Ce Jour-là

Thomas Schelling

Économiste américain

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Thomas Crombie Schelling (né le 14 avril 1921 à Oakland (Californie) et mort le 13 décembre 2016 à Bethesda (Maryland)) est un économiste américain, ainsi qu'un professeur de politique étrangère, de sécurité nationale, de stratégie nucléaire et de contrôle des armes à la School of Public Policy de l'université du Maryland à College Park.

Il est co-lauréat avec Robert Aumann du prix dit Nobel d'économie en 2005 « pour avoir fait progresser notre compréhension des conflits et de la coopération par le biais d'analyses utilisant la théorie des jeux ».

Il est connu pour avoir notamment théorisé la « diplomatie de la violence » qui consiste à coupler toute menace de représailles ou d’interdiction avec la promesse de retenue si l’agresseur abandonne ses ambitions, en particulier dans le domaine de la stratégie nucléaire.

Thomas C. Schelling est le fils de John M. Schelling né le 15 avril 1884, Capitaine de vaisseau à la retraite, décédé le 5 avril 1972 et de Zelda Ayres, née le 5 septembre 1912 décédée en 1994.

« Crombie », son second prénom, est le nom de famille de sa grand-mère maternelle, Nancy Crombie.

Il a un frère aîné, Robert A. Schelling, né le 23 mai 1917, et une sœur cadette, Nancy Schelling, née le 5 décembre 1922 et mariée à l'économiste Robert E. Dorfman.

Thomas Schelling est divorcé de Corrine T. Saposs, épousée le 15 septembre 1947 et dont il a eu quatre fils : Andrew, Thomas, Daniel et Robert, et remarié en 1991 à Alice Coleman Berger, née en Pologne le 16 juillet 1932 de Zygmunt Modzelewski dit Roman Berger et de Jadwiga Eva née Hechtkopf, et divorcée du médecin Roy M. Coleman dont elle a eu deux enfants, David Daniel Coleman et Robert Berger Coleman.

Thomas Schelling a reçu sa licence en sciences économiques (BSc. Econ.) de l'université de Californie à Berkeley en 1944 et son doctorat (Ph.D.) en économie de l'université Harvard en 1951.

Au début de sa carrière, en 1945, tout en préparant son doctorat, il est entré au Federal Budget Bureau. Puis, en 1948, il a travaillé à Paris avec l'ambassadeur Averell Harriman pour la mise en œuvre du plan Marshall, pour le suivre ensuite à la Maison-Blanche pour faire partie de son équipe chargée du commerce international.

Thomas Schelling obtint son premier poste de professeur à Yale, puis il passa à l'université Harvard, pour y tenir pendant vingt ans la chaire Lucius N. Littauer d'économie politique à la John F. Kennedy School of Government.

En 1958 Thomas Schelling fut recruté par la RAND Corporation pour réfléchir sur la stratégie avec des intellectuels tels que Herman Kahn et Albert Wohlstetter en appliquant la théorie des jeux inventée par John von Neumann et Oskar Morgenstern. C'est là qu'il fit la connaissance de Robert Aumann.

Il a fait partie de l'équipe d'Albert Wohlstetter, alors assistant de Paul Nitze, aux négociations de Genève sur le contrôle des armements.

Thomas Schelling a également participé à entretenir un débat sur le « réchauffement de l'atmosphère », dans la lignée de sa remise en perspective par les économistes, rappelant que les prescriptions politiques qu'on prétend en tirer n'en découlent pas nécessairement. À ce titre, il a été l'un des experts du Consensus de Copenhague inspiré par Bjørn Lomborg.

C'est dans ce domaine que, de 1994 à 1999, il a publié des recherches à l'IIASA (en) de Laxenbourg, en Autriche.

Le livre le plus célèbre de Schelling, The Strategy of Conflict (La Stratégie du conflit, PUF), a ouvert la voie à l'étude des paris et du comportement stratégique. On l'a cité parmi les 100 ouvrages qui ont "le plus influencé" la pensée occidentale après la Seconde Guerre mondiale.[réf. nécessaire]

Il concevait la guerre essentiellement comme une forme de négociation appuyée sur l'emploi de la force[réf. nécessaire]. Il y a, disait-il,

« des ressemblances qui nous éclairent entre, disons, manœuvrer dans une guerre limitée et changer de file dans un embouteillage, dissuader les Russes et menacer de punir ses propres enfants… l'équilibre moderne de la terreur et l'antique institution des otages. »

On voit que l'auteur a toujours cherché à ancrer ses raisonnements dans la réalité de l'action concrète[réf. nécessaire], ce qu'il développera dans Micromotives and Macrobehavior (New York, Norton, 1978, trad. française : La Tyrannie des petites décisions, Paris, PUF, 1980).

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