L'Armée de l'Union (ou en anglais : Union Army, ou Northern Army, ou the Federal Army) désigne les forces armées des États-Unis lors de la guerre de Sécession.
Elle est composée de la petite armée régulière (fédérale et professionnelle qui comptait 16 000 hommes) en 1861, étoffée et renforcée des Colored troops, des Galvanized Yankees (en) et de sharpshooters, massivement renforcée d'unités fournies par les États du Nord, milices largement « fédéralisées » (par l'uniforme ou la nomination d'officiers) composées de volontaires aussi bien que de conscrits.
L'Armée de l'Union combattit et défit l'Armée du Sud ou Armée des États confédérés (en anglais : Confederate States Army, C.S.A.). Elle compta jusqu'à 2 500 000 hommes, dont environ 9,5 % étaient des Afro-Américains. Lors de ce conflit, elle perdit, selon les statistiques officielles, 364 511 hommes et compta 281 881 blessés.
L'organisation territoriale de l'armée de l'Union repose sur différentes subdivisions territoriales.
Un département est une région militaire. Il désigne une région, par exemple un État. Mais il est souvent nommé en référence à un cours d'eau. Par exemple, département du Pacifique (qui couvre la Californie et l'Orégon), mais département du Tennessee, département de Cumberland.
Un district est une subdivision d'un département. Par exemple, district de Cairo, district de l'est du Tennessee. Un district peut être lui-même subdivisé en sous-districts.
Division militaire et théâtres d'opérations
Il s'agit d'un regroupement de plusieurs départements, sous le commandement d'un même général. De nos jours, on utiliserait plutôt le terme de « théâtres d'opérations ».
Pour prendre un exemple, la division militaire du Mississippi, créée en octobre 1863, concerne les départements de l'Ohio, du Tennessee et de Cumberland. Elle est sous les ordres du général Grant. En 1865, une division militaire du même nom concerne les départements de l'Ohio, de l'Arkansas et du Missouri.
Une armée est l'unité militaire chargée d'un département ou d'un district. L'armée porte le nom du département concerné (exemple : armée du Tennessee), mais elle peut opérer en dehors de celui-ci. Elle est commandée par un Major-General.
Elle est composée de divisions et/ou de brigades. Ce sont soit des unités de l'armée régulière (Regular Army), c'est-à-dire de l'armée fédérale professionnelle des États-Unis, soit des unités levées par les États eux-mêmes pendant le conflit. Ces dernières, bien plus nombreuses et parfois nommées volunteer ou militia, forment la masse des unités des armées de cette guerre.
L'unité de base est la compagnie. Elle affiche un effectif de 100 soldats et officiers. La compagnie est subdivisée en deux pelotons (platoons), eux-mêmes divisés en cinq escouades (squads). Une compagnie est commandée par un capitaine, assisté de deux lieutenants.
Un régiment comprend 10 compagnies. Il est levé dans un des États de l'Union ; il en porte le nom et un numéro séquentiel (54e Massachusetts, par exemple, est le 54e régiment levé dans cet État). Généralement, un régiment existant ne voit pas son effectif renouvelé. On préfère lever de nouveaux régiments, quitte à supprimer, ou fusionner, les anciens régiments aux effectifs devenus trop faibles pour tenir leur rang. Un total d'environ 1 320 régiments sont formés.
Le recrutement local des compagnies, et donc des régiments, conduit aussi à l'apparition d'unités ethniquement homogènes. Ainsi, le 55e New-York est un régiment composé majoritairement d'immigrés français et le 69e, du même État, d'Irlandais. Quant au 79e, il est composé d'Écossais (son uniforme de parade initial comporte même le kilt). On compte ainsi une soixantaine de régiments à recrutement allemand. Si ce système présente des avantages, par exemple pour la cohésion de l'unité, il présente aussi l'inconvénient de concentrer les pertes sur un petit territoire.
Un régiment est, normalement, commandé par un colonel, à défaut, par un lieutenant-colonel ou un major.
Une brigade regroupe plusieurs régiments, souvent de trois à cinq. C'est l'élément de manœuvre principal. Elle est commandée par un brigadier général, voire un colonel. À la bataille de Fort Donelson, la brigade Cook, de la 2e division, comprend six régiments. Mais, dans la même division, la brigade Mc Arthur n'en comprend que trois.
À l'ouverture du conflit, l'artillerie fédérale compte 2 283 canons. Mais seuls 10 % sont des pièces d'artillerie de campagne, c'est-à-dire capable de suivre et d'assister une armée en campagne. À la fin du conflit, elle comptera 3 325 canons, dont la moitié (53 %) seront des pièces de campagne.
Elle aura reçu, pendant le conflit, 7 892 canons, 2 862 177 projectiles, 13 320 tonnes de poudre.