Simon Pagenaud, né le 18 mai 1984 à Montmorillon, est un pilote automobile français ayant remporté plusieurs succès d'importance en Endurance automobile et en championnat américain de monoplaces IndyCar.
Après une première partie de carrière couronnée de succès en Endurance, remportant notamment le championnat American Le Mans Series en 2010 et terminant deuxième des 24 Heures du Mans 2011, il fait ses débuts en IndyCar en 2011, avec l'écurie Dreyer & Reinbold Racing. Simon Pagenaud a depuis piloté pour Schmidt Peterson Motorsports, pour le Team Penske et pour Meyer Shank Racing.
En 2016, il devient le premier Français à remporter le championnat IndyCar (championnat dont il termine également vice-champion en 2017 et 2019), puis en 2019, le premier Français à remporter les 500 miles d'Indianapolis depuis René Thomas, en 1914.
Simon Pagenaud a également remporté les 24 Heures de Daytona en 2022.
En 2025, il devient pilote de simulateur pour l'écurie Cadillac Formula 1 Team.
Après avoir étudié à l'ENSMA et commencé sa carrière par le karting en 1994, Pagenaud accède au sport automobile en 2001 grâce à sa victoire l'année précédente dans le Volant Elf. Deuxième du championnat de Formule Renault Campus en 2001, il passe l'année suivante en Formule Renault, dans le championnat de France, ainsi que dans le championnat d'Europe (l'Eurocup). En 2004, il termine vice-champion de l'Eurocup, battu par l'Américain Scott Speed.
En 2005, Pagenaud accède au championnat de World Series by Renault (Formule Renault 3,5 l) mais n'obtient que des résultats mitigés, ce qui l'incite à réorienter sa carrière vers les États-Unis. Au cours de l'hiver 2005-2006, il obtient plusieurs tests avec des écuries du championnat de Formule Atlantic, alors en plein renouveau. Finalement engagé par l'écurie Team Australia, Pagenaud s'affirme dès le début de l'année comme l'un des hommes forts du championnat. Très régulier, il remporte le titre dès sa première saison dans la discipline à l'issue d'un long duel avec Graham Rahal, le Français remportant une victoire, à Edmonton, contre cinq à son adversaire.
Grâce à la prime de 2 millions de dollars offerte au vainqueur du championnat, il accède au Champ Car en 2007, toujours au sein du Team Australia. Très régulier, il termine sa saison de rookie à la 8e place finale du championnat, ce dernier étant remporté par son compatriote Sébastien Bourdais pour la quatrième saison consécutive. Malgré ce que de nombreux observateurs considèrent comme une saison réussie, il ne parvient pas à trouver un volant en 2008 dans le championnat unifié IndyCar Series, en grande partie en raison de l'incapacité financière du Team Australia à rejoindre la série. L'écurie fait finalement faillite. Il réoriente alors sa carrière vers le championnat American Le Mans Series au sein de l'écurie de Gil de Ferran. Remplaçant Stéphane Ortelli, il dispute pour la première fois les 24 heures du Mans, en LMP1 sur une Courage-Oreca LC70 de l'écurie Team Oreca Matmut, avec Marcel Fässler et Olivier Panis, Fässler suppléant pour sa part Nicolas Lapierre. La voiture abandonne à la suite d'une sortie de route de Fässler. En préparation de l'édition 2009 de l'épreuve mancelle, il participe et remporte les 1 000 kilomètres de Spa sur Peugeot 908 HDi FAP, associé à Nicolas Minassian et Christian Klien. Il prend le départ des 24 heures du Mans 2009 au volant d'une Peugeot 908 HDi FAP de l'écurie Pescarolo Sport, faisant équipe avec Jean-Christophe Boullion et Benoit Treluyer. La voiture abandonne après une sortie de route pendant la nuit.
Le 14 décembre 2009, Simon Pagenaud annonce sa signature avec l'écurie Patrón Highcroft Racing pour remplacer Scott Sharp au sein de l'équipe championne en titre en American Le Mans Series. Il y pilote en 2010 l'Acura ARX-01c, rebaptisé HPD ARX-01c (HPD pour Honda Performance Development). Il est champion des American Le Mans Series 2010 avec David Brabham.
En 2011, Simon Pagenaud est une nouvelle fois engagé par Peugeot aux 1 000 kilomètres de Spa et aux 24 heures du Mans, tout en participant aux 12 Heures de Sebring 2011 et à trois courses en IndyCar Series avec Dreyer et Reinbold (8e en Alabama et 13e à Mid-Ohio) et HVM (15e à Sonoma). Avec Sébastien Bourdais et Pedro Lamy, il termine deuxième des 24 Heures du Mans à seulement 13 secondes de l'Audi victorieuse.
2012 : débuts en IndyCar Series
En fin d'année, il signe avec Sam Schmidt Motorsports pour disputer l’intégralité de la saison IndyCar en 2012. Il a fini 6e, 5e et 2e, à Long Beach derrière Will Power, des trois premières courses. Il signe trois autres podiums lors des sixième, à Détroit, douzième à Mid-Ohio, et quatorzième à Baltimore, course. Il termine la saison cinquième et meilleur rookie.
2013-2014 : premières victoires en IndyCar
En 2013, il signe sa première victoire lors de la deuxième course du Grand Prix automobile de Détroit, en s'imposant devant les Anglais James Jakes et Mike Conway. Deuxième à Mid-Ohio derrière l'Anglais Charlie Kimball, il gagne ensuite le Grand Prix de Baltimore. Avec 508 points, il termine troisième de la saison, derrière le Néo-Zélandais Scott Dixon, vainqueur avec 577 points, et le Brésilien Helio Castroneves, 550 points.
En 2014, après trois courses régulières et sages (2 fois 5e, puis 4e), il remporte sa 3e victoire de sa carrière et la 1re de la saison lors du GP d'Indianapolis, deux semaines avant les 500 Miles d'Indianapolis. Il déclare après cela qu'il « peut jouer le titre ». Il signe la première pole position de sa carrière à la 1re course du Grand Prix automobile de Houston, avant de terminer 16e. Il remporte la 4e victoire de sa carrière en IndyCar Series lors de la 2e course du Grand Prix automobile de Houston. Il termine la saison 5e.
2015 : transfert chez Team Penske
Après trois années passées avec l’équipe Sam Schimdt Motorsport, il intègre à trente ans l'une des écuries les plus prestigieuses de l'IndyCar Series, en l’occurrence le Team Penske, pour la saison 2015, étant ainsi épaulé par Will Power, Hélio Castroneves et Juan Pablo Montoya qui sont respectivement 1er, 2e et 4e du championnat 2014. Le patron de la Team Penske, Roger Penske, déclare alors : « Nous savons combien il a été difficile de rivaliser avec lui [Simon Pagenaud] ces dernières années et nous sommes très heureux de l'accueillir. (...) Nous disposerons de quatre pilotes en mesure de gagner chaque week-end et de quatre prétendants légitimes au titre ».
La saison est cependant très décevante, avec une pole et seulement deux podiums, alors que ses trois coéquipiers sont encore en lutte pour le titre lors de la dernière manche. Il finit l'exercice 2015 à une anonyme 11e place au classement du championnat.