Ce Jour-là

Tola Vologe

Sportif et résistant français

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Anatole Vologe dit Tola Vologe, né le 25 mai 1909 à Vilna dans l'Empire russe (aujourd'hui Vilnius en Lituanie) et mort le 28 mai 1944 à Lyon, fusillé par les Allemands, est un sportif et un résistant français.

Anatole Vologe, émigre à l'âge de 3 ans avec sa mère d'origine juive nommée Strogoff. La famille s'installe à Paris. En 1939-1940, il combat comme officier. Après la signature de l'armistice, il trouve refuge à Lyon avec sa mère.

Passionné de sport, il intègre à l'âge de 12 ans l'école de hockey du stade français avec laquelle il obtiendra plusieurs titres de champion de France. Il participe pour la France, à plusieurs compétitions internationales, dans trois sports différents : en athlétisme (relais 4 × 400 m), en tennis de table (double messieurs) et en hockey sur gazon. Après son installation à Lyon (en 1940), il devient un membre très actif du Lyon olympique universitaire.

Trente-cinq fois international français, il dirige à vingt reprises l'équipe de France notamment durant les Jeux olympiques de 1936. Il a joué les cinq matches de son équipe, lors de ce tournoi. À noter que Félix Grimonprez était alors un de ses coéquipiers. Tola Vologe était licencié au Stade français, et a remporté le championnat de France en 1931, 1932, 1933, 1934, 1935, 1937, 1938 et 1939.

Associé à Raymond Verger, il fut champion de France en double messieurs, en 1928, lors de la première édition de ce championnat.

Il est triple champion de France du 4 × 400 m, avec le Stade français[réf. souhaitée].

Installé à Lyon, Anatole Vologe poursuit sa carrière sportive à Lyon. Il rejoint le Lyon Olympique Universitaire (LOU), il devient également membre du réseau Sport Libre. Il participe à l'organisation et à l'encadrement de l'exode de jeunes réfractaires au service du travail obligatoire (STO).

Il est arrêté le 23 mai 1944 par des membres du Parti Populaire Français (PPF) dans un bar appelé « Le Monde », rue Bellecordière à Lyon. Il est interné à la "Baraque aux Juifs" de la prison de Montluc. Remis à la Gestapo, il est abattu quelques jours après, alors qu'avec deux détenus il tentait de s'enfuir des locaux de l’école de santé militaire.

Le 3 juin 1976, les restes de Tola Vologe ont été transférés au cimetière militaire de la Doua (il avait précédemment été inhumé au cimetière de la Croix-Rousse, le 10 juin 1944). Loys Van Lee écrit à son propos le 23 septembre 1946, dans L'Équipe :

Aujourd'hui, l'ancien centre d'entraînement de l'Olympique lyonnais, un gymnase à Bron et la salle du club Vénissieux handball portent son nom. Il a également été honoré du titre de Gloire du sport.

Hockey sur gazon aux Jeux olympiques d'été de 1936

Championnat de France de tennis de table

France aux Jeux olympiques d'été de 1936

Ressources relatives au sport : CIO Fédération française d'athlétisme Olympedia

Ressource relative à la vie publique : Maitron

Photographie de Tola Vologe, avec une équipe du LOU (Tola Vologe est à droite, avec le chapeau)

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