Robert Marvin Hull, surnommé Bobby Hull, (né le 3 janvier 1939 à Pointe Anne en Ontario au Canada et mort le 30 janvier 2023) est un joueur canadien de hockey sur glace. Il est le père du joueur de hockey professionnel Brett Hull et le frère de Dennis Hull.
Hull évolue avec les Black Hawks de Chicago dans la Ligue nationale de hockey entre 1957 et 1972 avec qui il remporte une Coupe Stanley en 1961. Régulièrement dans le haut du classement des meilleurs pointeurs du circuit, il gagne trois fois le titre de meilleur pointeur. En 1966, il devient le premier joueur de l'histoire de la ligue à inscrire plus de 50 buts au cours d'une seule saison ; il atteint également 97 points, le plus haut total jamais atteint à l'époque.
Bobby Hull est né à Pointe Anne en Ontario, le 3 janvier 1939. Juste avant son quatrième anniversaire, ses parents lui offrent une paire de patin à glace ; ses deux sœurs aînées l'emmènent patiner la surface glacée de la Baie de Quinte. Dix ans plus tard, il quitte la maison familiale pour aller jouer dans la ville voisine de Belleville en tant que junior B. À 16 ans, il signe un contrat de type C avec les Black Hawks de Chicago, contrat permettant à l'équipe de la Ligue nationale de hockey de détenir les droits du jeune joueur. Il reçoit alors 100 dollars lors de la signature ainsi qu'une promesse de 1 000 dollars supplémentaires s'il parvient un jour à rejoindre la LNH. Il passe deux saisons avec l'équipe des Teepees de Saint Catharines en 1955-1956 et 1956-1957 avant de rejoindre la LNH pour la saison 1957-1958
Les débuts avec les Black Hawks
En effet, il participe au camp d'entraînement de l'équipe de la LNH alors qu'il n'a que 18 ans. Il fait rapidement ses preuves, inscrit son premier but le 22 octobre 1957 et passe finalement l'intégralité de la saison dans la LNH. Avec 47 points inscrits en 70 matchs, il est le deuxième pointeur de son équipe derrière Ed Litzenberger. D'un point de vue collectif, son équipe ne parvient pas à se qualifier pour les séries éliminatoires. Malgré cette bonne première saison, Hull ne reçoit pas le trophée Calder remis à la meilleure recrue qui revient à Frank Mahovlich des Maple Leafs de Toronto.
La saison suivante est meilleure pour l'équipe de Chicago qui se qualifie pour les séries ; il s'agit de la deuxième qualification de l'équipe en 13 saisons mais elle est éliminée au premier tour par les Canadiens de Montréal, futurs champions de la ligue. En saison 1959-1960, Hull joue sur l'aile aux côtés de Bill Hay et Murray Balfour ; la ligne est surnommée Million Dollar Line. Hull finit la saison régulière à la première place du classement des pointeurs avec 81 réalisations, 39 buts et 42 aides. L'équipe compte également sur Stan Mikita, le vétéran Ted Lindsay ou encore Glenn Hall dans les buts. Malgré cette formation prometteuse et la première place de Hull, les joueurs de Chicago sont éliminés au premier tour des séries 1960 4-0 par les champions en titre et futurs champions de Montréal ; l'équipe des Canadiens assigne Claude Provost au marquage individuel sur le jeune Hull. Grâce à sa première place au classement des pointeurs, Hull remporte le trophée Art-Ross de la LNH et est également sélectionné dans la première équipe d'étoiles de la LNH.
À la fin de la saison 1960-1961, les joueurs des Black Hawks sont troisièmes de la LNH avec 15 points de retards sur les Maple Leafs de Toronto, deuxièmes du classement, et 17 sur les Canadiens de Montréal. En demi-finale des séries, les Black Hawks rencontrent pour la troisième saison consécutive les Canadiens. Malgré une première victoire de Montréal 6-2, Chicago égalise la série avec une victoire 4-3 lors du deuxième match puis ils passent devant après une victoire 2-1 acquise lors de la troisième prolongation grâce à un but de Balfour après plus de 50 minutes de jeu supplémentaire. Les Canadiens remportent le quatrième matchs mais les deux dernières rencontres de la série se soldent par deux blanchissages 3-0.
Pour la finale, les Black Hawks sont confrontés aux Red Wings de Détroit. Les deux premiers matchs sont joués à Chicago et lors de la première date, l'équipe locale s'impose sur le score de 3-2, le but vainqueur étant inscrit par Hull à la fin de la première période. Détroit se reprend lors du deuxième match et gagne le match 3-1. Chicago remporte le troisième match à Détroit 3-1 avec deux nouveaux points de Hull. Détroit revient une nouvelle fois dans la série avec une victoire 2-1 lors du quatrième match. Les Black Hawks accueillent à nouveau les Red Wings pour le cinquième match qu'ils remportent avec une victoire nette 6-3. Le sixième match se joue à Détroit et malgré l'ouverture du score par l'équipe locale les joueurs de Chicago égalisent en début de deuxième période grâce à Reggie Fleming. Ils prennent l'avantage à 1 minute de la fin de la période grâce à un but de Ab McDonald. La troisième période débute par un but pour les visiteurs par l'intermédiaire d'Eric Nesterenko après à peine une minute de jeu. Menant 3-1, Chicago gère la fin de match et marque deux nouveaux buts pour s'adjuger la troisième coupe Stanley de son histoire, la première depuis 1938.
Tout au long de la saison suivante, en 1961-1962, Hull et Andy Bathgate des Rangers de New York se battent pour la première place au classement des pointeurs. Le duel se poursuit jusqu'au 70e et dernier match pour chacun des joueurs : alors que Bathgate marque son 84e point avec sa 56e passe, l'ailier de Chicago inscrit un 50e but pour 34 aides. Les deux joueurs sont donc à égalité avec 84 points mais avec 22 buts de plus, Hull reçoit son deuxième trophée Art-Ross. Lors de ce dernier match, le 25 mars 1962, Hull devient le troisième joueur de l'histoire de la LNH à inscrire 50 buts au cours d'une saison, après Maurice Richard en 1944-1945 et Bernard Geoffrion en 1961-1962. Une nouvelle fois troisièmes de la saison régulière, les Black Hawks affrontent une nouvelle fois les Canadiens au premier tour des séries 1962. Ces derniers s'imposent lors des deux premiers matchs sur leur patinoire mais perdent les quatre rencontres suivantes. La finale oppose Chicago à Toronto et ce sont les Maple Leafs qui remportent les deux premières dates. Après une égalisation des Black Hawks, ceux-ci pensent pouvoir refaire le même coup que contre les Canadiens mais les Maple Leafs remportent les deux matchs suivants pour finalement remporter la Coupe Stanley. En plus du trophée Art-Ross, Hull est sélectionné dans la première équipe d'étoiles de la LNH.
En 1962-1963, l'équipe de Chicago est menée par Hull et Stan Mikita, tous deux auteurs de 31 buts, mais Mikita finit devant avec 45 aides contre 31 pour Hull. Alors que Mikita est troisième pointeur de la LNH, Hull est sixième du classement avec 62 points ; Gordie Howe des Red Wings de Détroit est le meilleur réalisateur du calendrier avec 100 points. Deuxièmes de la saison régulière avec seulement un point de retard sur les Maple Leafs, les joueurs de Chicago sont éliminés dès le premier tour des séries 1963 en six matchs par Howe et les Red Wings après avoir mené 2-0. La saison 1963-1964 de la LNH est dominée aux points par les deux vedettes de Chicago : avec 43 buts et 87 points, Hull est premier buteur de la LNH, précédé uniquement au classement des pointeurs par son coéquipier par Mikita qui en compte 89. Collectivement, Chicago se classe une nouvelle fois deuxième du classement encore une fois à un point derrière la meilleure formation, les Canadiens de Montréal. Comme l'année précédente, l'équipe de Hull est éliminée au premier tour des séries par Détroit, cette fois en sept rencontres.
Le frère cadet de Bobby, Dennis Hull, fait ses débuts dans la LNH avec Chicago en saison 1964-1965. Au cours de celle-ci, le 9 janvier 1965, Hull inscrit deux buts lors d'une victoire 7-4 contre Détroit et devient par la même occasion le meilleur buteur de l'histoire de sa franchise avec un total de 259. Il finit la saison avec 71 points, quatrième de la LNH et deuxième de son équipe, encore derrière Mikita. La LNH lui remet le trophée Hart en tant que meilleur joueur de la saison régulière. Il reçoit également le trophée Lady Byng du joueur le plus fair-play du circuit alors que son équipe parvient à se débarrasser de Détroit au premier tour des séries en 7 rencontres. Les Black Hawks jouent la finale de la Coupe Stanley contre les Canadiens de Montréal menés par Jean Béliveau. Il faut sept matchs pour départager les deux équipes et voir Montréal remporter le trophée final.