Ce Jour-là

Tim Duncan

Joueur de basket-ball américain

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Timothy Theodore Duncan dit Tim Duncan, né le 25 avril 1976 à Christiansted sur l'île de Sainte-Croix dans les Îles Vierges américaines, est un joueur puis entraîneur américain de basket-ball, mesurant 2,11 m. Il joue pendant 19 saisons dans l'équipe de NBA des Spurs de San Antonio avec laquelle il remporte cinq titres de champion NBA. Il est considéré comme le meilleur ailier fort et l'un des 10 meilleurs joueurs de tous les temps par le magazine SLAM en 2010. Duncan annonce sa retraite le 11 juillet 2016. Lors de la saison NBA 2019-2020, Duncan est entraîneur adjoint de son ancien entraîneur aux Spurs, Gregg Popovich.

Tim Duncan est dans sa jeunesse l'un des meilleurs espoirs en natation, principalement sur 400 mètres nage libre, et rêve d'imiter sa sœur Tricia qui avait disputé les Jeux olympiques de Séoul en 1988. Deux événements majeurs vont alors fortement le toucher et orienter son avenir. En septembre 1989, l'ouragan Hugo ravage la seule piscine de dimension olympique de l'île de Sainte-Croix. Confronté à des conditions d'entraînement désormais difficiles, devant principalement s'entraîner dans l'océan, et connaissant une baisse dans sa progression, il décide d'abandonner la natation pour le basket-ball. Puis la veille de son 14e anniversaire, sa mère meurt d'un cancer. Peu avant, elle lui avait fait promettre, ainsi qu'aux deux sœurs de Tim, Cheryl et Tricia, de finir ses études et d'obtenir un diplôme. Il respectera plus tard cette promesse en refusant les offres alléchantes des franchises NBA pour finir son cursus universitaire.

Ayant commencé tardivement le basket-ball, il éprouve quelques difficultés à exprimer son potentiel mais finit par devenir le joueur dominant de son lycée, le St. Dunstan’s Episcopal High School, concluant son année senior avec 25 points de moyenne. Dès lors, plusieurs universités, dont Providence, Hartford ou Delaware, tentent de le recruter, mais c'est pour l'entraîneur de Wake Forest, Dave Odom, que Tim Duncan décide de jouer.

Duncan rejoint une équipe de l'élite du championnat universitaire américain, les Demon Deacons de Wake Forest, puisque celle-ci a atteint le Sweet Sixteen (demi-finale régionale, l'équivalent d'un huitième de finale), lors du tournoi final NCAA 1993. Cependant c'est aussi une équipe en reconstruction puisque son meilleur joueur, Rodney Rogers, vient de quitter l'équipe pour s'inscrire à la Draft 1993 de la NBA.

Lors de sa première année, 1993-1994, Duncan et son coéquipier Randolph Childress mènent l'équipe à un bilan médiocre de 20 victoires pour 11 défaites. Si Duncan commence à imposer son jeu poste bas et ses tirs à mi-distance, c'est surtout ses grandes qualités défensives, notamment au contre et au rebond, qui le font remarquer. Il finit ainsi sa première année avec des statistiques de 9,8 points (55 % d'adresse générale et 75 % aux lancers-francs) 9,6 rebonds et 3,76 contres. Il est alors sélectionné pour représenter les États-Unis aux Goodwill Games de 1994.

Lors de son année sophomore (2e année), il passe un cap et conduit son équipe en finale du tournoi de la prestigieuse Atlantic Coast Conference (ACC) contre les Tar Heels de la Caroline du Nord. Lors de ce match, il musèle la star des Tar Heels Rasheed Wallace tandis que Randolph Childress offre le titre à Wake Forest sur un panier dans les ultimes secondes de la prolongation. Les Demon Deacons se présentent donc confiants au tournoi final NCAA, mais une fois encore leur parcours se conclut au stade du Sweet Sixteen après une défaite, 66-71, contre l'équipe des Cowboys d'Oklahoma State de Bryant "Big Country" Reeves. La saison n'en demeure pas moins positive tant d'un point de vue collectif avec le titre de l'ACC que d'un point de vue personnel puisque Duncan est élu Défensive Player of the Year, joueur défensif de l'année. Il est également élu dans la All-ACC First Team, le 5 majeur idéal de sa conférence, récompense qu'il obtient également lors de ses 2 dernières années universitaires grâce à des statistiques en forte hausse : 16,8 points (59 % d'adresse générale et 74 % aux lancers-francs) 12,5 rebonds 2,1 passes décisives et 4,2 contres.

En junior (3e année), la donne change pour Duncan et son équipe puisque Randolph Childress se présente à la draft. Mais Duncan en leader incontesté mène Wake Forest, malgré l'inexpérience de ses coéquipiers, à un nouveau titre lors du tournoi de la conférence ACC. Malheureusement, grippé, il échoue lors de la March Madness, à nouveau lors du Sweet Sixteen. Éblouissant tout au long de l'année, Duncan (19,1 points, 12,3 rebonds, 2,9 passes décisives, 3,7 contres) est à nouveau élu Défensive Player of the Year et meilleur joueur de sa conférence.

Pour sa dernière année, Duncan reçoit l'aide dans la raquette du jeune pivot prometteur Loren Woods. L'équipe remporte ses 13 premiers matches mais échoue une fois encore au tournoi final, cette fois-ci au 2e tour, contre les Cardinal de Stanford (72-66) et son meneur star Brevin Knight. Cependant sa magnifique saison (20,8 points, 14,7 rebonds, 3,2 passes et 3,3 contres) lui vaut tous les honneurs individuels : meilleur joueur de l'ACC, meilleur défenseur NCAA pour la 3e fois et surtout meilleur joueur NCAA puisqu'il remporte le Trophée Wooden et le Naismith College Player of the Year 1997.

En terminant son cursus universitaire, il est à contre-courant de la tendance de la fin des années 1990, où la plupart des joueurs s'inscrivent à la Draft de la NBA après un an ou deux à l'université, voire directement après le lycée. Tim Duncan devient à la fin de sa carrière universitaire le deuxième meilleur contreur de l'histoire de la NCAA et l'un des dix joueurs à avoir compilé plus de 2 000 points et 1 500 rebonds en carrière.

Tim Duncan est sélectionné au premier rang de la draft 1997 par les Spurs de San Antonio, équipe qui sort d'une saison catastrophique à la suite de la blessure de son joueur majeur, David Robinson. L'impact de l'ancien de Wake Forest est immédiat et il est choisi par les entraîneurs pour disputer le All-Star Game, sélection rare pour une 1re année. Auteur d'une très belle saison individuelle (21,1 points, 11,9 rebonds, 2,7 passes et 2,5 contres) et collective (56 victoires pour 26 défaites, deuxième de la Midwest Division), il est facilement élu NBA Rookie of the Year (meilleur débutant). Le duo qu'il forme avec David Robinson leur vaut le titre de nouvelles « Twin Towers » de la NBA, en référence à la paire que formaient Hakeem Olajuwon et Ralph Sampson dans les années 1980. En play-off, les Spurs éliminent les Suns de Phoenix (Jason Kidd, Kevin Johnson, Steve Nash, Rex Chapman, Dennis Scott, George McCloud, Antonio McDyess…) 3 manches à 1, mais tombent en demi-finale de conférence contre le Jazz de l'Utah (Karl Malone, John Stockton, Jeff Hornacek) 4 manches à 1.

Durant la saison 1999 raccourcie à 50 matches à cause du lock-out (mise à pied collective des joueurs à la suite du litige concernant la limitation des salaires), les Spurs malgré un départ médiocre finissent fort pour remporter leur division. Duncan, fer de lance de l'équipe, récolte les récompenses individuelles. Il est élu dans la All-NBA First Team (le 5 idéal) et la NBA All-Defensive Team (la meilleure équipe défensive) et finit 3e à l'élection du NBA Most Valuable Player (meilleur joueur) de la saison régulière. L'homogénéité du 5 majeur (Avery Johnson, Sean Elliott, Mario Elie et les "tours jumelles") écrase la concurrence en playoffs. Reposant sur une défense de fer et la domination du duo d'intérieurs Duncan-Robinson, les Spurs dominent leur conférence (3-1 contre les Timberwolves du Minnesota, 4-0 contre les Lakers de Los Angeles et 4-0 contre les Trail Blazers de Portland) avant d'achever les Knicks de New York en finale (4-1). San Antonio obtient le premier titre de son histoire et Duncan est élu MVP des Finales (27,4 points, 14 rebonds et 2,2 contres).

Devant se passer de leur ailier Sean Elliott, qui souffre de graves problèmes rénaux et doit subir une transplantation, les Spurs ne dominent pas comme prévu la ligue et finissent même seulement seconds de leur division (53 victoires, 29 défaites). Duncan lui tient parfaitement son rang (23,2 points, 12,4 rebonds, 3,2 passes, 2,2 contres) et se retrouve à nouveau sélectionné dans la All-NBA First Team et la All-Defensive First Team. Il est bien sûr aussi convié au All-Star Game où il obtient, en compagnie de Shaquille O'Neal, le titre de MVP. Malheureusement à 5 matches de la fin de la saison régulière, Duncan se blesse et doit déclarer forfait pour les play-offs. Sans son joueur majeur, et malgré le retour d'Elliott et le talent de Robinson, San Antonio ne peut passer l'obstacle Phoenix (3-1) au premier tour.

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