Robert-Aglaé Cauchoix, né le 20 avril 1776 à Cormeilles-en-Parisis (Val-d'Oise) et mort le 5 février 1845 à Deuil, est un opticien français fabricant de lunettes astronomiques.
Robert-Aglaé Cauchoix, de son nom de naissance Robert-Aglaé Le Cauchois, nait le 20 avril 1776 et non le 24 comme indiqué dans toute la littérature, même ancienne. Des recherches poussées conduisent Françoise Launay à soutenir que sa date de naissance réelle est le 20 avril ; en effet sa date de baptême est le 23 avril, ce qui est très clairement lisible sur le registre paroissial des baptêmes, qui stipule tout aussi lisiblement qu'il est né le 20. Il naît dans la maison d'angle de l'ancien hôtel de la Prévôté de Cormeilles-en-Parisis, acquise en 1760 par son père, l'avocat parlementaire (c'est-à-dire avocat en cour d'appel) Antoine Cauchoix. Celle-ci fait face à l'église Saint-Martin, au 127 de l'actuelle rue Gabriel Péri. Cette naissance est notifiée sur une plaque apposée sur cette maison. Le jeune homme étudie aux collèges de Navarre (alors situé rue de la Montagne-Sainte-Geneviève) et de Lisieux (à l'époque situé à l'emplacement de ce qu'est devenu aujourd'hui le Panthéon) avant de se consacrer en 1792 à la carrière d'opticien puis d'établir ses activités vers 1803 au collège des Grassins au 12 de l'actuelle rue Laplace, puis dans une boutique au 17 quai Voltaire.
Il se marie le 16 mai 1800 à Marie Sophie Gonichon, la fille d'un opticien parisien célèbre à son époque et chez lequel il fait son apprentissage, Jean Charles Gonichon (c.1738-1799) opticien du Roy.
En 1804 il est installé comme opticien au 305 rue de la Loi (actuelle rue Richelieu à Paris). S'installe alors progressivement une compétition, pour l'excellence de la qualité optique des instruments fabriqués, entre Cauchoix et l'autre grand opticien de son époque, Noël-Jean Lerebours. De grands physiciens et astronomes et autres scientifiques tels Jean-Baptiste Biot (1774-1862), Alexis Bouvard (1767–1843), Pierre Simon de Laplace (1749–1827), François Arago (1786-1853) et Louis Mathieu (1783-1875), liés à l'Observatoire de Paris ou au Bureau des longitudes louent la qualité de ses lunettes et autres appareils et en informent le ministère de l'industrie.
En 1811, Cauchoix est récompensé par le gouvernement pour son excellent travail par l'octroi d'un local gratuit à l'ancien collège des Grassins, rue des Amandiers-Sainte-Geneviève, actuellement au 12 rue Laplace, où il installe son atelier.
À partir de 1813, il travaille avec Jean-Baptiste Biot sur le sujet de la polarisation.
En 1813, Cauchoix publie dans le journal Le Moniteur ses Instructions sur les lunettes périscopiques. Leur invention remonte à quelques années déjà par le physicien britannique William Hyde Wollaston (1766-1828) et utilisent une lentille ménisque pour offrir un champ de vision plus large que les lunettes ordinaires. Cauchoix produit alors ces lunettes dans son atelier de la rue des Amandiers-Sainte-Geneviève (adresse de l'ancien collège des Grassins).
En 1814, il semble qu'il ait fait un voyage en Angleterre, à des dates indéterminées, vraisemblablement pour vendre ses lunettes.
À partir du 20 novembre 1814, tous les instruments fabriqués par Cauchoix sont gravés à son nom et à l'adresse de sa boutique située au 17 quai Voltaire à Paris, où Cauchoix demeure avec sa famille jusqu'en 1821.
Le 17 janvier 1820 son épouse Marie Sophie meurt au 17 quai Voltaire. Un seul de leurs enfants survit : Henriette Agathe Aphise. Un inventaire successoral notarial s'en suit, dont l'étude minutieuse faite par Françoise Launay rend compte de ce que, si R.-A. Cauchoix est un opticien commerçant pour gagner sa vie, il a vraiment l'âme d'un inventeur.
Il se remarie le 23 juin 1824 avec une veuve, Antoinette Angélique Putois (1783-1847), elle-même fille d'un opticien de Villeneuve-sur-Yonne. Le couple s'installe au 1 rue du Bac qui se trouve être au coin de la boutique du 17 quai Voltaire.
En 1828 il acquiert une maison à Deuil-la-Barre, qui ne s'appelle alors que Deuil et est un village rural de 1200 habitants.
Ses lunettes lui valent la Légion d'Honneur en 1834 après l'exposition de deux lunettes d'un diamètre hors du commun à son époque.
Il se retire à cette période à Deuil où il assume les fonctions de maire de la commune de 1835 à 1844.
En 1840, à la mort de Noël-Jean Lerebours, il est nommé, à sa place, membre (artiste adjoint notifie sa plaque tombale) du Bureau des longitudes.
En 1844, fatigué et malade, il cède son affaire à son neveu, J. B. Théophraste Rossin qui est lui aussi opticien et fils de sa sœur Ant. Gabrielle Cauchoix épouse de Pierre Jean Baptiste Rossin.
Il meurt à Deuil le 5 février 1845 et est inhumé dans le cimetière communal.
Il est le premier fabricant à utiliser du verre flint produit en France pour la conception de ses systèmes, il invente aussi un pied pour télescope capable de supporter le poids et d'orienter n'importe quel télescope de l'époque.