René Vallée, né le 8 août 1750 à Saint-Aubin-des-Hayes et mort le 12 mai 1794 à Évreux, est un prêtre catholique français. Membre du clergé réfractaire pendant la Révolution française, il est guillotiné. L'Église catholique le considère comme martyr et le vénère comme bienheureux[réf. nécessaire].
Curé de Pithienville, il est élu maire de Pithienville.
Durant la Révolution française
Ayant refusé de prêter serment à la Constitution civile du clergé, René Vallée est alors déclaré prêtre réfractaire et remplacé dans ses charges de Pithienville.
Il reste toutefois dans cette paroisse, partageant l'église avec le prêtre jureur Hardouin qui lui succède jusqu'en août 1792, et ce malgré les risques de déportation. Pour éviter l'exil, il prend un passeport pour l'Angleterre, mais se réfugie, en cachette, dans sa famille à Saint-Aubin-des-Hayes avant de partir à l'aventure et errer dans la campagne. Après plusieurs mois d’errance, désespéré, il se livre, le 20 floréal an II (9 mai 1794), à la municipalité de Ferrières-Haut-Clocher qui le fait immédiatement transférer à Évreux.
Interrogé le lendemain durant une heure par l'accusateur public, le tribunal, rendant immédiatement son jugement, le condamne à la peine de mort ; il est guillotiné le 23 floréal an II (12 mai 1794).
(Chanoine) Romain-Stanislas Langlois, Une Victime de la Révolution : René Vallée, Evreux, Guillemard, 1906, 104 p. (présentation en ligne)
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