudier, se réclamant des thèses de Guillaume Faye. Les échanges se soldent par une empoignade violente entre les meneurs des deux camps, l’un manquant de crever l’œil de l’autre avec une fourchette.

Après avoir été menacé de dissolution par les cadres d'Unité radicale, qui détiennent l'appellation du groupe, le Groupe union défense annonce quitter le mouvement en 2002 en dénonçant le mégretisme d'UR et ses « sionisteries ».

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