Ryszard (Richard) Franciszek Kiwerski est un artiste peintre, graphiste, affichiste polonais né le 24 mai 1930 à Szczepice en Pologne et est mort le 20 décembre 2015 à Boulogne-Billancourt. Il a passé la majeure partie de sa vie en France.
Il est l'inventeur de la Parapeinture (la peinture du soleil) et des Artogrammes. Il est surnommé le Peintre du Soleil.
Fils de Ludwik, Włodzimierz Kiwerski (blason Jastrzębiec) (1895 - 1976) et Maria Piedzicka (blason Topacz) (1900 - 1991), et troisième d'une famille de cinq enfants : Teresa, Krzysztof, Maria et Włodzimierz.
Ses grands-parents venaient de la région de Kiwerc – territoires correspondant à l’Ukraine d'aujourd'hui. Ryszard Kiwerski a passé sa jeunesse sur la succession familiale de près de 2000 ha à Szczepice (aujourd'hui Kujawsko-Pomorskie) que dirigeait son père ingénieur agricole.
En 1945, à ses quinze ans, il est assis pour la première fois dans un banc d'école classique. Dans les années d’avant-guerre une tutrice lui enseignait à domicile ainsi qu'à ses frères et sœurs.
Ce fut à Tomaszów Mazowiecki où la famille a déménagé après la confiscation de leurs biens à la suite de la réforme agraire.
Il a étudié à l'école Święta Góra, couvent pour hommes à Gostyń à côté de Poznań, où la plus grande coupole baroque de Pologne de la basilique de Święta Góra l'inspire déjà quant à sa future orientation scolaire et sa passion pour les cathédrales et architectures religieuses. Il est alors persécuté par les autorités communistes (U.B) et doit s'exiler à nouveau avec ses parents à cause de la police secrète dont les interrogatoires continuèrent. Ce n'est qu'à Mariówka, près de Przesuchy où il passe son bac dans un internat qu'il n'est plus questionné par le régime. Pendant toute la durée de l'occupation, il poursuit ses études dans la mesure du possible sous la conspiration. (Il le raconte dans son article : Jak zostalam konfidentem UB (Comment je suis devenu informateur de l'U.B) dans Gazeta Polska en 1995)
Dans les années 1950-1955, il étudie l'histoire de l’art à l'Université Catholique Jean-Paul II de Lublin (KUL - Katolicki Uniwersytet Lubelski) pendant 5 ans.
Une influence très importante sur les décisions de Ryszard Kiwerski concernant son choix d’études d’histoire de l’art au KUL provient de ses expériences d'enfance et de jeunesse qui coïncident avec les années de la Seconde Guerre mondiale et celles d’après-guerre.
Ryszard Kiwerski co-fonde le Cercle des jeunes artistes (K.M.P - Koła Młodych Plastyków).
Il a été très actif dans le Groupe Zamek (Grupa Zamek) fondé en 1957 à Lublin. (Zamek voulant dire Château)
Groupe d'avant-garde exprimant une forte révolte contre le Soc-réalisme et la censure en Pologne. Aux côtés d'artistes tels que Jerzy Ludwiński, Włodzimierz Borowski, Tytus Dzieduszycki et Jan Ziemski, il s'est battu pour la liberté d'expression, alors empêchée par le communisme.
Dans les années 1950 - 60 le groupe Zamek a exposé dans plusieurs galeries polonaises (Białystok, Cracovie, Lublin, Varsovie) et à Paris :
En mai 1956, Le Club des Ouvriers de la Culture et des Associations Artistiques (Klub Pracowników Kultury i Stowarzyszeń Twórczych) à Lublin a organisé la première exposition du Cercle des Jeunes Artistes (Koła Młodych Plastyków) à laquelle ont participé : Włodzimierz Borowski, Maria Dzibińska, Tytus Dzieduszycki, Ryszard Kiwerski, Mirosław Komenedecki, Leszek Kosiński, Krzysztof Kurzątkowski, Kamila Michalczuk, Stanisław Michalczuk, Stanisław Siuda, Janina Stasiakówna, Józef Tarłowski, Maria Urban, Henryk Wolanin, Przemysław Zwoliński.
le 6 mai 1957, pour la première fois les mêmes artistes exposent sous le nom de Groupe Zamek, dans la Galerie « Krzywe KoƗo » à Varsovie.
Expositions renouvelées en septembre 1958 et en décembre dans le Palais de l'Art (Pałac Sztuki) de Cracovie et en 1959 dans le Musée National « Zachęta » de Varsovie avec Włodzimierz Borowski, Jerzy Durakiewicz, Tytus Dzieduszycki, Ryszard Kiwerski et Jan Ziemski.
Au cours de son activité au K.M.P et au sein du groupe Zamek Ryszard Kiwerski exerçait la peinture, des collages et assemblages.
La quête artistique de Kiwerski se caractérise bien dans son œuvre « Trucizna zabija powoli » (« le poison tue lentement ») (1955), qui a été créé à la suite de sa recherche d'une liberté expression forte.