Ce Jour-là

Sylvain Chavanel

Coureur cycliste français

Anúncio

Sylvain Chavanel, né le 30 juin 1979 à Châtellerault dans la Vienne, est un coureur cycliste français. Professionnel de 2000 à 2018, il a notamment été champion de France de cyclisme sur route en 2011, six fois champion de France du contre-la-montre, en 2005, 2006, 2008, 2012, 2013 et 2014 (il devance Eddy Seigneur et ses quatre succès), vainqueur du Grand Prix de Plouay en 2014 et a remporté trois étapes du Tour de France, en 2008 et 2010. Il a également porté le maillot jaune en tant que leader du Tour en 2010 et remporté plusieurs titres de champion de France sur piste. Il détient le record de participation au Tour de France avec 18 départs consécutifs entre 2001 et 2018. Son frère cadet Sébastien Chavanel est également cycliste professionnel.

Durant le Tour de France 2019, il devient consultant pour le journal L'Équipe et tient une émission tous les jours sur l'étape du jour.

Sylvain Chavanel naît à Châtellerault dans la Vienne le 30 juin 1979. Son frère cadet Sébastien, né en 1981, est également passé professionnel en 2003. Ses trois autres frères, Frédéric, Bertrand et Cyril pratiquent également le cyclisme et leur oncle Michel est président du Comité Régional Cyclisme du Poitou-Charentes.

Ses racines familiales sont en Espagne. Ses arrière-grands-parents étaient originaires de Huesca, dans la région d'Aragon. Son grand-père est né à Barcelone et a déménagé à Châtellerault pendant la guerre civile espagnole. D'autres membres de la famille vivent encore en Aragon. Il a déclaré: « L'année dernière , alors que la Vuelta était à Saragosse, j'ai rencontré ma cousine en utilisant un journaliste comme interprète et elle m'a donné une photo de mon grand-père quand il était jeune. En dépit de mes origines, je connais à peine un mot d'espagnol ». Enfant, il joue avec ses frères dans le jardin avec des modèles de cyclistes de course. Il commence à faire du vélo à l'école de Châtellerault à l'âge de huit ans. Il abandonne pour essayer le football, puis revient au vélo : « J'ai recommencé à faire du vélo à 12 ans et depuis, je me suis amélioré chaque année. J'étais une petite chose fragile, immature physiquement. J'avais l'habitude de terminer les courses à mi-chemin dans le peloton féminin et à l'arrière des garçons. Tout a changé le jour où j'ai battu mon frère aîné, Frédéric, dans la catégorie des cadets, même s'il était meilleur que moi à l'époque. ».

Il commence la compétition à l'âge de 13 ans. Il remporte 29 courses sur la route jusqu'à la catégorie des juniors (17/18 ans). Il gagne également sur piste le championnat de France de poursuite juniors en 1997. Son oncle, Philippe Raby, un ancien coureur vendéen, le recommande à Jean-René Bernaudeau, qui est en train de mettre en place une équipe de professionnels basée dans la région. Bernaudeau voit Chavanel courir pour la première fois à Montrevault, en Maine-et-Loire, alors qu'il affronte des coureurs de l'équipe Vendée U junior de Bernaudeau.

Bernaudeau et Chavanel sont convenus que ce dernier passerait une autre année avec son club, l'AC Châtellerault, qui avait consacré du temps et de l'argent à sa formation. L'assistant de Bernaudeau, Thierry Bricaud, est chargé de dispenser à Chavanel un programme d'entrainement. Chavanel participe au Tour de l'Avenir en 1999 puis, en 2000, à 21 ans, il devient professionnel.

2000-2003 : l'espoir du cyclisme français

Très jeune, Sylvain Chavanel est considéré comme un des grands espoirs du cyclisme français. Faisant ses armes dans la toute jeune équipe Bonjour, il obtient sa première victoire en professionnel en 2000 en remportant la première étape du Circuit franco-belge au sommet du mont Kruisberg et ne perd son maillot de leader que le dernier jour. Il gagne également le classement des grimpeurs du Tour de l'Avenir. Quelques jours plus tard, il est auteur en solitaire d'une échappée infructueuse de 217 kilomètres lors de Paris-Tours. Sur le Tour de France 2001, son premier grand tour, il est équipier de François Simon, plusieurs jours maillot jaune. Il se classe 65e de la course, puis termine troisième du Tour de l'Avenir derrière Denis Menchov et Florent Brard.

En 2002 et 2003, il confirme ces espoirs. Il remporte le Trophée des grimpeurs 2002, les Quatre Jours de Dunkerque 2002 et le Tour du Haut-Var 2003, se forgeant une carte de visite intéressante pour son jeune âge. Il termine également deuxième du Tour du Poitou-Charentes en 2002 et 2003 et d'À travers le Morbihan 2003, troisième du Tour de Belgique 2002 et du Tour méditerranéen 2003. Il prouve en même temps ses qualités de rouleur sur les prologues et contre-la-montre courts, comme sur le Dauphiné libéré, le Critérium international ou Paris-Nice : 5e de ces deux courses en 2003, il obtient là ses premiers grands résultats internationaux à 23 ans. Lors du Tour de France 2003, il est troisième de la septième étape qui se termine à Morzine. Il est également échappé dans la quinzième étape dont il aborde la dernière montée en tête avant d'être dépassé par les protagonistes du classement général.

Chavanel termine la saison 2003 à la 36e place mondiale.

2004-2007 : la difficile confirmation

Durant la seconde partie de sa carrière, Chavanel tarde à se montrer à la hauteur du talent pressenti, ne parvenant jamais à dépasser le classement qui avait été le sien en 2003.

Au cours de cette période, marquée notamment par son transfert chez Cofidis fin 2004, Chavanel remporte quelques belles victoires : la Polynormande 2004, le Tour du Poitou-Charentes 2005 et 2006, dont il remporte trois étapes, les Quatre Jours de Dunkerque de nouveau, en 2004, le Tour de Belgique 2004, le Circuit de la Sarthe 2005 ou encore le Championnat de France contre-la-montre en 2005 et 2006.

Malgré ces succès de prestige, il ne parvient pas à s'imposer au niveau supérieur. 12e du Championnat de Zurich 2005, 12e encore du Critérium du Dauphiné libéré 2006, avec notamment une belle 5e place au sommet du mont Ventoux, 10e en 2007, 16e du Tour d'Espagne 2007, il ne pèse jamais réellement sur ces courses par étapes, et ne parvient pas à briller sur le Tour de France, où il ne remporte pas d'étape. Durant le Tour de France 2006, il fait partie lors de la 13e étape de l'échappée de cinq coureurs qui arrive avec près de 30 minutes d'avance sur le peloton et permet à l'Espagnol Óscar Pereiro d'être le vainqueur surprise de ce Tour.

2008 voit le retour d'un Chavanel offensif, qui trouve enfin un terrain à sa convenance sur les classiques flamandes du mois de mars.

Vainqueur d'étape en début de saison sur le Tour méditerranéen, puis deuxième du Tour de l'Algarve, il arrive en pleine confiance sur Paris-Nice où, profitant d'une course de mouvement les trois premiers jours, il s'empare du maillot jaune à l'issue de la 3e étape, à Saint-Étienne. Perdant son maillot le lendemain sur les pentes du mont Serein au profit du Néerlandais Robert Gesink, il part à nouveau à l'offensive et remporte à Cannes la 6e étape. Il termine neuvième de ce Paris-Nice 2008 qu'il aura animé de bout en bout.

À la fin du mois de mars 2008, il participe pour la première fois à À travers les Flandres et à la Flèche brabançonne, qu'il remporte toutes deux, à quatre jours d'intervalle, chaque fois en solitaire. En juin 2008, il remporte pour la troisième fois le Championnat de France contre-la-montre.

Le 25 juillet 2008, il gagne la 19e étape du Tour de France à Montluçon, en battant au sprint son compagnon d'échappée Jérémy Roy. Il est élu coureur le plus combatif du Tour de France.

Anúncio

Bientôt sur l'application World in Stories

Audio, téléchargement hors ligne, sans publicité et plus.

Découvrir Premium
Sylvain Chavanel | World in Stories