L'ordonnance royale du 23 octobre 1820, réorganise les corps de l'Armée française en transformant les légions départementales en 60 régiments d'infanterie de ligne et 20 régiment d'infanterie légère. Il est signé de Louis XVIII Roi de France.
La Gendarmerie est réorganisée par l'ordonnance du 29 octobre 1820.
Cette page comporte également les régiments d'infanterie créés par
l'ordonnance du 2 février 1823 (du 61e au 64e régiment de ligne)
l'ordonnance du 17 août 1830 (du 65e et 66e régiment de ligne)
l'ordonnance du 5 janvier 1831 (le 21e régiment léger)
l'ordonnance du 4 mai 1831 (le 67e régiment de ligne)
l'ordonnance du 29 septembre 1840 (du 68e et 75e régiment de ligne et du 22e au 25e régiment léger)
En 1820, l'armée française étaient composée de 94 légions départementales formées à 4, 3, 2 voire 1 seul bataillon.
Dans un rapport au roi, le ministre exposait que l'organisation légionnaire avait rempli son but en facilitant la réorganisation de l'armée, mais que son maintien présentait de nombreux inconvénients. Le recrutement régional nuisait à la bonne constitution uniforme des corps d'infanterie, parce que les contingents des départements étaient inégaux en taille et force physique des jeunes soldats; que certaines légions manquaient totalement de sujets capables de recruter les cadres, tandis que d'autres en avaient en trop grand nombre; enfin, que la différence du langage et celle des habitudes physiques et morales de certains départements établissaient de grandes différences entre les corps. Il faut remarquer qu'à cette époque, le plus grand nombre des conscrits ne parlaient pas le français, mais seulement la langue en usage dans leur département : breton, basque, flamand, picard, patois allemand, patois alsacien, limousin et les divers patois du midi, provençal, normand.
Ces causes tendaient à créer des corps provinciaux et non pas une infanterie homogène et nationale. En cas de guerre ou dans le cas d'une expédition lointaine, un événement malheureux pouvait peser plus particulièrement sur la population militaire que quelques départements. Dans ces circonstances, la réorganisation de corps d'infanterie dans ces départements deviendrait plus difficile.
L'organisation en légions départementales obligeait également à entretenir un très grand nombre d'états-majors de légion dont certains ne se composaient que d'un seul bataillon. Ainsi les 94 légions départementales exigeaient plus de 7 000 officiers.
Le rapport indiquait clairement que l'institution des légions départementales ne présentant pas les avantages d'une infanterie homogène, il fallait revenir au système régimentaire. Il proposait que l'infanterie soit composée de 80 régiments dont 60 de ligne et 20 d'infanterie légère tous formés à 3 bataillons.
Le 23 octobre 1820 parut l'ordonnance qui transformait les légions départementales en régiments.
De nouveaux régiments furent créés par ordonnances des
2 février 1823 (61e, 62e, 63e et 64e de ligne)
17 août 1830 (65e et 66e de ligne)
29 septembre 1840 (68e, 69e, 70e, 71e, 72e, 73e, 74e et 75e de ligne, 22e, 23e, 24e et 25e léger) )