Serge Doubrovsky, né Julien Doubrovsky le 22 mai 1928 à Paris et mort le 23 mars 2017 à Boulogne-Billancourt, est un écrivain, critique littéraire et professeur de littérature française.
Son œuvre comporte à la fois des essais critiques et des romans autobiographiques qu'il qualifie lui-même d'autofictions, terme dont il est le créateur (Fils, 1977).
Serge Doubrovsky est le fils d'Israël Doubrovsky, tailleur, et de Mme Doubrovsky, née Weitzmann, secrétaire. En 1943, durant la Seconde Guerre mondiale, Serge Doubrovsky échappe à la déportation grâce à un gendarme du Vésinet venu prévenir sa famille, il part dès lors se réfugier chez une tante, à Villiers, où il reste caché dix mois.
Premier prix du concours général de philosophie, ancien élève de l'ENS, Serge Doubrovsky est titulaire de l'agrégation d'anglais (1954), docteur (1964) et docteur d'État (1974) ès lettres.
Professeur de littérature française, il a notamment enseigné à l'université de New York, l'université Harvard, au Smith College et à l'université Brandeis.
En 1977, il publie Fils, première œuvre qualifiée d'autofiction par son auteur : « Autobiographie ? Non, c’est un privilège réservé aux importants de ce monde, au soir de leur vie, et dans un beau style. Fiction, d’événements et de faits strictement réels ; si l’on veut, autofiction, d’avoir confié le langage d’une aventure à l’aventure du langage, hors sagesse et hors syntaxe du roman, traditionnel ou nouveau. »
Il reçoit le prix Médicis 1989 pour Le Livre brisé, le prix de l'écrit intime pour Laissé pour conte en 1999 et le grand prix de littérature de la SGDL pour Un homme de passage en 2011.
En 1997, une vive polémique l'oppose à son cousin Marc Weitzmann, lorsque celui-ci publie son roman Chaos qui met en scène Serge Doubrovsky.
Commandeur des Arts et des Lettres (décembre 2000)
Chevalier des Palmes académiques
Le Jour S, Mercure de France, 1963
La Dispersion, Mercure de France, 1969
Un amour de soi, roman, Hachette, 1982
La Vie l'Instant, Balland, 1984
Laissé pour conte, Grasset, 1999
Un homme de passage, Grasset, 2011
Corneille et la dialectique du héros, Gallimard, 1964
Pourquoi la nouvelle critique : critique et objectivité, Mercure de France, 1966