Ce Jour-là

Terre-Neuve-et-Labrador

Province du Canada

Anúncio

Terre-Neuve-et-Labrador (en anglais : Newfoundland and Labrador) est la province la plus orientale du Canada, située dans la région de l'Atlantique. Elle est constituée de l'île de Terre-Neuve et de la région continentale du Labrador au nord-ouest, combinant une superficie totale de 405 212 km2. En 2022, sa population est estimée à 522 875 habitants. Environ 94 % de la population de la province vit sur l'île de Terre-Neuve (et les petites îles voisines), dont plus de la moitié sur la péninsule d'Avalon.

Elle est la province la plus homogène du Canada sur le plan linguistique, avec 97 % d'habitants ayant l'anglais (avec sa variante locale) comme langue maternelle d'après le recensement de 2016. Historiquement, Terre-Neuve abritait également des variétés uniques d'irlandais (en) et de français, ainsi que la langue éteinte béothuk. Au Labrador, les langues autochtones innu-aimun et inuktitut sont également parlées.

La capitale et la plus grande ville de Terre-Neuve-et-Labrador, Saint-Jean, est la 20e plus grande aire métropolitaine du Canada et abrite près de 40 % de la population de la province. Saint-Jean héberge le siège du gouvernement provincial, la Chambre d'assemblée, ainsi que le plus haut tribunal de la juridiction, la Cour d'appel.

Ancienne colonie puis dominion de l'Empire britannique, Terre-Neuve a renoncé à sa souveraineté en 1933, à la suite de graves problèmes économiques causés par la Grande Dépression et des conséquences financières de sa participation coûteuse à la Première Guerre mondiale. Elle est devenue la 10e et dernière province à entrer dans la Confédération, le 31 mars 1949, sous le nom de « Terre-Neuve ». Le 6 décembre 2001, la Constitution du Canada a été modifiée, pour changer le nom de la province en « Terre-Neuve-et-Labrador ».

Histoire avant la Confédération

Les premiers habitants de l’île furent les Inuits et les Beothuks. La première colonie européenne en Amérique, fondée en l'an 1000 par les Vikings, se trouvait sur l'île, à L'Anse aux Meadows et à Pointe Rosée. Des restes et des artefacts provenant de cette occupation sont présentés à L'Anse aux Meadows, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Malgré diverses allégations sur la fréquentation des Grands Bancs par des pêcheurs européens au début du XVe siècle, et dont la source principale paraît être l'ouvrage de Charles Desmarquets, le premier récit historiquement documenté est celui de l'explorateur Jean Cabot, qui accosta à Bonavista en 1497 et prit possession de Terre-Neuve au nom de la couronne d'Angleterre. Humphrey Gilbert établit un poste de pêche en 1583 à Saint-Jean, entamant le processus de colonisation de l'ile. En 1610, John Guy fonda une colonie à Cuper's Cove, aujourd'hui connu sous le nom de Cupids, faisant de Terre-Neuve la deuxième colonie permanente anglaise en Amérique après Jamestown en Virginie. Le fils de Nicholas Guy[Qui ?], né le 27 mars 1613, est le premier enfant anglais dont la naissance est connue sur le territoire de ce qui deviendra le Canada. La colonie anglaise à l'Anse Cupid fut suivie par la colonie anglaise d'Avalon, établie par Sir George Calvert à Ferryland en 1621. Sir George Calvert s'était converti au catholicisme et tolérait donc les catholiques dans la colonie d'Avalon. Malgré ses efforts, les plantations commerciales anglaises n'eurent pas beaucoup de succès à cause des conditions climatiques et naturelles difficiles de Terre-Neuve. Plus tard, il fondera la colonie anglaise du Maryland.

Au milieu du XVIIe siècle, les Basques, qui pêchaient les bancs de morue dès le début du XVIe siècle au large des côtes, fondèrent Plaisance (aujourd'hui Placentia), un havre fréquenté aussi par des pêcheurs d'autres régions françaises. En 1655, le royaume de France, déjà présent au Canada, installe un gouverneur à Plaisance, commençant une tentative de colonisation française de l'île. Cette tentative entraîna des tensions avec la Grande-Bretagne et fut abandonnée à la suite des traités d'Utrecht de 1713 qui mettent fin à la guerre de Succession d'Espagne. Selon les termes des traités, la France renonce à ses revendications sur l'île de Terre-Neuve (ainsi que celles portant sur les côtes de la baie d'Hudson) et confirme la possession de celle-ci par la Grande-Bretagne. Des territoires français d'Acadie y sont aussi cédés aux Britanniques. La population française de Plaisance se transféra alors sur l'île Royale (aujourd'hui l'île du Cap-Breton), fraction d'Acadie restée française jusqu'à la guerre de Sept Ans, marquée par le tragique épisode de la déportation des Acadiens en 1755.

La colonie n'était pas une province canadienne jusqu'en 1949 et fut de 1907 à son entrée au sein de la Confédération un dominion indépendant membre de l'Empire britannique, ayant une existence juridique séparée du Canada.

Terre-Neuve fut dotée en 1832 d'une assemblée bicamérale, qui est actuellement connue sous le terme de la Chambre d'assemblée (House of Assembly). En 1855, Terre-Neuve reçut son propre gouvernement et Philip Francois Little, natif de l'île du Prince-Édouard, forma la première administration de 1855 à 1858.

En 1941, en vertu d'une entente avec la Grande-Bretagne, les États-Unis y installèrent des bases aériennes en échange de leurs vieux destroyers.

Événements ayant conduit à l'union avec le Canada

Terre-Neuve rejeta une première fois l'union avec la confédération canadienne dans l'élection générale de 1869. Elle demeura colonie britannique jusqu'à ce qu'elle reçût le statut de dominion semi autonome en 1907 en même temps que la Nouvelle-Zélande. Elle tenta de faire un accord de libre-échange avec les États-Unis mais cela échoua. Le Dominion de Terre-Neuve atteignit son âge d'or sous le premier ministre Robert Bond (en).

Terre-Neuve constitua son propre régiment : The Royal Newfoundland Regiment pour participer à la Première Guerre mondiale afin de soutenir le Royaume-Uni. Le 1er juillet 1916, une grande partie de ce régiment fut massacrée au début de la Bataille de la Somme. La dette de guerre à la suite des dépenses dues à ce régiment conduisit à un endettement croissant lors des années 1920, car contrairement à tous les États souverains de l'époque (qui annulèrent ou étalèrent leurs remboursements de leur dette de guerre à leur avantage), Terre-Neuve fit face à ses engagements financiers sans les renier.

Les années 1920 furent aussi marquées par une atmosphère de scandale. En 1923, le premier ministre Richard Squires (en) fut arrêté et accusé de corruption. Il fut laissé en liberté sous caution peu de temps après, mais on nomma une commission britannique dirigée par Hollis Walker pour éclairer l'affaire. Peu de temps après, le gouvernement de Squires chuta. Il revint au pouvoir en 1928 pendant la grave crise infligée au pays par la Grande Dépression. Le 5 avril 1932, une émeute de dix mille personnes à l'Assemblée contraignit Squires à s'enfuir.

Le gouvernement suivant, mené par Frederick Alderdice (en), demanda au gouvernement britannique de prendre le contrôle direct du pays, jusqu'à ce que Terre-Neuve soit autosuffisante.

Histoire au sein de la Confédération

En 1946, une élection mit en place une convention nationale pour décider de l'avenir de Terre-Neuve. Après un débat acharné et un premier référendum à trois options en juin 1948, un deuxième référendum en juillet 1948 décida par un vote de 52 % contre 48 % de s'unir avec le Canada.

Anúncio

Bientôt sur l'application World in Stories

Audio, téléchargement hors ligne, sans publicité et plus.

Découvrir Premium
Terre-Neuve-et-Labrador | World in Stories