Ce Jour-là

René de Savoie

Comte de Villars et de Tende

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René de Savoie, dit le « Grand Bâtard de Savoie », né vers 1473 et mort le 31 mars 1525 à Pavie, fils légitimé du duc de Savoie Philippe II (1438-1497) est un noble savoyard, comte de Villars (1497) et de Tende (1501), à l'origine de la lignée des Savoie-Villars (ou Savoie-Tende), branche cadette de la maison de Savoie.

Particulièrement impopulaire à cause de ses exactions et de son autoritarisme, il est délégitimé en 1502-1503 du fait de la nouvelle épouse de Philibert II, Marguerite d'Autriche, fille de l'empereur Maximilien et tante de Charles Quint, il se réfugie en France et se met au service de Louis XII, puis de François Ier, fils de sa demi-sœur Louise de Savoie. Il meurt à la suite de la défaite subie par l'armée française à Pavie, lors de la sixième guerre d'Italie.

René, fils naturel de Philippe II, duc de Savoie (1438-1497) et de Libera Portoneri, semble être né durant l'année 1473.

Le généalogiste Samuel Guichenon considérait que sa mère était la seconde maîtresse du duc, Bonne de Romagne. Cette hypothèse a été reprise par d'autres auteurs à sa suite, comme le mémorialiste Louis de Rouvroy de Saint-Simon ou plus récemment l'historien Michel Germain.

Philippe II le légitime dans son testament en 1496. René de Savoie devient le cinquième prétendant au trône de Savoie après ses demi-frères Philibert, Charles, Louis et Philippe.

Sa légitimité est confirmée par Philibert, devenu duc de Savoie, en 1497, et de nouveau en 1499, par l'empereur Maximilien.

Premières fonctions dans le duché de Savoie et mariage

À l'occasion de sa légitimation, il reçoit en apanage la Bresse.

En 1500, il reçoit la lieutenance général de Savoie, ainsi que le gouvernorat de Nice.

Le 28 janvier 1501, il épouse à Tende Anne Lascaris, héritière du comté de Tende.

Le comte de Tende cède à sa fille la plus grande partie de ses biens. Le contrat de mariage précise que René de Savoie doit prendre le nom et les armes des comtes de Tende.

La position de René à la cour de Savoie n'est pas très ferme. Le Genevois François Bonivard (1493-1570), dans ses Chroniques de Genève, relate un échange entre son père, Louis Bonivard, et le duc Philibert II, à propos des pouvoirs dont dispose René :

« - Le duc : "Que te semble de Montjouvent [un seigneur de la cour] ? Va-t-il pas étriller faveau[pas clair] comme les autres ? »

« - Bonivard : " Monseigneur, nul n'en est cause sinon vous. Vous laissez toute l'autorité, crédit et maniement qui vous appartient, à votre frère. Vous merveilly-vous [vous étonnez-vous] si on le suit plutôt que vous ? Où est le miel, là tirent les mouches. »

« - Le duc : Ne te soucie, non durabit [cela ne durera pas] ! »

De fait, les choses changent après que Philibert s'est remarié en décembre 1501 avec Marguerite d'Autriche, fille de l'empereur Maximilien. Marguerite déteste René de Savoie et, en 1502, fait casser par son père la légitimation de René de Savoie. Marguerite d'Autriche, qui a une influence grandissante sur son mari, fait un procès à René de Savoie et obtient en 1503 de son mari de supprimer l'acte de légitimation qu'il avait accordé[pas clair].

René se réfugie alors en France auprès de sa demi-sœur, Louise de Savoie, par mariage comtesse d'Angoulême, mère du futur roi de France François Ier (1494-1547).

En Savoie, un procès est engagé contre lui au terme duquel l'ensemble de ses fiefs situés dans les États de Savoie sont confisqués. Le comté de Villars passe dans le douaire de Marguerite d'Autriche. Il ne lui reste plus que le comté de Tende, qui vient de la famille de son épouse.

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