Ce Jour-là

René Frégni

Écrivain français

Anúncio

René Frégni, né le 8 juillet 1947 à Marseille, est un écrivain français.

Il grandit dans le quartier populaire de Château-Gombert à Marseille. Son père est peintre en bâtiment. Il abandonne l'école dès la classe de troisième et travaille avec son père sur les chantiers pendant deux à trois ans. Le métier ne lui plaît guère. À 19 ans, il part en auto-stop jusqu'à Istanbul, où il enchaîne les petits boulots dans la restauration.

L'heure du service militaire sonne. Il rentre en France, mais se présente à la caserne avec deux mois de retard. Considéré comme déserteur, il est condamné à six mois de prison militaire par le tribunal militaire de Metz. Il est incarcéré dans une forteresse à Verdun. Il s'évade et reprend la route, muni de faux papiers. Il vivra dès lors pendant cinq ans à l'étranger sous une fausse identité.

De retour en France, il travaille durant sept ans comme infirmier dans un hôpital psychiatrique.

Par la suite, il travaille durant dix ans en tant qu'aide-soignant, puis infirmier dans un hôpital psychiatrique de Marseille. Passionné d'écriture, il rédige chaque jour le journal de bord de l’hôpital. C'est en rédigeant cette chronique des jours à l'asile qu'il décide de tenter d'écrire un premier roman. Il quitte l'hôpital, se réfugie dans un petit cabanon à Manosque, où pendant trois ans il se consacre à l'écriture de son premier roman, Les chemins noirs, qui paraît en 1988 et obtient le prix du roman populiste l'année suivante.

Il vit aujourd'hui à Manosque. Sa ville d'adoption est au centre de tous les polars qu'il écrit.

Rapport avec la justice et la prison

La prison militaire est un lieu d’inspiration pour lui : il passe ses journées d'incarcération à lire et à écrire. Il se rend compte que lire est un voyage et écrit ses premiers poèmes et quelques nouvelles.

Le détenu de la cellule voisine est professeur de philosophie, et grâce à lui Frégni prend goût à la lecture. Le professeur lui propose quelques grands livres dont L'Étranger d'Albert Camus et Colline de Jean Giono. Ces œuvres, dévorées dans la pénombre d'une cellule, signent le début d'une passion littéraire pour Frégni.

En 1990, sur demande du ministère de la Culture, René Frégni entame une série de visites auprès de détenus afin de leur faire découvrir l'écriture. Ces rendez-vous hebdomadaires vont durer vingt ans. Lors de ces ateliers, il fait écrire les détenus sur des sujets aussi variés que le voyage, le suspense, la poésie ou la correspondance amoureuse. Grâce à l'écriture, René Frégni tente de rendre la prison un peu plus humaine avec des mots, pour faire entrer dans les cellules les bruits du monde, l'odeur des forêts, la lumière de la mer et la beauté des femmes.

Le 17 février 2004, la réalité rattrape la fiction, quand René Frégni est placé en garde à vue pendant trois jours pour une supposée affaire de blanchiment d'argent dans un restaurant qu'il cogère avec un ancien « voyou ». Il raconte le harcèlement judiciaire dont il fait l'objet dans Tu tomberas avec la nuit. Il explique : « Les voyous ont des calibres, moi j’ai pris mon stylo et j’ai criblé le juge de mots. » Il est complètement blanchi de cette affaire en 2014 par le tribunal correctionnel de Digne-les-Bains.

1988 - Les chemins noirs : L'évasion et l'errance d'un jeune homme à travers l'Europe., (prix du roman populiste 1989), Folio Gallimard

1992 - Les nuits d'Alice, Folio Gallimard

1994 - Le voleur d'innocence, Folio Gallimard

1996 - Où se perdent les hommes ?, Folio Gallimard

1998 - Elle danse dans le noir, Folio Gallimard

2000 - On ne s'endort jamais seul, Prix Antigone (2001)- Folio Gallimard

2004 - Lettre à mes tueurs, Folio policier Gallimard

Anúncio

Bientôt sur l'application World in Stories

Audio, téléchargement hors ligne, sans publicité et plus.

Découvrir Premium