Timothy Raines (né le 16 septembre 1959 à Sanford, Floride, États-Unis) est un ancien joueur étoile des Ligues majeures de baseball ayant joué de 1979 à 2002, notamment pour les Expos de Montréal, les White Sox de Chicago et les Yankees de New York. Il entre au Temple de la renommée du baseball en 2017.
Durant sa carrière, Tim Raines, un voltigeur de gauche, a participé à sept matchs d'étoiles. Il est le champion frappeur de la Ligue nationale en 1986 et champion voleur de buts de cette même ligue à quatre reprises. Il frappe dans une moyenne au bâton supérieure à ,300 durant cinq saisons et est le seul joueur de l'histoire à avoir réussi 70 buts volés ou plus au cours de six saisons.
Il occupe en 2017 le 5e rang parmi les meilleurs voleurs de buts de l'histoire des Ligues majeures avec 808 réussites. Ayant réussi lors de 84,7 pour cent de ses tentatives de voler un but au cours de sa carrière, il est le meneur de l'histoire des majeures chez ceux qui comptent au minimum 400 buts volés.
Il est le père de Tim Raines, Jr., avec qui il a joué brièvement chez les Orioles de Baltimore en 2001.
Durant sa jeunesse, Raines joue au baseball mais rêve surtout à une carrière au football américain, qu'il pratique également. Un receveur éloigné au football, Raines espère jouer pour l'université de Floride et éventuellement dans la NFL, mais doute de ses chances de réussite car il ne mesure que 5 pieds et 8 pouces (1 mètre 72). De voir Joe Morgan être en nommé joueur par excellence de la Ligue nationale en 1975 et 1976 convainc Raines d'essayer d'abord de faire carrière professionnelle au baseball.
Repêché en 5e ronde par les Expos de Montréal en 1977, Tim Raines est un frappeur ambidextre, et au moment du repêchage un joueur d'arrêt-court.
Il fait ses débuts dans le baseball majeur le 11 septembre 1979. Il apparaît en fin de saison 1979 dans six rencontres comme coureur suppléant. En 1980, il joue au deuxième but pendant quelques parties, mais est envoyé au champ gauche. Il évoluera comme voltigeur par la suite, et sera employé à quelques reprises comme frappeur désigné vers la fin de sa carrière, dans la Ligue américaine.
À sa saison recrue en 1981, il frappe pour ,304 de moyenne au bâton et vole 71 buts en 88 parties, dans une saison écourtée par une grève des joueurs. Il termine second au scrutin visant à élire la recrue de l'année dans la Ligue nationale, derrière la jeune sensation des Dodgers de Los Angeles, le lanceur Fernando Valenzuela.
Son total de 71 buts volés à sa première saison le plaçait alors deuxième dans l'histoire du baseball à ce chapitre pour un joueur recrue, derrière Benny Kauff (75 buts volés en 1914). Il réussit des vols de buts à ses 27 premières tentatives en carrière, un record des Ligues majeures.
En 1982, sa moyenne au bâton baisse à ,277. À la fin de la saison, il entre en cure de désintoxication pour vaincre sa dépendance à la cocaïne, une drogue pour laquelle il estime avoir dépensé 40 000 dollars durant l'année. Raines expliquera qu'il évitait de laisser la drogue dans le vestiaire de l'équipe et que pour éviter de perdre celle-ci, cachée dans la poche arrière de son uniforme, il plongeait tête première lorsqu'il tentait de voler un but plutôt que de glisser les crampons devant comme la plupart des autres coureurs.
En 1983, sa moyenne grimpe à ,298 et il établit des sommets personnels avec 71 points produits et 90 buts volés.
Avec 75 buts volés en 1984, il domine la Ligue nationale pour la quatrième année consécutive. Il affiche une moyenne au bâton de ,309. Cette dernière passe à ,320 en 1985, puis à ,334 en 1986, alors qu'il enlève le championnat des frappeurs dans la Nationale. En 1986, Raines atteint les buts lors de ses 42 premiers matchs, établissant le record de la Ligue nationale pour la plus longue série du genre pour amorcer une saison. La marque sera égalée par Albert Pujols en 2008, puis battue par Matt Holliday en 2015.
Devenu agent libre après la saison 1986, il est victime de la collusion orchestrée par les propriétaires et aucune équipe ne lui fait une offre sérieuse d'embauche. Il est sans contrat lorsque la saison 1987 débute, et ne rejoindra les Expos qu'après avoir paraphé le 1er mai une nouvelle entente de 5 millions de dollars pour 3 ans.
Inactif depuis l'automne précédent, il fait une entrée remarquée le 2 mai contre les Mets, à New York, alors qu'il s'élance sur le premier lancer qu'il reçoit et claque un triple au champ droit. Il terminera la partie avec quatre coups sûrs en cinq présences au bâton, trois points marqués, un but-sur-balles, un but volé et un grand chelem faisant gagner les Expos en 10e manche.
Malgré son arrivée tardive dans la saison, Raines prend part à 139 rencontres et domine chez les Expos en 1987 pour la moyenne au bâton (,330), les points marqués (89) et les buts volés (50). Il atteint un sommet personnel avec 18 coups de circuit et frappe 175 coups sûrs, seulement deux de moins que le meneur de l'équipe, Tim Wallach. Il est élu pour la 7e et dernière fois au sein de l'équipe d'étoiles, et est choisi joueur par excellence du match lorsqu'il frappe en 13e manche le triple qui pousse au marbre Ozzie Virgil, des Braves, et Hubie Brooks, des Expos, procurant à la formation de la Ligue nationale une victoire de 2-0.
Les statistiques de Tim Raines commencent par la suite à décliner. Après trois autres saisons à Montréal, les Expos l'échangent le 23 décembre 1990. En compagnie des lanceurs des ligues mineures Jeff Carter et Mario Brito, il passe aux White Sox de Chicago en retour du voltigeur Iván Calderón et du releveur Barry Jones.
White Sox et Yankees (1991-1998)
Raines évolue cinq saisons dans l'uniforme des White Sox, au cours desquelles il produit au moins 50 points, dont un sommet de 67 avec cette équipe en 1995. Il vole 51 et 45 buts à ses deux premières années à Chicago.