Romain Bardet, né le 9 novembre 1990 à Brioude (Haute-Loire), est un coureur cycliste français, professionnel de 2012 à 2025. Très bon grimpeur, il est vainqueur de quatre étapes du Tour de France en 2015, 2016, 2017 et 2024 ainsi que d'une étape du Tour d'Espagne en 2021. Il termine deuxième du Tour de France 2016 derrière Christopher Froome, et troisième l'année suivante. En 2018, il est vice-champion du monde sur route. Il remporte le classement de meilleur grimpeur du Tour de France 2019.
Romain Bardet est né le 9 novembre 1990 à Brioude (Haute-Loire), d'un père instituteur et d'une mère infirmière. Il a une sœur, de six ans sa cadette. La famille réside à Paulhac, près de Brioude. Très tôt intéressé par le vélo, Romain Bardet commence le cyclisme en 1999, à l'âge de huit ans, et prend sa première licence en 2000 au Vélo Sport Brivadois, auquel appartient son père. Dans sa jeunesse, Bardet soutient tout particulièrement le grimpeur David Moncoutié.
Il obtient une première « victoire significative » en catégorie cadet, en remportant le championnat d'Auvergne. Passé junior l'année suivante, il est le meilleur Auvergnat de la catégorie, et l'un des meilleurs jeunes français lors des courses du Challenge national. Ses résultats lui permettent d'être sélectionné en équipe de France de cette catégorie, et d'en être l'un des meilleurs éléments en 2008. Il est douzième du championnat d'Europe et treizième du championnat du monde sur route junior cette année-là. Il gagne une étape de la Course de la Paix juniors avant d'en être déclassé à cause d'une erreur de parcours. Il est recruté en 2009 par le CR4C Roanne, club de Division nationale 1 (DN1). Évoluant en catégorie espoirs (moins de 23 ans), il est notamment cinquième du Tour des Pays de Savoie. En juillet, il est contacté par Vincent Lavenu, manager de l'équipe professionnelle AG2R La Mondiale, afin d'intégrer en 2010 la structure de formation associée à celle-ci, le Chambéry CF.
Durant sa première année à Chambéry, Romain Bardet gagne une étape de la Ronde de l'Isard, dont il prend la neuvième place, se classe sixième du Tour de l'Avenir, huitième du Tour des Pays de Savoie. En 2011, il cumule tout d'abord les places d'honneur. Deuxième de Liège-Bastogne-Liège espoirs en avril, il est ensuite sixième de Toscane-Terre de cyclisme et du Tour du Frioul-Vénétie julienne qui se disputent en Italie. En France, Bardet est quatrième de la Ronde de l'Isard d'Ariège. Il remporte ensuite deux étapes du Tour des Pays de Savoie. En août 2011, Romain Bardet est recruté par l'équipe ProTeam AG2R La Mondiale, qui l'engage pour deux saisons à compter de 2012. Il dispute ensuite le Tour de l'Ain avec l'équipe de France espoirs. Il termine à deux reprises dans les dix premiers d'une étape et se classe douzième au classement final. Faisant partie des favoris du Tour de l'Avenir, il obtient la deuxième place de la première étape. Il perd toute chance de victoire deux jours plus tard en concédant plus de trois minutes, après s'être « neutralisé » avec l'autre favori Nairo Quintana. Une nouvelle fois deuxième le lendemain, il s'impose finalement le jour suivant au terme de la cinquième étape. Il termine ce Tour douzième du classement général et remporte le classement par points.
En parallèle de sa carrière de cycliste professionnel, Romain Bardet a entamé dès 2011 des études de commerce dans le cadre du programme Grande École adapté aux sportifs de haut niveau au sein de Grenoble École de management. Il obtient en 2015 le diplôme d'études supérieures en management.
2012 : Première saison chez les professionnels
Romain Bardet intègre l'équipe AG2R La Mondiale pour la saison 2012. Gilles Mas, directeur sportif de l'équipe, le compare alors à Alexandre Vinokourov « par sa détermination et son application ». Dès sa première course, le Grand Prix d'ouverture La Marseillaise, fin janvier, il s'illustre en sortant du peloton en fin de course, au sein d'un groupe de coureurs, et prend la douzième place, dans le temps du vainqueur Samuel Dumoulin. En avril, il se distingue lors de l'Amstel Gold Race. Parti dans l'échappée matinale qui compte jusqu'à 13 minutes d'avance, il est le dernier à être repris à neuf kilomètres de l'arrivée après plus de 220 kilomètres d'échappée. Il termine la course à la 25e place. À la fin du mois, il prend la quatrième place du Tour de Turquie après avoir achevé à cette même place l'étape reine menant à Elmali.
Durant l'été, il est douzième du Tour de Pologne et obtient une deuxième place lors de la cinquième étape du Tour de l'Ain derrière Thibaut Pinot. Cette première saison professionnelle, jugée prometteuse lui vaut un prolongement d'un an de son contrat avec AG2R La Mondiale, soit jusqu'en 2014 En toute fin de saison, il réalise une nouvelle performance à l'occasion du Tour de Lombardie, où il s'échappe près de 200 kilomètres et passe seul en tête le mur de Sormano, succédant ainsi à Ercole Baldini qui l'avait franchi lui aussi seul en tête, cinquante ans auparavant en 1962. Il finit 29e, son cinquième classement parmi les trente premiers d'une classique d'envergure de la saison.
2013 : Premier Français du Tour de France
En 2013, il est à l'attaque dans le final des Flèche wallonne et Liège-Bastogne-Liège. Il termine cette dernière course à la treizième place. En juin, il participe à la Route du Sud, terminant 4e au général, à neuf secondes du vainqueur Thomas Voeckler. Romain Bardet est sélectionné par Vincent Lavenu pour effectuer son premier Tour de France. Échappé dans un groupe, lors de la 9e étape, comportant 5 cols à franchir, il montre ses capacités de grimpeur et est le dernier repris par le groupe des favoris dans le col de la Hourquette d'Ancizan. Il est désigné combatif du jour. Jean-Christophe Péraud abandonne à cause d'une fracture de la clavicule provoquée par une chute lors de la 17e étape. Romain Bardet devient donc le leader de la formation AG2R La Mondiale et termine l'épreuve à la 15e place au classement général à 26 minutes et 42 secondes du vainqueur Christopher Froome. En août, Bardet remporte sa première victoire en senior en gagnant le Tour de l'Ain. Sélectionné ensuite pour la course en ligne des championnats du monde de Florence, une première pour lui à ce niveau, Bardet termine cette course en 28e place.
En 2014, Romain Bardet reprend la compétition lors du Grand Prix d'ouverture La Marseillaise où il se classe 10e à l'issue du sprint final. Il est ensuite treizième du Tour d'Oman et meilleur jeune. De retour en France, il est le 1er mars quatrième de la Classic Sud Ardèche, il s'échappe le lendemain dans les derniers kilomètres de la Drôme Classic et s'impose en solitaire. Leader de son équipe pour Paris-Nice, il chute à 20 kilomètres de l'arrivée de la 1re étape et travaille ensuite pour son coéquipier Carlos Betancur qui remporte deux étapes et le classement général. Au Tour de Catalogne, épreuve World Tour, il termine deuxième de la quatrième étape, la plus difficile, disputée dans le brouillard et le froid, au sommet de Vallter 2000. Attaquant à moins d'un kilomètre de la ligne, il est repris par Tejay van Garderen qui remporte l'étape devant lui. Cette place lui permet de devenir quatrième du classement général, place qu'il conserve jusqu'à la fin.
Pour sa seconde participation au Tour de France, il termine à la sixième place du général et porte le maillot blanc de meilleur jeune pendant six étapes. Il obtient également la seconde place lors du Tour de l'Ain, à seulement onze secondes du vainqueur. Initialement présélectionné pour la course en ligne des championnats du monde, il est retenu comme chef de file de l'équipe de France avec Tony Gallopin. Il s'y classe 62e. La semaine suivante, la prolongation du contrat de Bardet avec AG2R La Mondiale jusqu'en 2018 est annoncée.
2015 : Vainqueur d'une étape du Tour de France
Romain Bardet commence sa saison 2015 en février par le Grand Prix d'ouverture La Marseillaise. Après une session d'entraînement dans la région de Nice, il part en Espagne pour reprendre la compétition. Sa première course à étapes de l'année se passe à la fin du mois de février, il s'agit du Tour d'Andalousie que remporte Christopher Froome devant Alberto Contador, le Français se classant cinquième.