Ce Jour-là

Stanislas II

Roi de Pologne et grand-duc de Lituanie (1764-1795)

Anúncio

Stanislas II (en polonais : Stanisław August), de son vrai nom Stanisław Antoni Poniatowski, né le 17 janvier 1732 à Wołczyn (actuelle Biélorussie) et mort le 12 février 1798 à Saint-Pétersbourg, est, de 1764 à 1795, le dernier roi de Pologne et grand-duc de Lituanie, à l'époque de la république des Deux Nations.

Selon la titulature officielle, il est « par la grâce de Dieu et la volonté du peuple, roi de Pologne, grand-duc de Lituanie et duc de Ruthénie, Prusse, Mazovie, Samogitie, Kiev, Volhynie, Podolie, Podlasie, Livonie, Smolensk, Siewierz et Czernihów. »

Son règne a connu bien des vicissitudes. En 1762, son ancienne maîtresse, la princesse russe d'origine allemande Catherine, née Sophie Frédérique Augusta d'Anhalt-Zerbst, devient impératrice de Russie sous le nom de Catherine II. En 1764, après la mort d'Auguste III, Poniatowski est élu roi de Pologne en tant que candidat de la Russie et de la famille Czartoryski, qui est favorable à l'alliance étroite de la Pologne avec la Russie. Celle-ci, secondée par la Prusse, joue un rôle important au début du règne de Stanislas II, par le biais de son ambassadeur à Varsovie Nicolas Repnine.

La révolte d'une partie de la noblesse hostile à la Russie, liguée dans la confédération de Bar (1768-1772), aboutit au premier partage de la Pologne (1772). Stanislas II, maintenu sur le trône du fait de la défaite des confédérés, s'efforce alors de promouvoir un certain nombre de réformes, dont on peut citer la création de la Commission de l'éducation nationale (1773), dans la limite de ce que son protecteur russe peut accepter.

Mais à la fin des années 1780, le mouvement de réforme prend une telle ampleur, à l'époque de la Grande Diète (1788-1792), qu'elle suscite l'hostilité de la Russie, dirigée par Catherine II jusqu'en 1796 : la promulgation de la Constitution du 3 mai 1791, la première en Europe, est l'origine directe de la guerre russo-polonaise de 1792, dont la suite est le deuxième partage de la Pologne (1793) et la soumission de Stanislas au parti pro-russe de la confédération de Targowica. En 1794, Stanislas apporte toutefois un certain soutien à l'insurrection dirigée par Tadeusz Kościuszko contre la Russie. Sa défaite aboutit au troisième partage de la Pologne en 1795 : privée de la totalité de son territoire, la république des Deux Nations cesse d'exister et Stanislas est contraint d'abdiquer, pour aller finir sa vie à Saint-Pétersbourg, au début du règne de Paul Ier.

Stanislas est le fils de Stanisław Poniatowski, castellan de Cracovie (premier membre du Sénat selon l'ordre de préséance) à partir de 1752, qui avait été un partisan de premier plan de Charles XII de Suède et de Stanislas Leszczynski, roi de 1704 à 1709. La famille Poniatowski (armoiries Ciołek), originaire de Poniatowa, en Petite-Pologne, est restée de modeste noblesse jusqu'au XVIIe siècle: c'est la carrière de Stanislas (senior) qui l'a fait entrer dans le groupe des magnats.

Sa mère est Konstancja, née Czartoryska, issue d'une des très grandes familles nobles de la république des Deux Nations, à la tête du parti appelé la Familia favorable à un rapprochement avec la Russie.

Il naît dans le domaine de Wołczyn (aujourd'hui en Biélorussie), dans le grand-duché de Lituanie.

La famille s'installe à Gdańsk en 1733, puis à Varsovie en 1739. Il est d'abord éduqué par sa mère, puis par des précepteurs, grâce auxquels il maîtrise le français, le latin et l'allemand, et connaît l'anglais et l'italien. À Varsovie, il fréquente le collège des Théatins, mais a toujours des précepteurs. En 1744, il reçoit des cours de logique et de mathématiques de l'ambassadeur de Russie (en), Herman Karl von Keyserling, ancien professeur à l'université de Königsberg.

Adolescent, il n'a pas beaucoup d'amis, selon ses Mémoires. Il développe une passion pour les livres, qu'il gardera tout au long de sa vie.

En 1748, son père l'envoie compléter son éducation par une expérience militaire : il doit accompagner une unité russe intervenant en Allemagne au moment de la guerre de Succession d'Autriche. Mais le départ, qui a lieu en mai 1748, intervient alors que le conflit est sur le point de se terminer. Ce voyage lui donne l'occasion de rencontrer des personnalités (le futur chancelier autrichien Kaunitz, le maréchal Maurice de Saxe). Il visite des camps militaires et des forteresses et parcourt les Pays-Bas autrichiens (actuelle Belgique) et les Provinces-Unies (actuels Pays-Bas). En Allemagne, il visite Aix-la-Chapelle et sur le chemin du retour, s'arrête un moment à Dresde, capitale de l'électorat de Saxe, à la tête duquel se trouve Auguste III, qui est aussi roi de Pologne.

À son retour, il reçoit des cours d'ingénierie militaire d'un ex-officier autrichien d'origine française, Toux de Salverte.

En 1750, il se rend à Berlin où il rencontre Charles Hanbury Williams qui devient son mentor et ami.

Il passe la plus grande partie de janvier 1752 à Vienne, à la cour d'Autriche.

Débuts en politique (1752-1755)

Au cours de l'année 1752, son père lui acquiert le titre de staroste de Przemyśl et il fait son entrée à la Diète.

En mars 1753, il entreprend un nouveau voyage à l'étranger, d'abord dans les possessions des Habsbourg d'Autriche. À Vienne, il rencontre de nouveau son ami Williams. Il passe ensuite quelque temps aux Pays-Bas, où il rencontre des membres éminents de la sphère politique et économique du pays. À la fin du mois d'août, il arrive à Paris, où il fréquente les salons et rencontre l'élite intellectuelle. Il devient l'ami de Mme Geoffrin, qu'il appelle maman. Il quitte Paris en février 1754, et se rend en Angleterre, où il passe quelques mois. Là, il se lie d'amitié avec Charles Yorke, futur lord chancelier de Grande-Bretagne. Il rentre ensuite en Pologne.

L'année suivante, il reçoit le titre de « stolnik (panetier) de Lituanie ».

Anúncio

Bientôt sur l'application World in Stories

Audio, téléchargement hors ligne, sans publicité et plus.

Découvrir Premium
Stanislas II | World in Stories