Robert Kubica (/ˈrɔbɛrt kuˈbitsa/), né le 7 décembre 1984 à Cracovie, est un pilote automobile polonais.
Le 8 juin 2008, au Grand Prix du Canada, Kubica devient le premier pilote polonais à remporter une victoire en Formule 1. Sa carrière au sommet du sport automobile en monoplace s'interrompt à la suite d'un grave accident en rallye en février 2011 dont les séquelles empêchent son retour en Formule 1. Toutefois, il s'engage à nouveau en rallye pour la saison 2013 de WRC-2 et y remporte le titre. Il s'engage ensuite en WRC de 2014 à 2016, avec le soutien technique de M-Sport.
En 2017, sept ans après son dernier Grand Prix de Formule 1, Kubica reprend le volant en essais privés, puis est titularisé en 2019 chez Williams. En 2021, après que Kimi Räikkönen ait été testé positif au Covid-19, il fait un dernier retour en Formule 1 pour remplacer le Finlandais lors du Grand Prix des Pays-Bas et du Grand Prix d'Italie.
Le 15 juin 2025, il remporte les 24 Heures du Mans à bord de la Ferrari 499P d'AF Corse, devenant le premier Polonais à gagner cette course.
Robert Kubica connaît une enfance plus aisée que les enfants de son âge en Pologne. En effet, dès quatre ans, il pilote de petites voitures achetées par son père et s'entraîne sur des parkings où il affine ses trajectoires en slalomant entre des bouteilles. Son père lui construit ensuite un engin capable d'atteindre les 90 km/h. À sept ans, son père lui offre son premier karting mais Robert est trop jeune pour se voir accorder une licence et rouler en compétition.
Il dispute ses premières compétitions de karting à dix ans. Malgré la situation économique précaire de la famille, son père fait les efforts financiers nécessaires pour lui permettre de poursuivre ses progrès en achetant de nouveaux karts. Il est aidé dans sa progression par Jurek Wrona, un des meilleurs préparateurs de moteurs en Pologne. Rapidement, Kubica domine les circuits polonais et accumule les titres de champion national.
Tandis que sa carrière l'amène à courir notamment en Italie, sa famille n'est plus en mesure d'en supporter les coûts. Le salut vient de l'écurie de karting italienne CRG, qui, séduite par ses prestations, lui propose un volant de pilote officiel. À quatorze ans, Kubica, désormais installé en Italie, accumule les kilomètres avant d'être titularisé. Il remporte le championnat d'Italie Junior, la Monaco Kart Cup et termine vice-champion d'Europe.
Toujours chez CRG en 1999, il remporte à nouveau le championnat d'Italie Junior, celui d'Allemagne, gagne une nouvelle Monaco Kart Cup et termine quatrième du championnat du monde de Formule A. En 2000, il quitte CRG pour rejoindre Birel et est à nouveau titré en Allemagne et en Italie.
2001-2002 : débuts et confirmation en monoplace
Contacté par Daniel Morelli, le manager du pilote de Formule 1 brésilien Pedro Diniz, Kubica est invité à Valence pour disputer la dernière manche du championnat de Formule Renault 2 litres. Ce premier contact, suivi d'un test réussi quelques mois plus tard sur le piste de Lédenon, lui ouvre la voie à un engagement complet à partir de la mi-saison 2001 au sein de l'équipe RC Motorsport.
Considéré comme l'un des pilotes les plus prometteurs de sa génération, Kubica est sélectionné, en fin d'année, par le Renault Driver Development qui lui apporte un nouveau soutien budgétaire. En 2002, il remporte quatre victoires et termine vice-champion de Formule Renault italienne malgré de nombreux problèmes techniques.
2003-2004 : déceptions en Formule 3
En 2003, malgré son éviction du Renault Driver Development, Robert Kubica accède au nouveau championnat de Formule 3 Euro Series au sein de l'équipe Prema Powerteam. Peu avant le début de la saison, il est victime d'un grave accident de la route en Pologne alors qu'il était passager. Relevé avec de multiples fractures au bras, il est pris en charge par le docteur Riccardo Ceccarelli, médecin de l'équipe Toyota F1 Team et observe une longue convalescence durant les six premières courses de la saison.
De retour sur le Norisring, Robert Kubica s'impose dès sa première course malgré une condition physique précaire. La suite de sa saison est plus délicate et il peine à rivaliser avec les meilleurs.
À nouveau en Formule 3 Euroseries en 2004, il intègre l'écurie ASL Mücke Motorsport, sans réussite. Il réalise néanmoins une performance en fin de saison lors du Grand Prix de Macao de Formule 3 au volant d'une monoplace du Manor Motorsport en terminant second après avoir obtenu la pole position, le meilleur tour en course et dominé son coéquipier du jour Lewis Hamilton.
2005 : sacre en Formule Renault 3.5 Series
En 2005, Kubica obtient un volant en championnat World Series by Renault au sein de l'équipe espagnole Epsilon Euskadi de Joan Villadelprat, que connaît Daniel Morelli puisqu'il était directeur sportif de Ligier quand Diniz pilotait pour l'écurie française. Malgré un budget limité, il remporte quatre victoires et le titre des pilotes tout en offrant le titre « écurie » à Epsilon. Dans un pays où le sport automobile reste très confidentiel, ses succès déclenchent un engouement comme en témoignent les audiences télévisées des Nissan World Series, supérieures à celles de la Formule 1, et contribuent à faire de lui une célébrité nationale.
Après avoir manqué une première opportunité de rouler en Formule 1 quand la Scuderia Minardi voulait faire de lui son pilote de test à l'occasion du Grand Prix du Japon 2005 mais que la FIA refusa de lui accorder sa super-licence, il boucle sa saison par un retour en Formule 3 dans l'équipe Carlin, à l'occasion du Grand Prix de Macao. Il s'y classe à nouveau deuxième après s'être élancé de la pole position.