Ce Jour-là

Theresa May

Femme d'État britannique

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Theresa May /təˈɹiːzə ˈmeɪ/, baronne May de Maidenhead, née Theresa Brasier le 1er octobre 1956 à Eastbourne (Sussex de l'Est), est une femme d'État britannique. Elle est dirigeante du Parti conservateur et Première ministre du Royaume-Uni de 2016 à 2019.

Fille d'un vicaire anglican, elle travaille à la Banque d'Angleterre de 1977 à 1983, puis dans le secteur bancaire privé. Elle poursuit sa carrière professionnelle jusqu'à son élection comme députée de la circonscription de Maidenhead, sous les couleurs du Parti conservateur, en 1997. Exerçant différentes responsabilités dans le cabinet fantôme de l'opposition entre 1999 et 2010, elle devient une des figures de proue du Parti conservateur, qu'elle préside de 2002 à 2003.

Lors de la formation du premier gouvernement Cameron, en 2010, Theresa May est nommée secrétaire d'État à l'Intérieur. À ce poste, elle mène une réforme de la police et adopte des politiques restrictives sur les drogues et l'immigration. Elle est également ministre des Femmes et des Égalités de 2010 à 2012, faisant valoir à ce portefeuille des positions politiques plus progressistes vis-à-vis, par exemple, du mariage homosexuel. Elle se définit comme une conservatrice one-nation, c’est-à-dire faisant partie de l'aile « pragmatique » du Parti conservateur.

Après le référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne — lors duquel elle ne prend pas position — et la démission du Premier ministre David Cameron, elle est désignée chef du Parti conservateur, et devient la seconde femme Première ministre du pays après Margaret Thatcher. En 2017, elle provoque des élections générales, à l'issue desquelles le Parti conservateur demeure la première force politique du pays mais en perdant la majorité absolue à la Chambre des communes. Alors qu’elle est chargée de diriger la procédure de retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne (« Brexit »), elle mène des négociations qui conduisent en 2018 à deux crises politiques.

En 2019, ne parvenant pas à faire adopter son accord de retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne, ayant dû repousser la date du Brexit et devant faire face à une forte défiance au sein de sa majorité, elle quitte la tête du Parti conservateur, puis démissionne de sa fonction de Première ministre à la suite de l’élection de Boris Johnson comme chef du parti. Elle est réélue députée lors des élections générales anticipées de la même année. Elle entre à la Chambre des lords le 21 juillet 2024.

Origines familiales et éducation

Née le 1er octobre 1956 à Eastbourne, Theresa Mary Brasier est la fille unique de Zaidee Mary (née Barnes, 1928-1982) et du révérend Hubert Brasier (1917-1981). Ce dernier, prêtre anglican au sein de l'Église d'Angleterre, a également été aumônier à l'All Saints' Hospital d'Eastbourne avant d'officier comme vicaire dans la paroisse d'Enstone-cum-Heythrop, puis à l'église de Sainte-Marie-la-Vierge (en) à Wheatley, dans l'Oxfordshire. Sa mère était une forte sympathisante du Parti conservateur. Alors âgée de 25 ans, elle perd ses deux parents : son père meurt des suites d'un accident de voiture tandis que sa mère est terrassée par une sclérose en plaques.

Scolarisée à la Heythrop Primary School, située dans l'Oxfordshire, puis à la St. Juliana's Convent School for Girls, une école catholique à Begbroke, qui a fermé en 1984, Theresa Brasier, à l'âge de 13 ans, est admise à l'Holton Park Girls' Grammar school de Wheatley, puis à l'université d'Oxford, au sein du St. Hugh's College, pour y entamer des études en géographie. Elle obtient finalement un Bachelor of Arts (B.A.) en 1977, équivalent britannique d'une licence avec mention.

Theresa Brasier rencontre Philip May (banquier d'affaires) à l'université d'Oxford, où ils sont tous les deux étudiants. Ils sont présentés l'un à l'autre par Benazir Bhutto. Ils se marient le 6 septembre 1980. Ils n'ont pas d'enfant.

En novembre 2012, des examens médicaux révèlent que Theresa May souffre d'un diabète de type 1. Depuis, elle est traitée avec des injections d'insuline.

Theresa May est membre de l'Église d'Angleterre et se rend à la messe chaque dimanche. Elle déclare à propos de sa foi : « elle fait partie de qui je suis et donc de la manière dont je vois les choses ».

Entre 1977 et 1983, Theresa May travaille à la Banque d'Angleterre puis est, de 1985 à 1997, consultante financière et conseillère en affaires internationales pour l'Association for Payment Clearing Services (APACS), une société de services bancaires remplacée, en 2009, par la UK Payments Administration (en).

Parallèlement à sa carrière professionnelle, elle entame une carrière politique en 1986 après son élection comme conseillère du borough londonien de Merton, dont elle préside la commission de l'éducation entre 1988 et 1990. Elle devient, par la suite, le chef adjoint du groupe conservateur et porte-parole pour le logement entre 1992 et 1994.

Candidate aux élections législatives du 9 avril 1992, elle est investie dans la circonscription de North West Durham, au nord-est de l'Angleterre, par le Parti conservateur. Dans ce bastion réputé pour être acquis au Parti travailliste, elle remporte 27,6 % des voix et n'améliore pas le score obtenu par le candidat conservateur Derek Iceton cinq ans plus tôt. Un peu plus de deux ans plus tard, elle se présente à l'élection partielle du 9 juin 1994 dans la circonscription de Barking, près de Londres, mais est largement défaite, terminant à la troisième place.

Alors que les conservateurs sont sévèrement battus à l'issue des élections législatives du 1er mai 1997, Theresa May est élue députée de la nouvellement créée circonscription de Maidenhead. En ayant obtenu 25 000 voix, soit 49,8 % des suffrages, elle entre à la Chambre des communes, alors dominée par les travaillistes dirigés par le nouveau Premier ministre Tony Blair.

Progressivement, Theresa May devient l'une des cadres de l'opposition conservatrice à la Chambre des communes. Le nouveau chef du Parti conservateur, William Hague, la désigne porte-parole sur les questions d'Éducation, de Personnes handicapées et des Femmes. Un an plus tard, elle entre dans le cabinet fantôme, c'est-à-dire l'institution chargée de suivre les travaux du gouvernement pour l'opposition, comme secrétaire d'État fantôme à l'Éducation et à l'Emploi. Après la défaite des conservateurs aux élections législatives du 7 juin 2001, le nouveau chef du Parti, Iain Duncan Smith, lui confie le portefeuille fantôme des Transports.

La carrière politique de Theresa May prend un tournant le 23 juillet 2002 lorsqu'elle devient la première femme élue à la présidence du Parti conservateur. Ce poste lui confère la responsabilité des affaires internes du parti. Son discours d'investiture, qu'elle prononce à l'occasion du congrès du parti, est resté célèbre ; elle y critique le profond conservatisme, expliquant qu'il devait changer : « vous savez comment les gens nous appellent : le parti méchant ». Cette critique explicite de l'appareil du Parti conservateur lui vaut quelques inimitiés de la part d'autres cadres conservateurs.

L'année suivante, en 2003, elle quitte la présidence du parti et devient membre du Conseil privé avant d'être nommée secrétaire d'État fantôme à l'Environnement et aux Transports par Michael Howard, le nouveau chef du Parti conservateur. Au mois de juin 2004, elle devient secrétaire d'État fantôme à la Culture, aux Médias et aux Sports.

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