Ce Jour-là

Stéphane Peterhansel

Pilote moto et auto de rallye-raid français

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Stéphane Peterhansel, dit Peter, né le 6 août 1965 à Échenoz-la-Méline, près de Vesoul (Haute-Saône), est un pilote de moto et auto de rallye-raid français. Il détient le record absolu de victoires au Rallye Dakar avec 14 victoires, 6 en catégorie moto avec Yamaha (1991, 1992, 1993, 1995, 1997 et 1998) et 8 en auto, avec Mitsubishi (2004, 2005, 2007), Mini (2012, 2013, 2021), Peugeot (2016, 2017).

Seuls Hubert Auriol et Nani Roma ont également réalisé l'exploit de s'imposer dans les deux disciplines, moto et auto, sur cette épreuve. Il est également le recordman de victoires « scratch » au ISDE, avec 5 succès, en 1988, 1989, 1991, 1994 et 1995 ainsi que sur le Trèfle Lozérien, avec 9 victoires, sur Husqvarna (1987) et Yamaha (1988 à 1991 et 1993 à 1997).

En 1997, il est nommé citoyen d'honneur de la ville de Vesoul.

D'un père plombier et d'une mère secrétaire, il naît le 6 août 1965 à Échenoz-la-Méline, à 2 km au sud de Vesoul, dans la Haute-Saône. Son père, Jean-Pierre Peterhansel, participait à de petits rallyes auto et à des courses de trial moto.

À 8 ans, son père, lui offre sa première moto. Ce dernier l'initie à sa passion, et l'emmène avec lui dans les compétitions. La forêt, les reliefs, les grands espaces, et les circuits de moto-cross des environs de Vesoul deviennent ses terrains de jeux et d'entraînement.

En 1979, à l'âge de 14 ans, il est champion de France de skateboard en catégories, « Slalom », « Figure Libre », « Descente » et « Combiné ». Il intègre l'équipe de France et participe aux championnats d'Europe. « Quand je sortais de l'école, c'était la pratique du skate jusqu'à la nuit », dit-il des années plus tard.

Débuts dans les sports mécaniques

En 1980, à l'âge de 15 ans, il arrête complètement le skateboard et décide de se consacrer exclusivement à la compétition moto, grâce au soutien et à l'aide financière de son père. Officiellement trop jeune pour être aligné en compétition, il remporte ses premières courses d'enduro en s'inscrivant frauduleusement sous l'identité de son père, Jean-Pierre Peterhansel. Une technique qui lui vaudra aussi un certain nombre de disqualifications, quand la supercherie est découverte.

Deux ans plus tard, il décide d'arrêter l'école avec le souhait de devenir pilote professionnel. Son père lui propose alors de le financer, de le soutenir et de l'entraîner une année, mais en cas d'échec, lui impose de l'intégrer au sein de l'entreprise de plomberie familiale.

En 1984, à 18 ans, il passe son permis de conduire et peut enfin s'inscrire légalement sur les compétitions d'enduro. Il participe également au Trophée Chaboulange, une détection organisée par Husqvarna et Marcel Seurat, personnage emblématique de l'enduro en France. Il s'y montre brillant et Seurat décide de le prendre sous son aile. Sur Husqvarna, Peterhansel devient champion de France d'enduro dès sa première saison, avant de signer avec le team officiel pour la saison 1985.

Avec la marque suédoise, il empile les succès, sur le Trophée 500 inter (1985, 1986 et 1987), la Camel 400 (1986) et le Trèfle Lozérien (1987). Il est sacré vice-champion de super motard en 1987 et participe également à des manches de championnat du monde de moto-cross et au Supercross de Paris-Bercy.

En 1987, il signe avec Jean-Claude Olivier, PDG de Yamaha Motor France, afin de pouvoir courir les rallyes africains, et principalement le Paris-Dakar, épreuve phare de la discipline et particulièrement médiatisée à l'époque. Fasciné par les paysages de l'Afrique et par les duels entre Cyril Neveu et Hubert Auriol sur les premières éditions du rallye, Peterhansel rêve depuis plusieurs années de disputer le Paris-Dakar.

Naissance d'un champion du Paris-Dakar

1988 - 1998 : Sextuple champion en moto

Intégré au team officiel Yamaha, il prend le départ de son premier Paris-Dakar en 1988. Il termine 18e et prend rendez-vous. Vainqueur d'une spéciale, présent dans le top 10 avant une erreur de navigation, il veut déjà revenir sur l'épreuve. Il est toutefois profondément marqué par le grave accident de son coéquipier, l'ancien champion du monde de moto-cross André Malherbe, devenu tétraplégique à la suite d'une chute.

La même année, il se marie avec Corinne, avec qui il s'installe à Vesoul. Il remporte aussi avec la France les championnats du monde par équipes aux ISDE (International Six Day of Enduro), qui se déroulent, pour l'occasion à Mende.

En 1989, il se rapproche des meilleurs mais termine seulement 4e du Paris-Dakar, remporté par Gilles Lalay avec Honda. Peterhansel remporte pourtant six étapes et s'impose comme l'homme le plus rapide du plateau. Mais à force de trop tirer sur la machine, il est victime d'un problème mécanique qui lui coûte la victoire. « J'étais trop fougueux », dit-il.

L'année suivante, pour le Dakar 1990, il est rejoint chez Yamaha par Cyril Neveu, alors recordman des victoires sur la course avec 5 succès. Son premier fils Nicolas naît pendant la course, le jour où Peterhansel gagne la spéciale et prend la tête du rallye. Mais l'épreuve continue de se refuser à lui. Trois étapes plus tard, il est victime d'une panne d'essence et contraint à l'abandon. Au printemps, il se rattrape et remporte, coup sur coup les rallyes de Tunisie et du Maroc. À chaque fois, il décroche le général sans gagner une seule étape et comprend qu'il lui faut miser sur la régularité davantage que sur la vitesse.

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