Ce Jour-là

Sylvie Vartan

Chanteuse française

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Sylvie Vartan (en bulgare : Силви Вартан) est une chanteuse et danseuse bulgaro-française, née le 15 août 1944 à Iskretz (Bulgarie).

Commençant sa carrière de chanteuse en France en 1961, Sylvie Vartan publie plus d'une quarantaine d'albums studio et connait le succès avec des titres comme La Plus Belle pour aller danser, Comme un garçon, La Maritza, 2 min 35 de bonheur, Irrésistiblement et J'ai un problème (en duo avec Johnny Hallyday) notamment.

Elle est également l'interprète de nombreuses chansons adaptées en langue française, telles que Le locomotion, I'm watching, Dansons, Si je chante, Bye bye Leroy Brown, Qu'est-ce qui fait pleurer les blondes ?, Petit rainbow, Nicolas, ou encore L'amour c'est comme une cigarette.

Son père, Georges Vartan bulgare d’origine arménienne (1912 – 1970), naît en France à Champigneulles (Meurthe-et-Moselle), il est le fils du directeur de la Compagnie d’électricité, filiale d’une société française, et est attaché de presse à l'ambassade de France en Bulgarie. En 1936, il épouse Ilona Mayer (9 décembre 1914 – 26 juin 2007), fille de Rudolf Mayer, un architecte de renom juif hongrois, installé à Sofia avec sa famille dès 1921. Leur premier enfant, Edmond dit Eddie, naît le 5 septembre 1937. Sylvie George Vartan naît à Iskretz, un village situé dans la chaîne du Grand Balkan (centre de la Bulgarie) le 15 août 1944. L'armée soviétique entre en Bulgarie un mois après sa naissance, la famille perd alors sa maison qui est réquisitionnée et la famille s'installe à Sofia, la capitale bulgare.

À l'âge de sept ans, la jeune Sylvie joue son premier rôle au cinéma. Elle est une modeste écolière dans le film Sous le joug (Под игото, d'après le roman du même nom d’Ivan Vazov), tourné par le metteur en scène bulgare Dako Dakovski, un ami de la famille. L'action se déroule dans les années 1870, époque où la Bulgarie s’apprêtait à renaître et à se libérer du joug ottoman. Plus tard, elle déclare que cette expérience lui a donné le goût du monde artistique et du spectacle.

La vie en République populaire de Bulgarie, régime autoritaire dominé par le Parti communiste bulgare, devient de plus en plus difficile et la famille émigre au début des années 1950. Son grand-père, Robert, un francophile convaincu, conseille de partir pour Paris. Le temps d'obtenir les visas nécessaires, elle arrive à Paris en décembre 1952 avec ses parents et avec son frère Eddie.

L'adaptation est difficile pour toute la famille. Contrairement à leur père, un artiste contrarié qui trouve un emploi et devient comptable chez un tripier des Halles, les enfants ne parlent pas le français. Leur désir de réussir socialement est tel qu'ils font leurs études dans de bons lycées parisiens : le lycée Hélène-Boucher pour elle, le lycée Louis-le-Grand pour Eddie. Dans un entretien avec Georges Paumier, diffusé à la télévision en 1962, elle, qui vient d’arrêter le lycée quelques mois avant son premier baccalauréat, déclara : « Ce que je regrette, c'est de ne pas avoir pu faire ma philo […] Je pense que c'est une matière qui m'aurait beaucoup plu et qui m'aurait intéressée. »

Le 12 avril 1965, elle épouse à Loconville (Oise), Johnny Hallyday, avec qui elle aura un fils, David, né le 14 août 1966.

Après un mariage en dents de scie, ponctué de nombreuses collaborations artistiques (émissions de télé, de radios, des duos à succès et de plusieurs tournées communes), son divorce avec Johnny est prononcé le 5 novembre 1980.

Elle se remarie le 2 juin 1984, à Los Angeles, avec le producteur américain Tony Scotti. Le couple adopte, en Bulgarie, Darina, une petite fille née le 8 octobre 1997.

Le 11 avril 1968, elle se dirige vers Paris avec son amie Mercedes Calmel Mendès, marraine de David, à bord de son coupé OSI (Ford). Sur une route départementale des Yvelines, à la hauteur de Bois-d'Arcy, elle est percutée violemment par une 404 fourgonnette qui quitte brusquement sa trajectoire. Blessée au menton, au cou et le bras cassé, Sylvie Vartan est emmenée en ambulance à l'hôpital de Versailles, mais sa passagère, âgée de 22 ans, est tuée sur le coup et le conducteur de la camionnette grièvement blessé.

Le 20 février 1970, elle et Johnny, ainsi que trois personnes les accompagnant, sont victimes d'un accident de la route sur la RN 83, à l'entrée du village de Roppe, alors qu'ils se rendent à un gala à Besançon. Sur la route verglacée, la Citroën DS 21 Pallas que conduit Johnny à vive allure dérape dans un virage et plonge dans le fossé. Johnny en sort avec le nez cassé, un des passagers a une jambe cassée, mais Sylvie Vartan est grièvement blessée, défigurée en heurtant le pare-brise. Elle part aux États-Unis où, durant six mois, elle subit plusieurs opérations par l'un des meilleurs chirurgiens esthétiques du pays qui lui rend son visage au bout de longues et multiples interventions. Pendant sa convalescence américaine, elle suit les cours du professeur de danse de Barbra Streisand, dont elle se servira pour ses shows « à l’américaine ».

Sur la proposition de son frère Eddie travaillant dans le milieu de la musique, elle rencontre Daniel Filipacchi, producteur de disques pour RCA Records et Decca, qui la fait enregistrer au printemps 1961 un duo avec Frankie Jordan Panne d'essence, à la suite du désistement de dernière minute de la chanteuse Gillian Hills. Ayant quitté le lycée Hélène-Boucher deux mois avant de passer son bac pour se consacrer pleinement à ses débuts dans la chanson, ce premier succès lui permet d'entamer une carrière en solo, à la suite d'un contrat signé avec Daniel Filipacchi, un premier 45 t fin 1961, Quand le film est triste et la proposition de se produire en première partie de Gilbert Bécaud, où elle chante trois titres.

En 1962, Sylvie Vartan fait sa deuxième tournée, avec Johnny Hallyday, dont elle assure la première partie.

Sylvie Vartan fait ses premiers pas sur la scène de l'Olympia, dès ses débuts en 1961. Elle y gagne progressivement ses galons de vedette en s'y produisant ensuite régulièrement en 1962 et 1963, au programme des Idoles des jeunes, dont elle est la tête d'affiche.

Toujours en 1963, le 22 juin, Sylvie Vartan participe — en vedette avec Johnny Hallyday (autres participants : Mike Shannon et Les Chats sauvages, Richard Anthony, Danyel Gérard, les Gam's et Nicole Paquin) — au concert place de la Nation organisé par Europe no 1 pour le premier anniversaire de Salut les copains. L'événement a un grand retentissement.

Elle est à l'affiche de l'Olympia avec Trini Lopez, Les Beatles et Pierre Vassiliu, durant trois semaines (du 16 janvier au 4 février 1964), à raison d'un, deux ou trois shows quotidiens, soit 41 apparitions en tout.

Elle figure sur la « photo du siècle » regroupant 46 vedettes françaises du « yéyé » en avril 1966.

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