Ce Jour-là

Seconde guerre des Boers

Conflit militaire en Afrique du Sud (1899-1902)

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La seconde guerre des Boers (en anglais : Second Boer War ; en afrikaans : Tweede Vryheidsoorlog), généralement désignée comme la guerre des Boers ou encore la guerre d'Afrique du Sud (en dehors de l'Afrique du Sud), la seconde guerre anglo-boer (chez de nombreux Sud-Africains) et en afrikaans Boereoorlog ou Tweede Vryheidsoorlog (deuxième guerre de Libération), désigne le second conflit intervenu en Afrique du Sud du 11 octobre 1899 au 31 mai 1902, entre les Britanniques et les habitants des deux principales républiques boers indépendantes. Elle fait suite à la première guerre des Boers.

À la fin de ce deuxième conflit, les deux républiques boers, l'État libre d'Orange et la république sud-africaine du Transvaal, perdent leur indépendance et sont intégrées à l'Empire britannique. Cependant, d'importantes concessions sont accordées aux deux républiques.

Les Boers sont les descendants des premiers colons d'origines néerlandaise, allemande et française, arrivés en Afrique du Sud aux XVIIe et XVIIIe siècles. Le terme de Boer (paysan ou fermier en néerlandais), qui désigne principalement les habitants des républiques boers, laisse, au XXe siècle, la place à celui d'Afrikaner pour désigner l'ensemble de cette nation blanche d'Afrique du Sud.

Causes de la seconde guerre des Boers

Des gisements d'or sont progressivement découverts dans les montagnes à l'est du Transvaal, à Pilgrim's Rest (1873), Lydenburg (1873) et dans les environs de Barberton (à partir de 1881), qui attirent rapidement divers aventuriers originaires des colonies britanniques environnantes[Lesquelles ?].

Les Britanniques tentent une première fois de s'approprier le Transvaal en 1880 lors de la première guerre des Boers, mais y renoncent à la suite du désastre de Majuba.

En 1887, des prospecteurs découvrent le plus important gisement d'or au monde, situé dans le Witwatersrand (« barrière de l'eau blanche »), une arête montagneuse qui s'étend de 100 kilomètres à l'est jusqu'à 50 kilomètres au sud de Prétoria. En réponse aux perspectives de profit que tous envisageaient à la suite d'une telle découverte, le président du Transvaal Paul Kruger fait cette remarque prémonitoire : « Au lieu de vous réjouir, vous feriez mieux de pleurer, car cet or imbibera notre pays de sang. »

Avec ces découvertes majeures d'or au Transvaal, des milliers de colons britanniques arrivent de la colonie du Cap. Johannesburg devint une ville champignon pratiquement du jour au lendemain, au fur et à mesure de l'installation des uitlanders (mot néerlandais signifiant étranger, désignant les Britanniques venant s'installer dans le Transvaal), près des mines. Les uitlanders dépassent rapidement en nombre les Boers sur le gisement[Lequel ?], bien que restant une minorité dans le Transvaal lui-même. Les Boers, agacés par la présence des uitlanders, leur refusent le droit de vote et taxent lourdement l'industrie aurifère. En réponse, les uitlanders exercent une pression sur les autorités britanniques, en vue d'obtenir le renversement du gouvernement boer. En 1895, Cecil Rhodes appuie une tentative de coup d'État par une action militaire (le raid Jameson) qui échoue à la suite de la bataille de Doornkop.

Le plan de Rhodes consistait à simuler une révolte des uitlanders, qui se jugeraient mis à l'écart des affaires politiques par les Boers[pas clair]. Les Britanniques interviennent alors pour éviter une guerre civile et en profitent pour placer les territoires boers sous leur autorité. L'échec de cette tentative de gagner des droits pour les citoyens britanniques est utilisé pour justifier une opération militaire majeure à partir du Cap, d'autant que le chemin de fer envisagé par Rhodes entre Le Cap et Le Caire doit nécessairement traverser le territoire des Boers. Plusieurs autres dirigeants coloniaux britanniques se prononcent en faveur de l'annexion des républiques boers. On retrouve parmi ces dirigeants le gouverneur de la colonie du Cap, Sir Alfred Milner, le ministre des Colonies Joseph Chamberlain et les dirigeants d'associations de prospecteurs (les gold bugs) tels qu'Alfred Beit, Barney Barnato et Lionel Phillips (en). Mais Kruger est au courant du complot[Lequel ?] et mobilise ses kommandos. Rhodes décide alors de mettre fin à son projet mais Jameson le maintient malgré le désaccord de son commandant et est encerclé le 1er janvier 1896 à Krugersdorp. Sûrs que les Boers seraient rapidement vaincus, ils[Qui ?] tentèrent de précipiter la guerre.

Le meurtre de l'uitlander Tom Edgar en décembre 1898 par un des membres de la police du Transvaal à la suite d'une bagarre est monté en épingle et débouche finalement sur des pétitions demandant l'intervention de la Grande-Bretagne pour protéger les Britanniques présents au Transvaal. Le président Marthinus Steyn de l'État libre d'Orange invite Alfred Milner et Kruger à une conférence à Bloemfontein, qui débute le 30 mai 1899. Les négociations sont rapidement interrompues. Kruger déclare notamment au cours de cette conférence aux Britanniques : « C'est notre pays que vous voulez. » En septembre 1899, Joseph Chamberlain envoie un ultimatum exigeant la complète égalité de droits pour les citoyens britanniques résidant au Transvaal. Les conditions demandées par les Britanniques se révèlent inacceptables pour les Boers, les uitlanders étant en nombre tel au Transvaal que le droit de vote donné à ces personnes aurait menacé à terme l'existence même de la nation boer.

Le 9 octobre 1899, Kruger lance son propre ultimatum avant même d'avoir reçu celui de Chamberlain. Il donne 48 heures aux Britanniques pour évacuer leurs troupes des frontières du Transvaal ou la guerre leur serait déclarée en accord avec leur allié, l'État libre d'Orange.

La première phase : l'offensive des Boers (octobre 1899 à janvier 1900)

La guerre est déclarée le 11 octobre 1899 et les Boers attaquent les premiers en envahissant la colonie du Cap et la colonie du Natal entre octobre 1899 et janvier 1900. À l'ouest, dans la colonie du Cap, la première confrontation intervient le 12 octobre à Kraaipan, remportée par les Boers sur la route de Kimberley. La première bataille au Natal se tient à Talana Hill le 20 octobre et se conclut par une victoire illusoire des Britanniques. Il s'ensuit quelques succès militaires des Boers contre le général Redvers Buller.

Les Britanniques, croyant mettre fin à cette guerre rapidement, se laissent surprendre par les premières attaques boers. Trop peu nombreux, trop isolés et mal commandés, ils trouvent face à eux d'excellents cavaliers qui connaissent parfaitement le terrain et font régulièrement preuve d'imagination et d'innovations tactiques. De plus, les Boers sont aidés par l'Allemagne de Guillaume II, qui les soutient et leur a fourni des armes. Ils assiégèrent ainsi les villes de Dundee, Ladysmith, Mafeking (défendue par des troupes sous les ordres de Robert Baden-Powell) et Kimberley.

Les sièges causent d'importantes pertes humaines parmi les défenseurs et les civils dans les villes de Mafeking, Ladysmith et Kimberley quand la nourriture commence à se faire rare après quelques semaines. À Mafeking, Sol Plaatje écrit : « J'ai vu de la viande de cheval pour la première fois traitée comme de la nourriture. »

Les villes assiégées subissent également des tirs d'artillerie nourris, rendant les rues dangereuses à traverser. À la fin du siège de Kimberley, supposant une intensification des bombardements, une annonce encourage la population à se réfugier dans les mines pour se protéger. La population panique et les gens s'engouffrent pendant 12 heures dans les mines. Les bombardements n'eurent jamais lieu, ce qui ne réduisit en rien la détresse éprouvée par les civils.

Sur le front est, après avoir mis le siège autour de Dundee puis Ladysmith, Louis Botha et Piet Joubert décident d'un raid vers le sud, qui est mené du 9 au 30 novembre. Divers engagements sont menés, dont le principal fut la bataille de Willow Grange (af) le 21. Ils capturent notamment le jeune Winston Churchill au cours d'une attaque de train le 15 novembre. Mais ils décident finalement de reprendre leurs positions plutôt que de continuer jusqu'à Durban. Une grave chute de cheval de Joubert précipite sa décision de retraite, le commandement du front étant désormais dévolu à Botha.

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