Sophie de Menthon, née Turpin le 2 avril 1948 dans le 17e arrondissement de Paris, est présidente du mouvement patronal ETHIC.
Sophie Crespelle, dite de Menthon, est née Sophie, Marie, Clarisse, Anne, Bernadette Turpin, fille de Jean Turpin et de Maud Wirtz-Daviau. Son père est diplomate puis directeur de sociétés, notamment chez Esso. Sa mère, ancienne étudiante à Sciences Po, est mère au foyer — selon sa fille, elle était « désespérée de l'être ».
Après avoir grandi à New York, elle échoue à l'examen d’entrée de Sciences Po. Elle obtient par la suite une licence d'anglais.
Entrepreneuse et femme d'affaires
Elle commence à travailler comme enquêtrice pour des études d'opinion puis fonde en 1976 la société de télémarketing Sophie de Menthon Conseil, devenue plus tard Multilignes Conseil, puis rachetée par le groupe Teleperformance dans les années 2000.
En 1979, elle crée le Syndicat du marketing téléphonique (actuellement le Syndicat des professionnels des centres de contacts), qui rassemble les prestataires externalisés de centres d'appels[source secondaire souhaitée].
En 2004, elle crée la Société de management des entreprises (SDME), une société de conseil aux entreprises et de média training dont elle prend la présidence.
Elle s'investit au sein du mouvement Entreprises de taille humaine, indépendantes et de croissance (Ethic), qu'elle préside depuis 1995. Elle promeut en 2003 la Fête des entreprises sous le slogan « J'aime ma boîte », pour fédérer des moments de convivialité entre salariés et entrepreneurs, le troisième jeudi du mois d'octobre, chaque année.
Également membre du comité d'éthique du Mouvement des entreprises de France (MEDEF), elle en démissionne le 9 avril 2009, se sentant « en décalage » avec le mouvement patronal, et entendant marquer son « désaccord fondamental » avec la réflexion menée par Laurence Parisot sur l'encadrement des rémunérations des patrons.
Le 13 avril 2010, elle se déclare candidate à la présidence du MEDEF au micro d'Europe 1 mais renonce le 26 avril. Laurence Parisot est réélue.
Elle considère que l'image des chefs d'entreprises s'est dégradée durant l'année 2009 — après la crise économique mondiale amorcée en 2008 —, considérant que l'amalgame est trop souvent fait entre grands patrons et chefs de petites et moyennes entreprises. Elle se déclare par ailleurs favorable à une fiscalité de l'entreprise minimale à l'échelle européenne[réf. nécessaire].
Membre du Conseil économique, social et environnemental (1997-1999, puis 2009-2015)
Elle est membre du Conseil économique, social et environnemental (CESE) de 1997 à 1999 puis de 2009 à 2015.
Grâce à Nicolas Sarkozy, elle est nommée en tant que personnalité qualifiée, membre de la section « Finances » du CESE en 1997, du Conseil national de la création d'entreprises en 1997 et 2000, de l'Observatoire de la parité en 2002, et du Conseil d'orientation de la simplification administrative en 2004. Elle a aussi participé à la commission Stasi sur la laïcité en France en 2003, au rapport Novelli sur les conséquences de la réforme des 35 heures en 2004, et a été interrogée par la mission Stoléru pour l'accès des PME aux marchés publics en 2008.
Elle a été mariée et divorcée deux fois. Elle se marie une première fois à 19 ans avec René de Menthon, avec qui elle a deux enfants. Elle divorce et se marie une deuxième fois avec Nicolas Crespelle, dont elle divorce également. Elle n'a pas de religion.
Ce sont ses participations à des émissions de télévision et à l'émission de radio Grandes Gueules sur RMC qui semblent l'avoir fait davantage connaître du public[réf. nécessaire]. Elle est aussi intervenue régulièrement dans l'émission Good Morning Business de la radio BFM, et dans l'émission On ne va pas se mentir sur I-Télé. Aujourd'hui[Quand ?] elle intervient sur Sud Radio de manière hebdomadaire dans l'émission de Valérie Expert dans Débats d'experts et également dans la République LCI présentée par Julien Arnaud et Roselyne Bachelot. Elle est également éditorialiste pour Challenges et Valeurs actuelles.
Fustigeant le « politiquement correct » sur les réseaux sociaux, elle est remarquée pour des propos parfois inappréciés : trouvant, durant une polémique sur le harcèlement sexuel, « plutôt sympa » de se faire siffler dans la rue ou, concernant l'emploi fictif de l'épouse de François Fillon, elle estime les personnalités politiques insuffisamment rémunérées et comprend qu'il soit nécessaire de « boucler, artificiellement, les fins de mois ou [d']arrondir le budget familial ».
En janvier 2013, dans Les Grandes Gueules, elle a des propos polémiques concernant l'affaire Dominique Strauss-Kahn, affirmant que le viol de Nafissatou Diallo était ce qu'il « lui était arrivé de mieux », un autre chroniqueur de l'émission déclarant par ailleurs : « C'est un tromblon. Elle n'a rien pour elle. Elle ne sait pas lire, pas écrire, elle est moche comme un cul et elle gagne 1,5 million. C'est extraordinaire cette histoire ! ». Des excuses sont formulées quelques jours plus tard, mais la station de radio est mise en demeure par le CSA pour « propos injurieux, misogynes, attentatoires à la dignité de la personne et à connotation raciste ». Quelques jours plus tard, Sophie de Menthon est évincée de l'émission.