Le terme « républicains espagnols » désigne les membres du « camp républicain » (bando republicano en espagnol), nom que se donnaient eux-mêmes les partisans et défenseurs de la République, qui lui sont restés fidèles à la suite du soulèvement du 18 juillet 1936, durant la guerre civile espagnole de 1936 à 1939. Cette dénomination s'opposait à celle de « camp nationaliste » qui désigne les forces rebelles au gouvernement de la république.
Les républicains furent également désignés d'autres noms, en particulier par leurs adversaires. Ceux-ci usèrent des termes de « rouges », « communistes », « anarchistes ».
Les républicains soutenaient la Seconde République espagnole ; ils s'opposaient donc aux rebelles. Les rebelles souhaitaient un nouveau régime à caractère nationaliste totalitaire qui postérieurement s'est transformé en franquisme, alors que les républicains poursuivaient des buts différents selon leur faction, depuis le maintien de la démocratie parlementaire multipartiste pour les modérés (comme les socialistes), l'établissement d'un État socialiste sur le modèle de l'URSS pour les communistes — divisés en diverses tendances, y compris des groupes trotskistes et staliniens — ou une révolution sociale libertaire pour les anarchistes.
Composition du camp républicain
Les appuis des républicains, dans la société espagnole étaient divisés entre les démocrates constitutionnels (y compris les fonctionnaires loyaux à la République), les progressistes, les nationalistes périphériques, socialistes, communistes et les révolutionnaires anarchistes. Il s'agissait d'un appui fondamentalement urbain et séculier, mais aussi rural dans des régions comme la Catalogne, le Pays valencien, le Pays basque, les Asturies et l'Andalousie ; au point qu'au Pays basque et en Navarre des membres du clergé, nationalistes dans d'autres régions, sont restés fidèles à la République, pour l'autonomie qu'elle avait accordée à ces zones.
Groupes politiques et syndicats
Socialistes, républicains modérés et nationalistes
Euzko Gudarostea, qui signifie « armée basque » en euskara, fut la dénomination utilisée par l'armée du gouvernement basque. L'armée était dirigée par le gouvernement de la Communauté autonome basque (dirigé par le lehendakari Aguirre) et donc sous l'autorité politique des députés du Parti nationaliste basque (PNV).
Ses membres étaient appelés les gudaris. C'est dans la caserne de Bidart, dirigée par l'écrivain Esteban Urkiaga, surnommé Lauaxeta, que furent formés des milliers de gudaris. Les troupes étaient formées d'hommes aux sensibilités différentes : nationalistes basques, communistes, socialistes et républicains. L'Euzko Gudarostea fut officiellement constitué le 25 septembre, sous le commandement de Ramón Azkue, en coordination avec l'armée de la République.
L'Eusko Gudarostea était composé de 79 bataillons. L'armée comptait également une force navale, la Marine de guerre auxiliaire d'Euzkadi (Marina de Guerra Auxiliar de Euzkadi en espagnol, ou Euzko itsas Gudarostea en euskera), qui regroupait principalement des petits bateaux et des barques de pêche armés, souvent désignés sous le nom de bous, ou transformés en dragueurs de mines. La flotte fut engagée dans plusieurs combats, en particulier la bataille du cap Machichaco. La force aérienne était particulièrement réduite.
L'armée basque avait pour objectif de maintenir l'ordre public. Elle prit également part aux combats contre les troupes de Franco sur le front du Nord. En 1937, à la suite de la conquête de la Biscaye, les troupes basques du PNV et de l'ELA se rendirent au corps expéditionnaire italien à Santoña en Cantabrie, sans l'autorisation du gouvernement de la République. La reddition de Santoña fut donc ressentie par leurs anciens alliés comme une véritable traitrise qu'ils désignèrent sous le nom de « trahison de Santoña ».
Les milices confédérales regroupaient les milices anarchistes de la CNT et de la FAI.
Elles jouèrent un grand rôle dans la défense de la république durant les premiers mois de la guerre civile, à la suite du coup d'État militaire des 17 et 18 juillet 1936 contre le gouvernement républicain. Elles prirent également part à la Révolution sociale espagnole de 1936.
Elles furent progressivement intégrées, à partir d'octobre 1936, dans la nouvelle Armée populaire de la République espagnole, à l'intérieur des brigades mixtes.
Armée populaire de la République espagnole
L’Armée Populaire de la République (Ejército Popular de la República en espagnol, ou EPR) est le nom qui fut adopté pour désigner les forces terrestres de la République, après la réorganisation des forces armées républicaines en octobre 1936. Celle-ci avait été rendue nécessaire par la rébellion d'une grande partie de l'armée de la république et de ses cadres lors du coup d'État des 17 et 18 juillet 1936, qui formaient le camp « nationaliste ».
Les autorités de la république s'appuyèrent sur les cadres subsistants de l'ancienne armée, auxquels ils adjoignirent les hommes des milices apparues dans les premiers mois de la guerre d'Espagne.
Les aides étrangères à la République espagnole furent assez variées dans leur nature, dans leur constance et de leur efficacité. Elles furent la plupart du temps symboliques, comme le Mexique, qui fournit « aux républicains vingt mille fusils Mauser, vingt millions de cartouches et de la nourriture ».