Thierry Bouët (né le 20 février 1959 à Paris, est un photographe français. Il est spécialisé dans le portrait et le reportage.
Thierry Bouët commence sa carrière en 1981. Photographe de mode à ses débuts, il devient ensuite directeur artistique du studio Harcourt.
En 1983, il choisit l'indépendance. Commence alors une collaboration avec la presse française et internationale : Harper's Bazaar, Libération, Vogue US, Vanity Fair, L'Égoïste. En parallèle de ses commandes éditoriales et publicitaires, il produit lui-même des sujets ayant pour thème les hommes, les femmes, l'observation des modes de vie : personnes dormant dans des lits insolites, femmes cherchant l'amour par petites annonces, adeptes du bronzage, personnes vivant à l'hôtel[source secondaire souhaitée]...
En 2002, au cours d'un long vol durant lequel il n'a comme lecture qu'un exemplaire du Nouvel Observateur, Thierry Bouët, après avoir lu la totalité du magazine, parcourt les petites annonces de l'hebdomadaire. C'est ainsi que naît le projet « Chasse à l'Homme ». Thierry Bouët répond à 6 000 petites annonces de femmes cherchant une rencontre, l'amour, le changement ou simplement de la compagnie. Il photographie une centaine de femmes, et publie un livre où le portrait et la petite annonce se font face. Parmi les réponses reçues à ses courriers, une convocation de la gendarmerie, des refus de femmes en couple souhaitant garder l'anonymat, des refus de femmes dont le métier ne permet pas une exposition médiatique, des demandes d'envoi d'argent[source insuffisante].
En 2007, le photographe produit Deslits, une série de photographies de personnalités dont le lit occupe une place centrale dans leur vie[source insuffisante]. Un livre est publié. La série met en scène des célébrités comme le styliste Kenzo dans un lit traditionnel japonais, Philippe Starck dans la cabine de sa vedette, le chef Alain Passard dans son potager, le directeur de cabaret Michou dans une chambre entièrement bleue, le député Arnaud Montebourg dans le canapé de son bureau à l'Assemblée nationale, mais aussi des anonymes, comme une danseuse du Moulin Rouge dans un lit chinois en ébène offert par un prétendant[source insuffisante].
En 2008, Thierry Bouët s'installe pendant plusieurs semaines à la maternité de l'hôpital Antoine-Béclère. Le professeur René Frydman, père du premier bébé issu d'une fécondation in vitro en France, l'invite à photographier une centaine de nouveau-nés durant la première heure de leur vie. La série Première Heure sera exposée à la Samaritaine à Paris, à Saint-Pétersbourg, New York, Madrid et aux Rencontres d'Arles.
En 2011, intrigué par les hommes et femmes bronzant dans les jardins publics durant leur déjeuner, il produit une série sur la dépendance de l'Homme au bronzage : Le Roi Soleil[source insuffisante]. Ce reportage se déroule dans quatre lieux : Marbella en Espagne et Bora-Bora en Polynésie française pour les rivages ; Paris et New York pour les espaces urbains.
En 2015, il expose aux Rencontres d'Arles la série Affaires privées. Durant un an, il a parcouru la France pour photographier des vendeurs du site en ligne Leboncoin.
En 2015, le Mouvement des entreprises de taille intermédiaire commande à Thierry Bouët une série de photographies des 35 entreprises championnes du Made in France. Il sillonne la France et rapporte 3 images par usine. Ce sujet sera exposé au Petit-Palais, ainsi qu'au ministère de l'Économie et des Finances, où il sera accueilli par le ministre de l'époque : Emmanuel Macron. Le sujet paraît dans l'hebdomadaire L'Usine nouvelle[source insuffisante][source insuffisante] et dans le quotidien Le Monde[source insuffisante]. Enfin, le journaliste Denis Cosnard publie dans Le Monde un article d'analyse de ce sujet[source insuffisante].
En avril 2017, à l'approche des élections présidentielles , M, le magazine du Monde publie un article[source insuffisante].
En 2018, Thierry Bouët réalise Paris Number One, un inventaire des numéros 1 des rues de Paris. Il recense les façades d'immeubles porteurs de la plaque numéro 1 de leur rue[source secondaire souhaitée].
En 2023, Thierry Bouët réside à la Villa Médicis. Il réalise un livre sur Rome, en collaboration avec Pierre Adrian, auteur des textes des Saintes pierres de Rome. L'ouvrage dresse un inventaire de pierres empreintes d'histoire réparties dans toute la ville, dont l'illustre colonne de la flagellation installée dans une alcôve de l'église Santa Prassede[source insuffisante].
Depuis 1989, Thierry Bouët entretient une correspondance unilatérale avec son meilleur ami. Il lui envoie des cartes postales uniques fabriquées à la main. Au recto, une de ses photos, au verso un message en rapport avec cette photo et un timbre de collection en troisième rôle. Son ami a reçu plus de 500 cartes postales et ne lui a toujours pas répondu . Ce travail a fait l'objet d'un film réalisé par Carl Diner. Ce documentaire a été projeté au musée de l'Élysée, à Lausanne, dans le cadre de l'édition 2014 de la Nuit des Images[source insuffisante].
Paris Number One, photographies et textes par Thierry Bouët ;
Saintes Pierres de Rome, 20 flâneries depuis la Villa Médicis, textes par Pierre Adrian, éditions Jonglez / Villa Medici ;
Nouveaux visages du cinéma Saoudien, éditions Consulat Général de France à Jeddah
Affaires privées, éditions Xavier Barral, 2015 ;
Deslits, éditions Aubanel, 2007 ;