Ce Jour-là

Seong-Jin Cho

Pianiste coréen

Anúncio

Seong-Jin Cho (en coréen 조성진 (Cho Seong-jin ou Jo Sung-jin)), né le 28 mai 1994 à Séoul, est un pianiste sud-coréen.

Il remporte le concours de Hamamatsu en 2009, puis le troisième prix du concours Tchaïkovski en 2011 et celui du concours Rubinstein en 2014. En 2015, il gagne le concours Chopin.

Seong-Jin Cho a effectué sa scolarité à l'école Yewon et au lycée d'Arts de Séoul. Au Conservatoire de Paris, il a été élève de Michel Béroff.

Il a remporté le Concours international Frédéric-Chopin pour jeunes pianistes (2008) et le Concours international de piano de Hamamatsu, au Japon (2009), ainsi que le troisième prix au Concours international Tchaïkovski en Russie (2011).

En 2014, il gagne le troisième prix du Concours international de piano Arthur-Rubinstein à Tel Aviv. L'année suivante, il remporte la dix-septième édition (en) du Concours international de piano Frédéric-Chopin à Varsovie.

En 2017, il joue avec l'Orchestre philharmonique de Berlin dirigé par Simon Rattle.

Le 25 février 2022, il remplace Denis Matsuev au Carnegie Hall (New York) avec l'Orchestre philharmonique de Vienne, son homologue russe étant déprogrammé en raison de son soutien à Vladimir Poutine et à l'invasion de l'Ukraine par la Russie qui débute à peine.

2008 - Concours international Frédéric-Chopin de jeunes pianistes (Moscou) - Premier prix

2009 - Concours international de piano de Hamamatsu - Premier prix

2011 - Concours international Tchaïkovski (piano) - médaillé de bronze (troisième prix)

2014 - Concours international de piano Arthur Rubinstein - Troisième prix

2015 - Concours international de piano Frédéric-Chopin - Premier prix

En 2015, Élisabeth Schneiter, du webzine spécialisé français ResMusica, commente son passage au concours Chopin en ces termes : « Depuis le début du Concours, il montre une délicatesse, une grâce et une subtilité merveilleuses, limpide et expressif à la fois. Il est, de l'avis de tous les habitués des concours rencontrés ici, le pianiste le plus accompli et, parmi les finalistes, le plus fidèle à Chopin, parce que son jeu, tout « classique » qu'il soit, n'est pas prévisible. Il trouve des couleurs, des intensités qui, bien que certainement répétées longuement, ne sont pas figées, et dont il a exploré toute la gamme pour en choisir une au moment de jouer, ici et maintenant ».

En 2016, Cho joue au festival de La Roque d'Anthéron près de Marseille, un an après sa victoire au concours Chopin. Julien Hanck, du webzine Bachtrack (en), observe que le Coréen possède « une technique d’une rare complétude […]. L’égalité des doigts dans l’articulation, la sonorité parfaitement stabilisée est déjà celle d’un pianiste endurci par le temps. Les purs effets sont exécutés avec goût, la virtuosité nourrissant ici une élégance. […] On dénote quelques complaisances expressives et une légère tendance à faire traîner la main droite dans les passages chantés ».

En 2024, lors d'un autre passage au festival de La Roque d'Anthéron, Alain Lompech (Bachtrack) a d'abord un avis mitigé : pour lui, Cho « joue fabuleusement du piano mais a une pédale un peu insistante et joue « impressionniste » et trop expressif. Le « Menuet » de la Sonatine [de Ravel, ndlr] est affadi tant il manque de carrure et de simplicité d'élocution. Le « Finale » n'est pas lancé de façon directe, il romantise, il bouge. Les Valses nobles et sentimentales sont arrondies dès l'entame, elles ne sont en rien aphoristiques et mystérieuses, trop pleines d'intentions et la fin n'est plus ce moment de rêve suspendu. » Cho joue ensuite la Deuxième Année de pèlerinage de Liszt, et Lompech reconnaît alors qu'« il [en] donne ce soir la plus géniale, la plus foudroyante interprétation qu'il nous ait été donné d'écouter. De celles qui font changer d'avis sur les œuvres et se taire. Tout est là : le son, la conduite des phrasés, la dramaturgie, l'instant et le grand tout. […] Seong-Jin Cho nous introduit dans un monde de poésie, de drame, de légende. […] il nous entraîne dans un univers spirituel qui repousse les limites du piano […] On en sort bouleversé à jamais. »

En février 2025, Susan Stempleski (idem) applaudit Cho après un récital au Carnegie Hall centré sur Ravel : « Entendre Cho, avec sa technique irréprochable et sa sensibilité musicale aiguë, jouer l'intégralité de ce magnifique répertoire en une seule soirée, a permis d'approfondir notre appréciation de la beauté et de l'originalité de l'œuvre pianistique de Ravel. »

2015 – Chopin : Préludes, et sonate no 2 (concert, Varsovie octobre 2015, DG) (OCLC 931069277)

2016 – Chopin : Concerto pour piano no 1, Quatre ballades - London Symphony Orchestra, dir. Gianandrea Noseda (juin/septembre 2016, SACD DG)

Anúncio

Bientôt sur l'application World in Stories

Audio, téléchargement hors ligne, sans publicité et plus.

Découvrir Premium
Seong-Jin Cho | World in Stories