Rui Costa, né le 29 mars 1972 à Lisbonne (Portugal), est un footballeur international portugais, devenu dirigeant.
Il commence sa carrière de joueur au Benfica en 1990 et remporte Champion du Portugal en 1994. Par la suite, il s'engage en Italie et devient un milieu offensif important durant sept saisons en remportant deux Coupe d'Italie en 1996 et 2001 et une Supercoupe d'Italie en 1996 avec la Fiorentina. C'est finalement au Milan AC qu'il va connaître ses plus belles victoires. Une victoire de Ligue des champions en 2003 et le titre de Champion d'Italie en 2004.
Il est cité parmi les plus grands joueurs de football portugais et listé dans le FIFA 100, un classement conjoint de Pelé et de la Fédération internationale de football association (FIFA) des 125 meilleurs joueurs mondiaux vivants en 2004.
Véritable artiste du football, ce meneur de jeu s'est illustré auprès de Luís Figo, João Pinto et Vítor Baía avec l'équipe du Portugal. Il remporte la Coupe du monde des moins de 20 ans en 1991. Il est également finaliste de l'Euro espoirs en 1994 et de l'Euro 2004.
Depuis octobre 2021, il est le 34e président du SL Benfica.
Carrière de joueur (1990-2008)
Révélé au Benfica Lisbonne à partir de 1990, Rui Costa brille en sélection, notamment en remportant la Coupe du monde des moins de 20 ans en 1991. Une année plus tard, il brille de nouveau, en remportant le Festival International Espoirs de Toulon. Outre le titre de vainqueur, il s'empare également du titre de meilleur joueur et de celui de meilleur buteur. Il connaît le 31 mars 1993 sa première sélection face à la Suisse à Berne (1-1 score final).
Transféré à la Fiorentina en 1994, il dispute son premier match en Serie A face au Genoa le 11 septembre 1994. Il forme dès lors un duo d'attaque redoutable avec l'avant-centre argentin Gabriel Batistuta. Le milieu de terrain portugais est devenu le principal pourvoyeur de buts de Batistuta, créer des jeux de rêve et des passes décisives qui sont devenus des chefs-d'œuvre. Ce duo a été le moteur offensif de la Fiorentina au fil des années 90 et terrorisé les défenses de toute l'Italie.
Rui Costa a joué 277 matchs officiels avec la Fiorentina, marquant 50 buts et donnant d'innombrables passes décisives. Pendant son séjour au club, Il a joué un rôle clé dans la victoire de la Coupe d'Italie en 1996 et 2001 ainsi que la Supercoupe d'Italie en 1996.
AC Milan puis fin de carrière au Portugal (2001-2008)
Considéré comme l'un des meilleurs numéro 10 de l'époque, il est contraint de partir au Milan AC en 2001. Il remporte le champion d'Italie en 2004 et une Ligue des champions en 2003 face à la Juventus Turin.
Rui Costa termine sa carrière au club qui l'a formé, le Benfica Lisbonne.
Lors de son retour au club en 2006, le président du Benfica Lisbonne a même avoué : « Il m'a demandé de lui donner un contrat à blanc et m'a dit que je n'aurai qu'à décider combien nous voulions lui donner ».
Equipe du Portugal (1990-2004)
Organisateur de la Coupe du monde des moins de 20 ans en 1991, le Portugal et sa génération dorée composé de Figo, João Pinto et lui-même remporte la finale. Rui Costa se charge quant à lui de frapper le cinquième tir au but lusitanien, qu’il transforme, propulsant le Portugal dans une nuit de fête.
Si elle ne parvient pas à redonner des couleurs à la Seleção das Quinas qui échoue à se qualifier pour l’Euro 1992 puis la Coupe du monde 1994, elle se e montre à son avantage durant l’Euro espoirs en 1994 où elle atteint la finale. Désormais plus aguerris, les jeunes portugais prennent leurs marques en sélection et confirment enfin tous les espoirs durant les éliminatoires de l’Euro 1996.
Le Portugal finit premier du groupe et croise le fer avec la surprenante Tchéquie en quarts. Ele se fait surprendre par Karel Poborský qui inscrit un but d’anthologie et scelle la qualification de son pays. Battu 0-1, le Portugal est éliminé à la surprise générale.
Lors des qualifications pour la Coupe du monde 1998, lors de l'avant dernière journée de la phase de qualification face à l'Allemagne, il obtient le seul carton rouge de sa carrière pour des raisons polémiques. À la 76e minute, le sélectionneur Artur Jorge décide de remplacer Rui Costa averti d'un carton jaune. Voyant que le Portugais met du temps à exécuter sa sortie, l'arbitre français Marc Batta décide de lui donner un second carton jaune et de l'exclure. En fin de rencontre, l'équipe allemande, en supériorité numérique, égalise, condamnant le Portugal à la troisième place du groupe non qualificative.