Ce Jour-là

Reinaldo Arenas

Écrivain cubain du XXe siècle

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Reinaldo Arenas, né le 16 juillet 1943 à Holguín et mort le 7 décembre 1990 à New York, est un écrivain, romancier, nouvelliste et poète cubain.

Persécuté par le régime castriste pour son homosexualité, il s'exile aux États-Unis en 1980 et raconte son histoire dans Avant la nuit (Antes que anochezca), récit autobiographique paru en 1990 et adapté au cinéma en 2000 par le réalisateur Julian Schnabel sous le titre Avant la nuit (Before Night Falls), avec Javier Bardem dans le rôle de l'écrivain.

Abandonné par son père, Reinaldo Arenas est né à Holguín le 16 juillet 1943. Le petit Reinaldo grandit ainsi dans une famille paysanne pauvre, sa mère s'étant réfugiée chez ses parents : « Mon enfance a été d'une splendeur unique parce qu'elle s'est déroulée dans la misère absolue, mais aussi la liberté absolue ».

À 13 ans, le jeune Reinaldo montre déjà des talents d'écrivain et de poète. Il s'engage alors auprès des révolutionnaires castristes pour les aider à triompher du dictateur Fulgencio Batista.

La révolution cubaine achevée, Arenas étudie à l'université de La Havane et travaille pour la Bibliothèque nationale José Martí. Arenas doit alors tout au régime castriste, qui offre l'éducation et un travail, et rêve d'embrasser une carrière d'écrivain. Le jeune homme paraît sur la bonne voie. Son premier roman, Celestino antes de alba (Célestin avant l'aube, qui deviendra Le Puits), se distingue au concours national d'écriture. Il se satisfait d'autant mieux du régime qu'il peut profiter pleinement d'une grande liberté sexuelle et vivre librement son homosexualité.

Les persécutions du régime castriste : un tournant

Le pouvoir veut bientôt reprendre le Cuba en main. et la révolution culturelle se durcit. Les écrivains doivent censurer leurs écrits, et les homosexuels sont considérés comme déviants : « Mais quel avenir a un écrivain dans un pays où chaque mot qu'il écrit est contrôlé une fois, deux fois par un fonctionnaire du système qui considère la littérature comme un moyen d'augmenter la production ou de chanter les louanges du Parti ?. / Vous voyez que (bien malgré moi) je suis devenu un écrivain politique. Dans le cas contraire, dites-vous bien, mes amis, que j'aurais tout simplement dû renoncer à être écrivain : il m'aurait fallu me trahir et cesser d'être moi-même ».

Arenas commence à subir les persécutions des autorités souvent à la suite des dénonciations des comités de quartier, qui organisent la délation dans la population cubaine, mais il continue d'écrire et de vivre sa sexualité comme il l'entend afin de pouvoir demeurer libre. Il ne peut plus faire paraître ses œuvres sur l'île mais parvient à les envoyer illégalement à l'étranger. Le peintre cubain Jorge Camacho, exilé en France, l'aide à faire paraître ses livres dans le reste du monde.

Ses critiques contre le pouvoir et son homosexualité lui valent de connaître la prison et les camps de réhabilitation par le travail avec les Unités militaires d'aide à la production. Il est aussi emprisonné au sein de la Villa Marista, où ses tortionnaires menacent de le supprimer . Cela ne l'empêche jamais d'écrire. Tous les moyens sont bons pour transmettre ses écrits. En prison, il fait par exemple appel aux rectums de visiteurs. Il quitte l'île en 1980, au cours de l'exode de Mariel, en compagnie de milliers de dits rebuts de la société expulsés par le régime cubain.

Il reçoit une bourse Guggenheim en 1981.

En 1983, il témoigne dans le film documentaire Mauvaise Conduite à propos de la réalité des unités militaires d'aide à la production mises en place par le régime castriste pour enfermer les Cubains qualifiés d'asociaux.

En 1987, Arenas apprend qu'il est atteint du sida. En 1990, après avoir lutté contre la maladie, il met fin à ses jours en absorbant un mélange d'alcool et de médicaments. Il laisse une lettre, destinée à être publiée :

« En raison de mon état de santé et de la terrible dépression qu'elle me cause du fait de mon incapacité à continuer à écrire et lutter pour la liberté de Cuba, je mets fin à ma vie [...] je veux encourager le peuple Cubain dans l'île comme à l'extérieur, à continuer le combat pour la liberté. [...] Cuba sera libérée. Je le suis déjà. »

Celestino antes del alba (1967), nouvelle version en parue en 1982 sous le titre Cantando en el pozo

El palacio de las blanquisimas mofetas (1980)

Arturo, la estrella más brillante (1984)

Viaje a La Habana (1990) (ISBN 0897295447) (illustration couverture Moises Finalé)

Adiós a Mamá (1996) (ISBN 0897297911)

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