Ce Jour-là

Sven Hassel

Écrivain danois

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Sven Hassel est le nom de plume de Børge Willy Redsted Pedersen, un écrivain danois, né le 19 avril 1917 a Frederiksborg, et mort le 21 septembre 2012. Il s'est enrôlé dans un Régiment de Hussard blindé allemand avant la Seconde Guerre mondiale. Ses romans autobiographiques relatent de manière romancée les combats auxquels il aurait participé. Ses ouvrages se sont vendus à 60 millions d'exemplaires et ont été traduits dans une quinzaine de langues.

Les éléments biographiques qui suivent proviennent en grande part de l'auteur lui-même.

Ses parents étaient le meunier Peder Oluf Pedersen et son épouse Maren Hansine Andersen. À quatorze ans, il prend un engagement comme garçon de cabine sur un steamer jusqu'à son service militaire. En 1937, il rejoint l'Allemagne et s'engage dans un régiment de cavalerie. Durant l'invasion de la Pologne, il est conducteur de Panzer.

L'année suivante il déserte. Capturé, il est traduit en cour martiale et envoyé à la 3e compagnie du 27e régiment de Panzers, un régiment disciplinaire. Il participe à diverses campagnes, essentiellement en Russie, est blessé sept fois, et finit la guerre comme lieutenant.

Il affirme qu'il se rend aux troupes russes à Berlin en 1945 et comme prisonnier de guerre, il commence à écrire dans les camps. En réalité, il a été arrêté à Copenhague en 1945, après la libération et a été détenu en prison au Danemark, d'abord comme un suspect puis comme un criminel condamné.

Il allait s'engager dans la Légion étrangère lorsqu'il rencontra Dorthe Jensen qu'il épousa, et devint ouvrier dans une usine automobile.

Le 6 janvier 1951 à l'église de Garnison de Copenhague, il a épousé Laura Dorthea Guldbæk Jensen, une traductrice de film, divorcée, née en 1913. Il a enregistré son intention de se marier comme journaliste, et son témoin de mariage était son frère Uffe Redsted Pedersen.

Sa femme l'encouragea à écrire et La légion des damnés paru en 1953. Pris d'une fièvre caucasienne (contractée en temps de guerre), il est quasiment paralysé pendant deux ans. Il reprend ensuite l'écriture.

Le 10 octobre 1963, le journaliste danois George Kringelbach révèle que Sven Hassel est un nom de plume de Børge Willy Redsted Pedersen, condamné pour trahison. L'éditeur de Hassel, Grafisk Forlag, cesse alors de collaborer avec lui et propose à toutes les librairies de leur rembourser son dernier livre. Hassel fonde alors sa propre maison d'édition, Bellum, qui publie le reste de ses ouvrages.

En 1964, il s'installe à Barcelone, où il vit jusqu'à sa mort.

Le 29 septembre 1965, il a changé son nom en Sven Willy Hasse Arbing.

Dans ses romans de fiction, le narrateur est un soldat qui porte le nom de Sven Hassel. Il décrit les exploits guerriers et extra-guerriers d'un groupe de soldats loin de l'idéal héroïque, arrivés dans ce régiment disciplinaire car condamnés de droit commun, rescapés de la Cour Martiale ou indésirables politiques. Le héros et ses comparses constituent un équipage de char dans le 27e bataillon disciplinaire blindé sur le front russe. La majorité des intrigues se déroulent à l'est de l'Allemagne, mais des romans se déroulent en Italie, en France ou encore en Belgique.

Dès le début du premier roman, l'auteur rencontre des personnages hauts en couleur :

Joseph Porta (Obergefreiter puis Stabsgefreiter), un Berlinois affreusement laid, grand, maigre. Une masse hirsute de cheveux roux recouvre son crâne quand il ne porte pas son haut-de-forme jaune. Doté d'un incroyable culot et d'un sens inné de la repartie, les officiers l'évitent comme la peste de peur d'être définitivement ridiculisés devant la troupe. Il peut sentir la nourriture à des kilomètres et pilote le char comme un as. Il a aussi une certaine affinité pour les animaux, il adoptera notamment un chat roux qu'il baptisera Obergefreiter Josef Vissarionovitch Stalin, ainsi qu'un ours, baptisé « Raspoutine » ;

Le Légionnaire (Gefreiter Alfred Kalb), ancien membre de la Légion Étrangère, il fera son apparition dans le second roman lors d'une bagarre où il mettra K.O. Petit Frère ; Il apparait comme étant le plus stable mentalement, s'est converti à l'Islam et peut être très cruel envers ceux qui ne respectent pas les choses et usages Sacrés.

Barcelona (Feldwebel Peter Blom), un communiste vétéran de la guerre d'Espagne ;

Petit-Frère (Obergefreiter Wolfgang Kreutzfeld), un Hambourgeois engagé depuis 1933 à l'âge de 15 ans dans l'Armée Allemande. Ce colosse sans cervelle n'a jamais rien connu d'autre que les maisons de correction et les bataillons disciplinaires. C'est aussi le plus sensible du groupe, il n'hésite pas à sauver les femmes et les enfants qu'il croise et pleure régulièrement en contemplant les horreurs de la guerre. Il rappelle de temps en temps à ses officiers qu'il devrait être démobilisé puisqu'il a passé plus de 10 ans sous les drapeaux ;

Le Vieux ou Alte en allemand, (Feldwebel Willie Beier), menuisier berlinois et père de deux enfants, il fut envoyé dans un bataillon disciplinaire pour ne pas avoir caché son opposition au parti. On l'appelle le Vieux, mais il n'a pas plus de 35 ans, soit 10 ans de plus que la plupart des autres soldats. Il fait partie de ces personnes qui génèrent le calme autour d'eux, il joue le rôle de père pour le héros ;

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