L'Union nationale des étudiants de France (UNEF) est un syndicat étudiant français de gauche fondé en 1907. Elle se donne pour but de défendre les intérêts des étudiants sur la gestion des infrastructures universitaires, que ce soit la recherche scientifique, la restauration universitaire ou les logements étudiants.
Historiquement positionnée à gauche, l'UNEF est considérée pendant plusieurs décennies comme proche de la gauche socialiste. À partir des années 2010, son orientation politique connaît une évolution. L'organisation tend à prendre ses distances avec sa proximité historique vis-à-vis du Parti socialiste et adopte des positions souvent décrites comme relevant d'une gauche plus critique ou combative, une tendance particulièrement observée depuis le quinquennat de François Hollande.
Principal syndicat étudiant jusqu'aux années 2020, l'UNEF est en 2026 la troisième organisation représentative étudiante dans les conseils nationaux.
En 2021, l'UNEF revendique 30 000 adhérents.
Historique depuis la réunification
L'UNEF est fondée en mai 1907 à Lille, sous le nom d'Union nationale des associations d’étudiants de France et est reconnue d'utilité publique en mai 1929.
Après une scission dans les années 1970, durant laquelle plusieurs organisations portent le nom « UNEF », l’organisation est refondée en 2001 en réunissant une partie des deux organisations revendiquant ce nom :
2001 : une assemblée générale de l'UNEF-ID et de l'UNEF dite Solidarité étudiante à Paris aboutit à la fusion de l'UNEF-ID et d'une partie de l'UNEF dite Solidarité étudiante menée par son ancienne direction nationale sous le nom d'UNEF. Certaines AGE de l'UNEF dite Solidarité étudiante, refusent cette « réunification » et se divise. Une partie se retrouve à la Fédération syndicale étudiante, une autre crée l'UNEF-Résistance syndicale, qui disparaît rapidement ;
2002 : l'UNEF se positionne contre la réforme Licence-Master-Doctorat ;
2003 : la tendance syndicale menée par Julie Coudry quitte l'UNEF pour fonder la Confédération étudiante ;
2006 : l'UNEF participe à la mobilisation contre le Contrat première embauche. Ce contrat instaurait une période d'essai de deux ans pour l'embauche des moins de 26 ans, période pendant laquelle il pouvait être mis fin au contrat sans justification. Devant la forte mobilisation des étudiants et des salariés (les manifestations du 28 mars et du 4 avril ont rassemblé entre 1 et 3 millions de personnes), le Premier ministre Dominique de Villepin est contraint d'annoncer le retrait du projet ;
octobre-novembre 2006 : l'UNEF lance une campagne contre les frais illégaux d'inscription. Certaines universités, comme celles de Grenoble II, Pierre Mendès-France, de Paris II Panthéon-Assas, sont forcées de les rembourser ;
2007 : scissions des AGE de Clermont-Ferrand (qui devient l'AGEC), de Paris IV (qui fonde l'AGEPS) et de Mulhouse qui rejoint la Confédération étudiante (création d'une nouvelle AGE, à Mulhouse, en 2014) ;
mars 2007 : congrès des 100 ans à Lille. La TTE[pas clair] fusionne avec des militants dissidents de la majorité pour fonder la TUUD ;
octobre 2008 : la sensibilité « Syndicalisme pour l'égalité » fusionne avec le reste de la Majorité Nationale ;
février-mai 2009 : l'UNEF participe aux mouvements universitaires de 2007-2009 en France contre la Loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU), la réforme du statut des enseignants-chercheurs (décret d'application de la loi LRU), la réforme des IUFM et les suppressions de postes ;
juillet-août 2010 : l'UNEF lance une pétition devant l'annonce gouvernementale de la suppression du cumul par les étudiants entre les APL (aides au logement) et la demi-part fiscale, suppression vue comme un facteur de dégradation des conditions de vie étudiantes. Le 26 août, le gouvernement annonce l'abandon du projet ainsi que la mise en place, en deux temps, du 10e mois de bourse pour les étudiants (9 mois et demi en 2010 et 10 mois en 2011), mesure que réclamait l'UNEF ;
septembre-novembre 2010 : l'UNEF s'engage dans le mouvement contre la réforme des retraites qui repousse l'âge légal de départ à 62 ans, l'âge de départ sans décote à 67 ans, et qui allonge la durée de cotisation à 41,5 ans à l'horizon 2020.