Ce Jour-là

Rita Hayworth

Actrice américaine

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Rita Hayworth [ˈɹiːtə ˈheɪwɝθ], est une actrice et danseuse américaine, née le 17 octobre 1918 à New York et morte le 14 mai 1987 dans la même ville.

Elle est l'un des grands sex-symbols féminins des années 1940 et l'une des plus grandes stars de l'âge d'or d'Hollywood, apparaissant dans 61 films au total durant une carrière de 37 ans. Surnommée la « déesse de l'amour » par la presse, elle est la pin-up préférée des GI durant la Seconde Guerre mondiale.

Hayworth est peut-être surtout connue pour son rôle principal dans le film noir Gilda de 1946, aux côtés de Glenn Ford, dans lequel elle est l'incarnation de la femme fatale dans son premier grand rôle dramatique. Elle est également connue pour ses rôles dans Seuls les anges ont des ailes (1939), La Blonde framboise (1941), Arènes sanglantes (1941), La Dame de Shanghai (1947), La Blonde ou la Rousse (1957), et Tables séparées (1958). Fred Astaire, avec qui elle tourna deux films, L'amour vient en dansant (1941) et Ô toi ma charmante (1942), l'a un jour citée comme sa partenaire de danse préférée. Elle a aussi joué dans la comédie musicale en Technicolor La Reine de Broadway (1944), avec Gene Kelly. Elle figure parmi les 25 plus grandes actrices de tous les temps dans le classement AFI's 100 Years... 100 Stars de l'American Film Institute.

Pour sa contribution à l'industrie cinématographique, elle reçoit une étoile sur le Hollywood Walk of Fame au 1645 Vine Street en 1960.

En 1980, elle est diagnostiquée d'un stade précoce de la maladie d'Alzheimer, ce qui contribue à sa mort en 1987 à l'âge de 68 ans. La divulgation publique et le débat sur sa maladie attirent l'attention sur la maladie d'Alzheimer et contribuent à augmenter le financement public et privé de la recherche sur la maladie.

Margarita Carmen Cansino naît le 17 octobre 1918 dans le quartier de Brooklyn à New York. Elle est l’aînée de deux jeunes frères.

Son père, Eduardo Cansino, danseur assez célèbre, est d’origine sévillane. Le père d’Eduardo, Don Antonio Cansino, a parcouru le monde avec des représentations qui ont conquis des foules entières avant de s'installer aux États-Unis. Il a fondé avec certains de ses enfants une troupe populaire de danseurs de flamenco, les « Dancing Cansinos », le charme hispanique étant alors à la mode aux États-Unis. Don Antonio oblige son fils aîné Eduardo à faire de la danse, alors que celui-ci nourrit le rêve de devenir matador.

À la suite du décès de deux de ses filles, Don Antonio rentre en Espagne avec sa famille et se consacre uniquement à l’enseignement de la danse.

Par la suite Elisa, une autre de ses filles, monte un numéro de danse avec Eduardo, son frère. Ils embarquent tous les deux en janvier 1913 pour les États-Unis et parcourent ainsi le pays avec ce nouveau numéro dansé qui devient renommé et se révèle particulièrement lucratif.

La mère de Rita, Volga, née Hayworth, elle-même danseuse, notamment pour les Ziegfeld Follies, est fille d’acteurs anglo-irlandais. Elle avait fui le domicile de ses parents, bien décidée à monter sur les planches. Très vite, elle rencontre Eduardo et décide de le suivre dans ses tournées. Ils se marient en 1917.

Dès ses premières années, Rita Hayworth se produit dans la troupe familiale des « Dancing Cansinos » et danse notamment à quatre ans avec éventail et castagnettes, à l’occasion d’un récital au Carnegie Hall. « J'avais quatre ans lorsque je suis montée pour la première fois sur une scène. Celle du Carnegie Hall. Mon père et ma tante Eliza s'y produisaient en une époque heureuse dans cette Amérique d'après-guerre. Ma prestation consistait à jouer des castagnettes et à danser du flamenco dans un numéro spécialement mis au point pour moi par mon grand-père Don Antonio. Je ne me souviens plus si j'ai été applaudie… Je l'ai sûrement été car le public est toujours indulgent pour les enfants. »

Son père exige d’elle un travail intense et lui impose des cours de danse rigoureux et particulièrement contraignants.

« Travailler, travailler, c’est le seul mot que j’ai entendu pendant mon enfance, confiera plus tard la star Rita Hayworth. Mes parents m’ont appris à danser avant que je marche... »

Rita Hayworth est alors d’une nature réservée, obéissante et d’une timidité maladive.

Avec l’arrivée du parlant, l’âge d’or du music-hall se termine et leurs spectacles ne font plus recette, tant et si bien que le groupe se dissout. Eduardo quitte New York, entasse sa famille dans une roulotte et part au hasard des routes. Persuadé que l’avenir est aux comédies musicales, il prend la direction de Los Angeles, espérant poursuivre sa carrière au cinéma, les "latin-lovers" étant toujours à la mode. Mais réussir à Hollywood n’est pas facile ; il fonde alors une école de danse en 1929, à l’angle de Sunset Boulevard et de Vine Boulevard ; c’est un succès. Margarita y perfectionne son apprentissage et sera danseuse professionnelle dès l'âge de douze ans.

Le krach boursier de Wall Street vient ébranler l’entente familiale et ses finances, et met l'école de danse en danger. Eduardo perd ses économies dans de mauvais placements. Et les Cansino, bohèmes dans l’âme, repartent sur les routes dans leur roulotte dès la première offre intéressante. Eduardo pousse sa fille à suivre ses cours de danse, et elle se révèle la plus disposée à prendre la relève.

Les besoins financiers se faisant sentir, Eduardo remonte ses anciens numéros de danse, met sur pied des spectacles et décide de prendre sa fille, alors âgée de treize ans, comme partenaire attitrée : les « Dancing Cansinos » ressuscitent. Ils dansent des versions modernes du tango espagnol et du boléro, elle, se vieillissant, lui, se rajeunissant, arrivant même à passer pour un couple. Leur succès est inouï. Margarita travaille beaucoup, jusqu’à vingt shows par semaine, dans des night-clubs, à Hollywood comme à Agua Caliente (Tijuana, frontière du Mexique) ou à Santa Monica, Long Beach…

Rita Hayworth prend cette nouvelle vie comme un privilège de se retrouver avec son père, qu’elle admire, mais elle va vite déchanter : alcoolique, il devient tyrannique, violent et, comme elle le confiera plus tard à Orson Welles, son second mari, elle subira des relations incestueuses.

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