Ce Jour-là

Robert Bourassa

Premier ministre du Québec de 1970 à 1976 et de 1985 à 1994

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Robert Bourassa, né le 14 juillet 1933 à Montréal (Québec) et mort dans la même ville le 2 octobre 1996, est un avocat, fiscaliste, économiste et homme politique québécois.

À deux reprises, il devient chef du Parti libéral du Québec. À chacune, il devient premier ministre du Québec : du 12 mai 1970 au 25 novembre 1976, puis du 12 décembre 1985 au 11 janvier 1994.

Il est connu pour avoir été premier ministre lors d'importants moments de l'histoire du Québec comme la crise d'Octobre, l’adoption de la Loi sur la langue officielle (dite loi 22), l'Accord du lac Meech, la crise d'Oka et l'accord de Charlottetown.

Il a épousé Andrée Simard (1932-2022) , fille d'Édouard Simard, président de Sorel industries. Il eut deux enfants, François Bourassa et Michèle Bourassa.

Né le 14 juillet 1933 à Montréal, Robert Bourassa est le fils d'Aubert Bourassa et d'Adrienne Courville. Il fait ses études au collège Jean-de-Brébeuf. Il est par la suite diplômé en droit avec grande distinction à l'Université de Montréal en 1956 et est reçu au Barreau du Québec l'année suivante. Plus tard, il étudie à l'université d'Oxford où il obtient une maîtrise en sciences économiques et politiques en 1959. Il décroche également une maîtrise en fiscalité et droit financier à l'université Harvard en 1960.

Il est par la suite conseiller fiscal à Ottawa jusqu’en 1963, il enseigne aussi, jusqu'à la même année, à l'Université d'Ottawa. De 1963 à 1965, il est secrétaire et directeur des recherches de la commission Bélanger sur la fiscalité.

Élu pour la première fois à l'Assemblée nationale en 1966 comme député de Mercier, Robert Bourassa est devenu chef du Parti libéral du Québec le 17 janvier 1970.

Premier ministre de la province de Québec

Robert Bourassa défait le gouvernement de l'Union nationale aux élections générales d'avril 1970. À 36 ans, il devient ainsi le plus jeune premier ministre du Québec.

En tant que premier ministre, il joua un rôle crucial pendant la crise d'Octobre de 1970 durant lequel son ministre du Travail, Pierre Laporte, fut enlevé par des membres du Front de libération du Québec. Ce fut Bourassa qui demanda au premier ministre du Canada, Pierre Elliott Trudeau, de déclarer une situation d'urgence et d'invoquer la Loi sur les mesures de guerre, envoyant l'armée canadienne pour patrouiller dans les rues des grandes villes québécoises et d'Ottawa (la capitale canadienne).

Bourassa et Trudeau s'affrontèrent fréquemment sur la question des relations fédérales-provinciales et celle du nationalisme québécois, Trudeau étant opposé à ce qu'il voyait comme des concessions au mouvement souverainiste. Il ne témoignait pas non plus d’un grand respect personnel pour Bourassa, l’ayant même traité un jour de « mangeur de hot-dogs » .

En 1971, Robert Bourassa annonce le projet de la Baie-James, un chantier gigantesque qui s’étend sur 350 000 km2, soit environ trois fois la superficie de l'Angleterre, visant l'aménagement du plus grand complexe hydroélectrique au monde.

Les défis sont colossaux, mais Robert Bourassa croit fermement au potentiel énergétique propre et renouvelable que représente l’hydroélectricité, et va de l’avant.

Alors qu'il était au pouvoir, Bourassa introduisit des politiques qui visaient à protéger la langue française au Québec. En 1974, il fit adopter la Loi sur la langue officielle (ou « loi 22 »), l'une des premières loi visant à renforcer la position du français au Québec. Toutefois, cette loi fut bientôt supplantée par la Charte de la langue française (ou « loi 101 »), introduite par le gouvernement péquiste qui le remplaça en 1976. Toutefois, la loi 22 eut peut-être un plus grand impact que la loi 101. En faisant du français la langue officielle du Québec, cela indiquait que le Québec n'était plus officiellement bilingue (anglais et français). La loi 22 souleva la colère à la fois des anglophones, qui y voyaient une atteinte à leurs droits, et des francophones, dont un bon nombre jugeait que la loi n'allait pas assez loin. Bourassa fut dénoncé par les deux groupes et fut défait aux élections de 1976. L'assurance-maladie (1970), le régime des allocations familiales du Québec (1973), l'aide juridique (1973), la Charte québécoise des droits et libertés de la personne (1975), marquèrent aussi son premier mandat.

Le gouvernement Bourassa s’impliqua également de manière décisive pour sauver les Jeux olympiques d'été de 1976 à Montréal, menacés par d’énormes dépassements budgétaires et des retards de construction causés par la mauvaise gestion du projet par l'administration du maire Jean Drapeau. Le premier ministre fut toutefois accusé de dépenser à tout-va pour sauver les Jeux olympiques sans prendre de mesures pour en assurer une supervision adéquate ; son gouvernement fut mis en cause dans des scandales de corruption qui contribuèrent à sa défaite électorale en 1976.

Bourassa perd les élections de 1976 face à René Lévesque, chef du Parti québécois. De plus, il perdit également son siège à l'Assemblée nationale, battu par Gérald Godin dans la circonscription de Mercier. Il démissionna alors de la direction du Parti libéral du Québec et accepta par la suite des postes d'enseignement en Europe et aux États-Unis.

Bourassa demeura en exil politique jusqu'en 1983 quand il revint à la politique provinciale ; il fut de nouveau élu chef du Parti libéral le 15 octobre 1983.

De nouveau premier ministre de la province de Québec

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