Tony Yoka, né le 28 avril 1992 à Paris (France), est un boxeur français notamment champion de France (2012, 2014), du monde (2015) et olympique (2016).
Évoluant dans les catégories des poids lourds et super-lourds, il est le premier Français à être champion du monde amateur dans la catégorie super-lourds en 2015, puis champion olympique des super-lourds aux Jeux olympiques d'été de 2016 à Rio de Janeiro.
Après son titre olympique, le boxeur parisien entame une carrière professionnelle. Vedette de la chaîne Canal+, sa « conquête » des titres mondiaux est ralentie par une suspension pour manquements à la réglementation antidopage et par la pandémie de Covid-19. Vainqueur d'Alexander Dimitrenko, Michael Wallisch, Christian Hammer ou encore Johann Duhaupas, Tony Yoka est champion de l'Union européenne des poids lourds depuis 2021.
Vainqueur en couple avec Estelle Mossely, également championne olympique au Brésil, Tony Yoka est père de deux enfants avec la boxeuse. Il s'entraîne aux États-Unis depuis son entrée dans le monde professionnel sous la direction de Virgil Hunter.
Tony Victor James Yoka naît le 28 avril 1992 à Paris, en Île-de-France. Il naît d'une mère française et d'un père congolais, Victor Yoka, également boxeur dont la carrière fut arrêtée pour raisons médicales.
Tony Yoka a plusieurs frères et sœurs :
Victor Yoka, né le 6 septembre 1998.
Axel Yoka, né le 6 septembre 2000.
Shannon Touré-Yoka, née le 13 mars 2001.
Tony Yoka commence la boxe dès l'âge de 6 ans avec son père, puis rejoint un club de Chanteloup-les-Vignes à 8 ans. Son père continue à l'entraîner jusqu'à ses 16 ans lorsqu'il rejoint le club BA des Mureaux, l'un des meilleurs de France, et l'entraîneur Moktar Hadjri.
Grand espoir de la boxe (2009-2011)
En septembre 2009, alors qu'il a 17 ans, Tony Yoka rejoint l'Institut national du sport, de l'expertise et de la performance (INSEP). Il poursuit ses études scientifiques entre les deux entraînements de boxe par jour. Deux fois champion de France cadet, Champion de France juniors, il est médaillé de bronze aux Championnats d'Europe Juniors. Après sa sélection comme Jeune espoir de la boxe, il attire l'attention en devenant vice-champion du monde junior et en gagnant la médaille d'or des Jeux olympiques de la jeunesse 2010 à Singapour.
Repéré par Brahim Asloum, il intègre en 2010 la franchise Paris United et participe aux World Series of Boxing (WSB) dont il remporte l'édition 2011. Sa sélection aux WSB fait polémique en raison de son jeune âge. À 18 ans, il vise la qualification olympique malgré la différence de poids avec ses adversaires senior. Il devient par ailleurs champion de France de boxe amateur en 2012 dans la catégorie des poids super-lourds.
Première aventure olympique (2012)
Tony Yoka se qualifie pour les Jeux olympiques de Londres en accédant à la finale du tournoi de qualification olympique. En demi-finale, il domine le hongrois Istvan Bernath sur le score de 12 à 2. Plus jeune poids lourd participant aux Jeux de Londres, il s'incline au premier tour contre le Canadien Simon Kean. Alors qu'il domine le début du combat, il se met la pression, panique et arrête de boxer. Cette défaite précoce est une désillusion pour le boxeur dont l'objectif est alors la médaille olympique. Après les Jeux, il se fait tatouer sur le bras « La chute n'est pas un échec, l'échec c'est de rester là où on est tombé ».
En constante progression (2013-2014)
La saison suivant les Jeux olympiques est difficile pour le boxeur qui se blesse à plusieurs reprises : fracture à une main, nez cassé et coupure à un genou. Lors des championnats du monde amateur 2013 à Almaty, au Kazakhstan, il s'incline au premier tour contre le boxeur italien Roberto Cammarelle.
Il est champion de France amateur en 2014 après des victoires par KO en quart de finale, demi-finale et finale.