Ce Jour-là

Tom Watson (golf)

Golfeur américain

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Tom Watson, né le 4 septembre 1949 à Kansas City, est un golfeur ayant marqué l'histoire de son sport dans les années 1970 et 1980. Professionnel en 1971, il compte notamment huit victoires en tournoi majeur, deux au Masters (1977 et 1981), une à l'open américain (1982) et cinq à l'Open britannique (1975, 1977, 1980, 1982 et 1983), seul le Championnat de la PGA ne figure pas à son palmarès (2e en 1978). Selon le Mark McCormack's world golf rankings (ancêtre de l'Official World Golf Ranking), il était considéré comme le numéro un mondial entre 1978 et 1982. Sa carrière a été notamment rythmée par son duel contre Jack Nicklaus.

Tom Watson est né en 1949 à Kansas City dans le Missouri (situé dans le Midwest des États-Unis). Son père, golfeur, l'emmène souvent dans son enfance sur les parcours de golf. Il fait ses débuts au Kansas City Country Club sur lequel il remporte ses premiers succès tout en poursuivant ses études au The Pembroke Hill School. Il remporte quatre fois consécutivement le championnat amateur de l'État du Missouri (1968-1971) avant de passer professionnel dans l'année 1971. Cette même année, il sort diplômé en psychologie de l'Université Stanford.

Depuis ses débuts professionnels après une respectable carrière en amateur, il monte petit à petit dans le haut du classement mondial. Dans ses premières années de joueur professionnel, il a la réputation d'être un joueur qui a du mal à resister à la pression. C'est ainsi qu'il est tout près de remporter son premier tournoi majeur lors de l'open américain en 1974 où après trois tours il est en tête, mais il le finit par une 4e tour désastreux (carte de 79) qui le renvoie à une 5e place final d'un tournoi remporté par l'Américain Hale Irwin. Byron Nelson (ancien grand champion de golf des années 1930 et 1940) lui prête assistance et lui offre son aide. Grâce aux conseils de ce dernier, Watson améliore considérablement son jeu (notamment son swing et sa gestion d'un tournoi) et remporte cette même année le Western Open son premier tournoi professionnel.

La saison suivante, il remporte deux tournois, dont son premier titre dans un tournoi du grand chelem, lors de Open britannique. Après une année 1976 sans victoire sur le PGA Tour, il remporte cinq victoires l'année suivante, dont deux titres en grand chelem, au Masters et à l'Open britannique, deux victoires obtenues face à son compatriote Jack Nicklaus. Cette saison est récompensée du titre de Player of the Year du PGA Tour, et du Vardon Trophy, trophée qui récompense le joueur ayant réalisé le score moyen le plus bas sur un minimum de 60 parties jouées dans la saison.

Il remporte de nouveau cinq titres PGA en 1978, terminant pour la seconde fois consécutive Player of the Year du PGA Tour, trophée de nouveau accompagné du Vardon Trophy. Sa domination du PGA Tour continue l'année suivante, année conclue par cinq nouveaux titres, et deux nouvelles distinctions de Player of the Year et du Vardon Trophy.

Sa moisson de titres est encore impressionnante lors de la saison 1980 où il remporte sept titres, dont une troisième victoire lors de l'Open britannique. Pour la quatrième saison consécutive, il termine en tête du classement des gains du circuit et avec le titre de Player of the Year.

Lors de la saison suivante, il remporte trois titres, dont une deuxième veste verte obtenue au Masters. Il termine ensuite la saison 1982 avec un nouveau titre en grand chelem avec une victoire lors de l'open américain. Il remporte ensuite son quatrième Open britannique et il ajoute également deux autres titres sur le circuit américain.

Sa seule victoire de 1983 se situe sur le sol britannique avec une cinquième victoire lors du British Open. C'est la quatrième année consécutive où il parvient à remporter au moins un titre du grand chelem.

Après trois titres en 1984, saison où il remporte son sixième titre de Player of the Year, il doit attendre 1987 pour figurer de nouveau au palmarès d'un titre du circuit américain. Il doit ensuite attendre 1996; puis 1998, pour remporter ses deux dernières victoires sur le circuit.

Il remporte au total huit tournois de grand chelem sur la PGA Tour : deux au Masters (1977 et 1981), une victoire à l'open américain (1982) et cinq à l'Open britannique (1975, 1977, 1980, 1982 et 1983).

Sa première victoire dans un tournoi du grand chelem se situe lors de l'Open britannique 1975 disputé à Carnoustie. Watson, pour sa première apparition dans un British, termine le premier tour en 71, à trois coups du leader Peter Oosterhuis. Au soir du deuxième tour, un score de 67 lui permet de partager la seconde place à deux coups du leader Huish. C'est Bobby Cole qui occupe la tête après le troisième tour. Watson, après un score de 69, est placé à trois coups de celui-ci. Lors du dernier tour, Nicklaus occupe un temps, avec un score de 280, la tête du tournoi. Puis Watson, grâce à birdie sur le dernier trou prend la tête avec 279. La dernière partie, disputée par Jack Newton voit celui-ci avoir besoin d'un birdie pour s'offrir un playoff avec Watson, mais il échoue dans sa tentative. Newton, en réalisant le par, oblige Watson à repartir pour un playoff de 18 trous disputé le lendemain. Les deux joueurs sont encore à égalité au début du dernier trou. Watson atteint le green en deux coups alors que son adversaire échoue dans un bunker au deuxième coup. Watson assure ensuite ses putts pour terminer avec un coup d'avance sur son adversaire et remporter son premier Open britannique lors de sa première participation.

Deux ans plus tard, il remporte le Masters en devançant de deux coups Jack Nicklaus. il réalise un score de 276 (70-69-70-67), soit douze coups sous le par.

Lors de sa victoire à l'Open britannique en 1977 à Turnberry en Écosse, il se retrouve en duel avec Jack Nicklaus. Lors du troisième tour, chacun réussit une carte de 65 soit 3 sous le par. Il se retrouve au 4e tour, après une égalité jusqu'au 16e trou, Nicklaus rate un birdie au 17e trou que réussit Watson lui permettant de prendre la tête d'un coup. Au 18e trou, Nicklaus drive dans le rough tandis que Watson reste sur le fairway. Cependant, Nicklaus parvient à faire un birdie mettant la pression sur Watson qui finit également un birdie et s'adjuge son deuxième titre du chelem avec une carte de 268. Selon les observateurs, il s'agit de l'un des plus grands moments de l'histoire de ce sport.

Sa quatrième victoire dans un majeur se déroule à Muirfield en Écosse lors de l'Open britannique 1980. Après deux premiers tours en 68 et 70, il réalise un score de 64 lors du troisième tour qui lui donne quatre coups d'avance au départ du dernier tour. Une carte de 69 lui permet de sécuriser un score de 271 qui lui donne la victoire, Lee Trevino terminant second à quatre coups devant Ben Crenshaw puis Nicklaus et Mason.

En 1981, Watson remporte se deuxième veste verte en remportant le Masters en devançant de deux cousp l'Américain Johnny Miller et Jack Nicklaus. Il réalise un total de 280 avec des scores de 71, 68, 70 et 71.

Après une cinquième place lors du Masters 1982, il remporte son troisième titre majeur différent en remportant open américain, disputé à Pebble Beach en Californie. Après des scores de 72, 72 et 68, Watson partage la tête avec Bill Rogers, devançant de deux coups Bruce Devlin, George Bruns, Scott Simpson, David Graham et de trois Jack Niklaus. Celui-ci, grâce en partie à une série de cinq birdies, rejoint la tête du classement avec un score de cinq sous le par. Après deux bogeys puis un nouveau birdie, Nicklaus termine par trois pars ce qui lui donne la tête des arrivants avec un score de 284, rendant une dernière carte de 69. Dans le même temps, Watson arrive à mi parcours dans le même score que Rogers qui partage sa partie. Après deux bogeys de celui-ci, Watson se présente au départ du 16e trou avec un score de 5 sous le par. Pour la première fois de la journée, il n'atteint pas le fairway et termine ce trou par un bogey. Un premier fer 1 sur le par 3 du 17 le place dans une mauvaise position entre deux bunker, à environ cinquante mètres du trou. Grâce à un sand wedge, sa balle rejoint le trou, pour un nouveau birdie. Celui-ci lui permet, s'il réalise le par sur son dernier trou, de remporter le titre. Un dernier putt de six mètres lui offre un dernier birdie et une victoire de deux coups.

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