Ce Jour-là

Sébastien Point

Sébastien Point, né le 11 juillet 1982 à Digne-les-Bains, est un auteur, physicien, chercheur et ingénieur français, spé

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Sébastien Point, né le 11 juillet 1982 à Digne-les-Bains, est un auteur, physicien, chercheur et ingénieur français, spécialiste des sciences et technologies électriques et optiques, des rayonnements électromagnétiques et des effets biologiques et sanitaires de la lumière bleue. Il a travaillé dans la recherche académique pour des institutions comme l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie ou le Centre national de la recherche scientifique et dans le développement technologique et industriel, notamment pour les secteurs de la sécurité, de la défense et de l’aérospatial , et a été président de la section Rayonnements non ionisants de la Société française de radioprotection et membre du comité de rédaction de la revue Science et pseudo-sciences. Sébastien Point est également diplômé en psychologie clinique et psychopathologie.

Il "est notamment connu pour ses activités de promotion de la rationalité scientifique, et son soutien au déploiement des nouvelles technologies" et pour s'élever contre les pseudo-sciences, notamment la géobiologie. Selon lui, " Les pseudosciences s’infiltrent partout, en paraphrasant le langage de la science et en s’appropriant les nouvelles technologies pour se donner l’apparence du progrès et de la probité.".

Sébastien Point est contributeur de nombreuses revues, généralistes ou spécifiques, dont:

-la revue Science et pseudosciences, éditée par l'Association française pour l'information scientifique.

-la revue sceptique américaine Skeptical Inquirer.

- la revue le Québec sceptique.

Il est également "auteur ou co-auteur de nombreux articles ou ouvrages sur les rayonnements".

Prises de position dans le débat public

Sébastien Point a régulièrement et publiquement dénoncé les discours qu'il juge « alarmistes » sur les ondes électromagnétiques.

Concernant la lumière bleue et l'exposition rétinienne à l'éclairage artificiel, il a remis en cause la pertinence des extrapolations faites du rat à l'être humain tout en proposant une première approche pour prendre en compte l’anatomie spécifique de l’œil de l’enfant, notamment en bas âge, ce qui suggère la nécessité, selon plusieurs agences ou experts s'appuyant sur ses travaux, d'une révision des Valeurs Limite d'Exposition pour cette population. Il a aussi pris position dans la presse grand public contre les dispositifs anti-ondes et anti-lumière bleue qu'il considère inutiles voire dangereux, tout en soulignant le danger potentiel que présentent selon lui les thérapies alternatives basées sur l'observation prolongée de sources lumineuses intenses.

Concernant les radiofrequences, Il conteste la dangerosité de la 5G et en promeut même le développement, considérant qu'elle permettra des avancées technologiques et sociétales majeures comme les véhicules autonomes ou les usines connectées.

Interrogé par le journal Le Point sur l'engagement de l'eurodéputée Michèle Rivasi contre certaines radiofréquences (rayonnements non ionisants utilisés par la 5G) lors des élections européennes de 2019, il considère (contrairement à l'OMS qui a classé en 2011, via son Centre international de recherche sur le cancer des longueurs d'onde utilisées en téléphonie mobile, comme peut-être cancérogènes pour l'Homme) qu'il n'y a pas de preuve de cancer, et rien à craindre des ondes de téléphonie mobile ; fustigeant une logique politique propageant « une peur fondée sur un sujet difficile d'accès » ainsi qu'« une manipulation des esprits ». En novembre 2025, un rapport de l'Anses conclut en l'absence de preuve de l'effet cancérogène des ondes de téléphonie mobile, ce qui pousse le journaliste Erwan Seznec, dans un article pour Le Point, à considérer que le temps semble donner raison à Sébastien Point, qui affirme dans cet article que les allégations de danger pour la santé et leur médiatisation servaient des marchands de peur ayant un intérêt économique à ce que l'electrosensibilité- que Point présente comme une phobie- se développe. Point explique: "Les malades étaient médiatisés, et la médiatisation créait des malades. Voilà comment est née l'épidémie.".

En juillet 2019, tandis que la marque Petit Bateau, arguant du principe de précaution, met sur le marché des « bonnets anti-ondes » pour enfants, Sébastien Point, dans un propos rapporté par RMC BFMTV, dénonce une stratégie marketing et qualifie d'irresponsable le fait qu'« au prétexte de protéger des enfants d'un danger plus qu'hypothétique, on prend le risque de les faire grandir dans une phobie des ondes ». Cette position est partagée par plusieurs autres scientifiques.

Ses prises de position sur l'absence de nocivité des ondes électromagnétiques sont vivement critiquées par ses détracteurs. Le physicien canadien, professeur à la Faculté de médecine de l’Université McGill et directeur du programme de santé au travail, Paul Héroux a un avis complètement opposé au sien et "explique que l’ensemble de ces ondes a, depuis des années, des incidences prouvées sur la santé des êtres vivants".

Certains lui reprochent d'avoir demandé que l'électrosensibilité soit classée comme une phobie, et que des thérapies cognitives comportementales spécifiques soient développées pour prendre en charge les électrosensibles.

Point est décrié par les tenants des pratiques qu'il dénonce: la fédération française de géobiologie par exemple considère qu'il "roule" pour l'industrie quand d'autres l'accusent de caricaturer des sujets qu'il ne souhaite pas comprendre[réf. incomplète].

Sébastien Point dénonce aussi régulièrement l'ingérence de la justice dans les affaires scientifiques .

Il est également associé au Collectif science-technologie-action, qui promeut la technologie dans la société.

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