Ce Jour-là

Robert II de Bourgogne

Duc de Bourgogne (1272-1306)

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Robert II de Bourgogne (né en 1248 — mort le 21 mars 1306) est duc de Bourgogne (1272-1306) et roi titulaire de Thessalonique (1284-1306).

Robert de Bourgogne, né en 1245/1248, appartient à la première maison capétienne de Bourgogne.

Il est le troisième fils du duc de Bourgogne et roi titulaire de Thessalonique Hugues IV (1213-1272) et de Yolande de Dreux (1212-1248) et frère d'Eudes de Bourgogne (1231-1266) et de Jean de Bourgogne (1231-1268).

Ses frères aînés Eudes, comte de Nevers, d'Auxerre et de Tonnerre, et Jean, sire de Bourbon et comte de Charollais étant morts du vivant de leur père, Robert est institué duc de Bourgogne par son père mourant le duc Hugues IV, en 1272. Il prend alors Robert II pour nom de règne.

En dépit de cette précaution paternelle avisée, le nouveau duc se voit contester ses droits sur le duché de Bourgogne par Robert de Dampierre, sire de Béthune puis comte de Flandre, et Robert, comte de Clermont. Ces derniers y prétendent au nom des nièces du duc, leurs épouses respectives, à savoir Yolande, comtesse de Nevers, fille aînée d'Eudes, et Béatrice, dame de Bourbon et de Charollais, fille unique de Jean.

En 1277, l'affaire est portée devant le roi de France Philippe III le Hardi, qui tranche en faveur du duc Robert II.

À la mort de son père, Robert de Bourgogne hérite, outre le titre de duc, celui de roi de Thessalonique, les droits (purement théoriques) sur le royaume de Thessalonique ayant été donnés en 1266 au duc Hugues IV de Bourgogne par l'empereur de Constantinople Baudouin II, qui en était le suzerain. Ces droits sont cependant aussi revendiqués par le marquis de Montferrat, Guillaume VII, dont la famille régnait originellement sur le royaume.

L'affirmation du pouvoir ducal

La consolidation et l'extension des droits ducaux dans les deux Bourgognes

Retrouvant l'intégralité de sa légitimité en 1277, Robert II entend consolider ses droits et le duché.

Tout d'abord, le duc récupère, par un accord signé en 1285, les quelques droits de sa nièce Marguerite, comtesse de Tonnerre, fille puînée d'Eudes.

Il acquiert, la même année, les mouvances de Treffort, Marloux et le pays du Revermont, puis, en 1288, celle de Pontarlier, du comte Othon IV de Bourgogne, renforçant ainsi la présence ducale en Comté et la protection du duché.

Cette dernière année, Robert II hérite, en outre, des possessions de son demi-frère puîné Hugues, sire de Montréal et vicomte d'Avallon.

Par ailleurs, il reçoit, en 1294, l'hommage de Philippe de Vienne (1240-1303), sire de Pagny et de Pymont, pour des terres d'Outre-Saône, qui avaient jusqu'alors le statut de francs-alleux, consolidant ainsi la garde des frontières du duché.

Enfin, en 1296, le roi Philippe IV le Bel octroie des titres au duc concernant les droits de celui-ci sur le comté de Bourgogne.

Régence et investiture du Dauphiné

En 1272, au décès de son père, il assure le rôle de protecteur du fils aîné et encore mineur de Béatrice de Faucigny, le dauphin Jean Ier de Viennois, à la suite de l'accord conclu avec Guigues VII de Viennois, père de Jean. Toujours en vertu de cet accord, en 1273, à la suite du remariage de Béatrice avec Gaston VII de Béarn, il devient régent du Dauphiné. La même année, il autorise Anne, fille de Guigue VII et de Béatrice, et sœur de Jean, à épouser Humbert de La Tour-du-Pin contre la reprise en fief de terres situées dans la Manche de Coligny ; Treffort et Marboz.

À la mort de Jean Ier de Viennois, en 1282, dernier dauphin de Viennois de la première maison capétienne de Bourgogne, c'est sa sœur, Anne, qui hérite du Dauphiné et transmet le titre à son époux, Humbert de La Tour-du-Pin, qui devient ainsi dauphin.

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