Steven John Wilson est un multi-instrumentiste, chanteur, producteur, ingénieur du son et auteur-compositeur britannique, généralement associé au rock progressif. Bien que principalement connu en tant que leader du groupe de rock progressif Porcupine Tree, Wilson a pris part à plusieurs autres projets, et a sorti 8 albums studios entre 2008 et juin 2026. Le 1er novembre 2021, Porcupine Tree annonce sa reformation.
Steven Wilson naît le 3 novembre 1967 à Hemel Hempstead, en Angleterre. Il est attiré par la musique dès l'âge de huit ans. Son enfance est bercée par la culture musicale de ses parents, adeptes de musique progressive. Enfant, ses parents veulent lui faire apprendre la guitare mais il n'apprécie pas. À onze ans, il retrouve une guitare classique, en nylon, et s'adonne déjà à des expériences sonores avec un matériel sommaire (microphone, enregistreur cassette) fabriqué par son père ingénieur.
Entre 1984 et 1986, Steven Wilson enregistre avec les groupes Altamont (en) et Karma, et grâce au succès de Porcupine Tree, certaines de ces compositions ont refait surface.
Lors de son expérience avec ces groupes, son style musical s'oriente vers le rock progressif, le psychédélique et l'avant-gardisme. Vient ensuite la naissance de Porcupine Tree et de No-Man qui lui ouvriront les portes du succès.
Steven Wilson possède aussi son propre label, Headphone Dust, afin de promouvoir ses projets solos. Il a sorti sous ce label, en 2009, Insurgentes, son premier album solo, disque très éclectique recouvrant l'ensemble des influences non exploitées à travers ses différents projets : des styles tels le post-punk, le hip-hop, le disco ou encore le metal figurent sur cet album.
À la suite du succès d'Insurgentes, Steven se penche sur d'autres projets (notamment le remixage de plusieurs albums de grands groupes de rock tels que King Crimson ou Jethro Tull) et il se met à écrire ce qui deviendra son second album solo : Grace for Drowning (qu'il qualifiera lui-même de son plus grand projet à ce jour). Sorti en automne 2011, il se présente sous la forme d'un double album : la première partie est baptisée Deform To Form A Star et la seconde Like Dust I Have Cleared From My Eye, cette dernière étant plus sombre et lourde que la première. Ce projet comprend la participation de nombreux musiciens invités à jouer, tels que Jordan Rudess (Dream Theater), Steve Hackett (ex Genesis), Nick Beggs (ex Kajagoogoo), Pat Mastelotto (qui a participé à la reformation de King Crimson), ou encore Tony Levin (King Crimson). Cet album est un tel succès dans la communauté du rock progressif[réf. nécessaire] que Wilson décide de tenter sa chance et de partir en tournée pour promouvoir ses deux albums solos. Afin de mener à bien son projet, il crée un groupe de tournée comprenant entre autres : Marco Minnemann à la batterie, Nick Beggs à la basse ainsi qu'au Chapman Stick et aux chœurs, Adam Holzman aux claviers, Theo Travis à la flûte traversière ainsi qu'au saxophone et accessoirement aux claviers, et enfin Aziz Ibrahim aux guitares (Steven s'occupant des voix, de la guitare et du clavier). Cependant, ce dernier doit faire face à un contretemps lors du déroulement de la seconde partie de la tournée et est remplacé par le guitariste Niko Tsonev.
Steven Wilson part ensuite en tournée avec son groupe et enregistre un CD live servant à financer la seconde étape de la tournée (Catalog, Preserve, Amass), ainsi qu'un nouveau DVD/Blu-ray live avec l'aide de Lasse Hoile à Mexico (Get All You Deserve).
The Raven That Refused to Sing (And Other Stories) (2013)
À la suite de cela, il se lance dans l'écriture de son troisième album solo incluant ses musiciens de tournée à l'exception du guitariste, Tsonev, qui ne peut pas assurer les sessions et est remplacé par le guitariste anglais Guthrie Govan. Cet album a été enregistré en quelques jours (fin septembre) dans un studio à Los Angeles avec, au mixage, Alan Parsons, notamment connu pour avoir réalisé le mixage de l'album de Pink Floyd The Dark Side of the Moon. Ce nouvel album, intitulé The Raven That Refused to Sing (And Other Stories) sort le 25 février 2013, et est salué par la critique. Il est considéré comme un des plus grands albums de rock progressif moderne[réf. nécessaire].
Le 27 février 2015, Steven Wilson sort son quatrième album solo nommé Hand. Cannot. Erase., sur le label KScope. C'est un album-concept inspiré d'une histoire vraie : celle de Joyce Vincent qui fut retrouvée morte devant sa télévision, deux ans après sa mort. Il explique : « Je supposais, quand j'ai entendu parler de cette histoire, que quelqu'un qui était retrouvée morte dans son appartement après deux ans devait être une vieille dame solitaire. Mais Joyce Vincent avait 38 ans. Elle avait des amis, un petit ami, une famille, et pourtant, elle n'a manqué à personne pendant deux ans. C'est quelque chose d'inouï. Je crois que cela en dit long sur la manière dont nous vivons au XXIe siècle. » Pour cet album, Wilson collabore avec la chanteuse israélienne Ninet Tayeb, qui a dans l'album un rôle féminin de premier plan, une première pour le musicien. Il utilise également une chorale d'école pour la première fois, chose qui lui a été inspirée par la chanson « All The Love » de Kate Bush. Cet album est autant acclamé que son prédécesseur[réf. nécessaire].
Musicalement, Hand. Cannot. Erase. marque un tournant par rapport à son prédécesseur The Raven That Refused To Sing (And Other Stories). En effet, le rock progressif teinté de jazz de ce dernier a laissé place à un métissage de rock, de pop et de prog. Le chant est davantage mis en avant et les passes d’armes instrumentales jazz-rock qui ont fait la célébrité de l’opus précédent ne sont plus présentes que sur quelques titres (« Three Years Older », Home Invasion », « Regret #9 », « Ancestral » [partie 2]).
En 2016 sort 4 1/2, un EP composé de morceaux issus des sessions des deux précédents albums. Pour l'occasion, Wilson reprend aussi une chanson de Porcupine Tree, « Don’t Hate Me », en compagnie de la chanteuse Ninet Tayeb avec laquelle il enregistrera le titre Pariah qui paraîtra dans son prochain album To the Bone.
En 2017 parait son cinquième album studio To the Bone dans lequel il livre des morceaux inspirés par des albums de pop progressive qui l'ont marqué durant sa jeunesse, notamment : So de Peter Gabriel, Hounds of Love de Kate Bush, The Colour of Spring de Talk Talk et The Seeds of Love de Tears For Fears. Il se lance ensuite en 2018 dans une tournée en mondiale, puis revient en Europe début 2019.
En 2020, Steven Wilson annonce la parution de son sixième album solo, The Future Bites, ainsi qu’une tournée mondiale pour l'accompagner. Néanmoins, la pandémie de Covid-19 retarde la sortie de l'album à janvier 2021. L'album a été coproduit par Wilson et David Kosten.
En 2023 paraît le septième album solo de Steven Wilson, The Harmony Codex. L'artiste a collaboré avec Ninet Tayeb, Craig Blundell, Adam Holzman, Jack Dangers et Sam Fogarino.
En 2025, Steven Wilson publie The Overview, un album ayant pour thème l'espace et le cosmos. C'est un album-concept qui comporte seulement deux titres, de 23 et 18 minutes respectivement, avec l'objectif de faire ressentir la vue d'ensemble que découvrent les astronautes en voyant la Terre depuis l'espace. L'album est accompagné par un film long métrage réalisé par Miles Skarin.
Article détaillé: Porcupine Tree
Débutant vers le début des années 1990 comme duo de musique expérimentale accompagné de Malcolm Stocks, Porcupine Tree évolua rapidement pour devenir le projet principal de Wilson. En une vingtaine d'années d'existence, le groupe, formé officiellement de quatre musiciens à partir de son troisième album, The Sky Moves Sideways, explora divers styles musicaux, touchant au space rock, au rock alternatif, à la pop-rock et au metal progressif à différents moments de sa carrière. Mis en pause en 2010, il se reforme en 2021, sort un nouvel album studio Closure/Continuation le 24 juin 2022, et entame une tournée européenne à l’automne 2022. Porcupine Tree est aujourd’hui considéré comme un des groupes phares du mouvement post-progressif[réf. nécessaire].