Roselyne Bachelot, née Narquin le 24 décembre 1946 à Nevers (Nièvre), est une femme politique, animatrice de radio et de télévision française.
Docteure en pharmacie de formation, Roselyne Bachelot est ministre de l'Écologie et du Développement durable de 2002 à 2004, dans les gouvernements Raffarin I et Raffarin II, sous la présidence de Jacques Chirac.
Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, elle est ministre de la Santé et des Sports de 2007 à 2010 dans les gouvernements Fillon I et Fillon II, et ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale de 2010 à 2012 dans le gouvernement Fillon III.
Elle commence ensuite une carrière dans les médias. Elle est notamment chroniqueuse dans l'émission Le Grand 8 diffusée sur D8 (2012-2016), animatrice de 100 % Bachelot sur RMC (2016-2017), ainsi que de plusieurs émissions sur LCI entre 2017 et 2020 puis chroniqueuse sur BFM TV à partir de septembre 2022. Elle intervient également dans l'émission Les Grosses Têtes, sur RTL, entre 2015 et 2020 puis à partir de septembre 2022.
Elle exerce à nouveau une fonction politique en tant que ministre de la Culture dans le gouvernement Castex, sous la présidence d'Emmanuel Macron, de 2020 à 2022.
Roselyne Cora Marcelle Narquin naît le 24 décembre 1946 à Nevers. Elle est la fille de Jean Narquin, résistant et député gaulliste, et d'Yvette Le Dû, originaire de Gourin, tous deux chirurgiens-dentistes. Elle a un frère, Jean-Yves Narquin, ancien maire (RBM) de Villedieu-le-Château, en Loir-et-Cher, et une sœur, Françoise Bardy-Narquin, chirurgienne-dentiste, et a eu pour beau-frère François Bachelot, ancien cadre du Front national.
Roselyne Bachelot a été mariée et utilise le nom d'usage Bachelot-Narquin.
Elle a un fils, Pierre, né le 16 décembre 1969 de son mariage avec Jacques Bachelot en 1968. Pierre Bachelot est le collaborateur parlementaire de sa mère de 1992 à 2002, puis conseiller parlementaire lorsqu'elle occupe les fonctions de ministre de l'Écologie, de 2002 à 2004, puis de ministre de la Santé, à partir de 2007, avant d'être nommé chargé de mission auprès de la direction générale de l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (INPES).
Elle est envoyée en pensionnat à sept ans. Elle reçoit une éducation stricte dans le collège La Retraite-Sacré-Cœur, à Angers, où, à huit ans, les religieuses lui font redoubler sa classe malgré son niveau, la considérant comme trop jeune pour entrer en sixième. Elle pratique le piano depuis l'âge de trois ans et demi et y fait de trois à quatre heures de musique par jour, dont également du chant, qu'elle pratique jusqu'à l'âge de vingt ans.
Elle raconte que durant sa terminale une religieuse s'était prise d'amour pour elle. Elle lui envoyait des mots doux, des lettres enflammées. La religieuse appelait Roselyne Bachelot « petit masque courageux ».
Elle découvre sa passion pour l'opéra à vingt-quatre ans lorsqu'un ami l'emmène pour la première fois au Festival de Vérone.
Après avoir interrompu ses études de pharmacie commencées à l'université d'Angers, Roselyne Bachelot les reprend et obtient son doctorat en pharmacie en 1988 dans cette même université, dont elle sort major de promotion.
Déléguée médicale au sein du laboratoire ICI Pharma de 1969 à 1976, elle est chargée des relations publiques chez Soguipharm de 1984 à 1989. Elle siège au conseil d'administration du CHU d'Angers de 1986 à 2004.
Initiée à la politique par son père Jean Narquin, conseiller municipal d'Angers et député gaulliste de Maine-et-Loire, Roselyne Bachelot milite au sein du RPR.
Lors de l'élection présidentielle de 1981, elle vote pour le candidat socialiste François Mitterrand, sur ordre du RPR, dans le contexte politique qui opposait alors Jacques Chirac et Valéry Giscard d'Estaing. Elle déclare a posteriori regretter ce choix.
Conseillère générale de mars 1982 à juin 1988, et conseillère régionale des Pays de la Loire en 1986, elle reprend en 1988 le siège de son père à l'Assemblée nationale.
Elle devient alors secrétaire générale adjointe du RPR de 1989 à 1992.
Réélue députée en 1993, 1997 et 2002, elle participe à la commission des Affaires culturelles, familiales et sociales. Elle consacre ses travaux parlementaires aux questions de santé, de protection sociale, d'exclusion, de santé au travail, de bioéthique et de handicap. Pendant cette période, elle est régulièrement désignée pour être rapporteur ou orateur sur des textes sanitaires et sociaux majeurs. Elle s'intéresse également au Moyen-Orient : elle est présidente du groupe d'amitié France-Irak, vice-présidente du groupe d'amitié France-Syrie, vice-présidente de l'association parlementaire Euro-Arabe et vice-présidente du groupe d'études sur les territoires palestiniens.